jeudi 25 décembre 2008

De la faillite du secteur financier


Ce à quoi nous assistons héberlués depuis plusieurs mois, la faillite du secteur financier mondial, est très certainement l'incarnation de la faillite de ses élites.

Car on semble l'oublier, derrière le système, ce sont les hommes qui ont dans leur globalité menés le monde à une petite apocalypse.

Je crois très sincèrement que celà tent à prouver l'échec des filières de sélection et d'éducation des cadres de ce secteur. Et l'echec des corporations qui tiennent le secteur dont les élites sont les produits les plus aboutis (et aussi les plus incompétents !) des sélections sus-nommées.

Je travaille dans l'indutrie des Télécoms. Aucune catastrophe semblable n'a touchée mon secteur. On ne peut pas en dire autant du secteur financier : 29, 87, explosion de la bulle internet ... (il s'agit bien là d'une crise à mettre au crédit -débit- des financiers, car d'un point de vue technique, tout a fonctionné parfaitement).

Et pourtant, l'industrie telecom est extraordinairement complexe. Ds technologies en constantes évolutions, radio, fixe, des protocoles qui communiquent les uns avec les autres à travers des réseaux multinationaux construits par des acteurs hétérogènes : des opérateurs, des équipementiers, des onctructeurs informatiques, des sociétés de conseil ... Et ça marche ! Pourquoi ? parce que les réseaux et les services sont conçus, déployés, administrés par des professionnels parfaitement sélectionnés et formés. Parce qu'ils ont bâtis une profession surveillée par des agences nationales et internationales qui régulent et organisent la profession. Parce que ces ingénieurs sont des supers pros. Et oui.

Un exemple. Avant de connecter un nouveau service telecom (genre TV sur iPhone), on pense son architecture, on le développe et on le teste. On vérifie que ça fonctionne et que son introdaction sur les réseaux du monde entier ne va pas mettre la panique. Cher lecteur, c'est la base.
Et bien nos financiers, eux, de toute évidence ne se posent pas ce genre de question lorsqu'il s'agit de lancer des dérivés de subprime ... Quant à leurs instances de régulation et de surveillance ? Nulles.
No comment. Ces types sont mauvais, et ont mis en place un système qui fonctionne suivant des règles établies en dépit du bon sens. Et je pense très sincèrement que cela met en lumière des carences béantes sur des étblissements comme la LBS, HEC, Harvard et autres institutions de l'enseignement qui a conduit à nous formé des élites bêtes à manger du foin (et je vous passe mon avis sur les MBA ...)

lundi 22 décembre 2008

De la passion des montres

C'est l'amour irraisonné des belles mécaniques suisses qui semble étayer les accusations de malversations financières qu'on prête à Julien Dray depuis quelqes jours.
Dray, possesseur d'une Patek à grande complication en platine, ça le fait ...
Messieurs les journaleux, et autres pères la morale, Isaac soutient pleinenement ce bon Julien. Il m'était déjà sympathique, mais là, franchement, de quoi parle-t-on dans cette affaire ?
D'artisanat traditionnel de la vallée de Joux ? De garde-temps d'exception ? Du rapport au temps si cher à François Mitterrand ?
Celà vaut bien quelques commissions qui de toutes façons auraient été dans d'autres poches et auraient financé quoi ? De puissantes et pollantes voitures ? des femmes de petites vertues ? de la drogue ? Des armes ? ....

Julien, je suis avec toi !

dimanche 14 décembre 2008

De la dernière exposition de Julien Beneyton


Adresse : Galerie Olivier Robert, 19 rue Mazarine dans le 6eme à Paris

jusqu'au 10 janvier.


Le communiqué de presse qui présente la dernière exposition de ce jeune artiste parisien évoquait un parallèle entre son travail et Van Eyck (que j'adore). En le lisant, pour tout vous avouer, j'étais assez réservé. J'attendais donc avec impatience de me rendre à la galerie Olivier Robert pour juger "en vrai" des nouvelles créations de cet artiste dont j'avais beaucoup aimé le travail lors du salon du dessin contemporain. Et dont j'adorais les toiles mais que je n'avais vu qu'en reproduction (livre, web).

Il faut y aller. C'est vraiment exceptionnel. Magnifique. Et en étant sur place, j'ai compris la comparaison Van Eyck et les primitifs flamand. Et j'y souscris totalement.

Mais cher lecteur (au singulier au regard de ma faible fréquentation), ne retiens qu'une chose de cette note : j'adore vraiment le travail de cet artiste, et je te recommande vraiment d'y aller.

En revanche, impossible d'acheter une toile, elles ont déjà toutes été vendues : il reste néanmoins quelques dessins dont l'ambition est certes plus modeste mais qui valent le détour.

vendredi 12 décembre 2008

hallelujah, de la soirée au théatre des champs ...


Mardi 08 décembre, 20h00.

Date notée en gras dans mon agenda : pour le dernier concert de l'année du festival de musique sacrée de Paris, un concert en feu d'artifice ; Le Messie de Haendel par la formation The English Concert.

Un soirée exceptionnelle. Tout était au rendez-vous ; l'avenue montaigne ornementée de ses décorations de Noel, Edith Cresson que j'ai croisée au momentde prendre ma place, l'espace du théatre des champs, et bien entendu, la musique.

Je suis un fan de l'oeuvre, ça je le savais déjà, mais l'interprétation de la formation anglaise m'a laissée sans voix. EXCEPTIONNEL.

Un conseil, courrez au prochain concert donné à Paris par cet ensemble spécialiste de musique baroque.

J'ai même eu la chance d'avoir après l'entracte une voisine d'un immense charme, ambiance parisienne très chic, très mondaine, très élégante ... Bref, ambiance pub pour le parfum Allure ... Ah Paris, la ville lumière. Chère voisine, si tu lis ce blog, je portais un costume bleu marine, chemise blanche à col boutonnée (ringard si c'est mal porté, très cool sinon), contacte moi ...

dimanche 7 décembre 2008

De la réforme de l'audiovisuel public


ça me dépasse totalement. Pas vous ?

Personne ou presque ne soutient cette réforme. Et le gouvernement s'entête avec une constance qui ne s'explique que par son désir de ne montrer aucune manifestation de faiblesse.

Pourquoi je ne soutient pas la réforme ?

Argument n°1 : ce n'est pas le moment.
Nous vivons l'une des crises financières les plus graves de l'histoire, alors franchement n'était-il pas raisonnable (et décent) de décaler ces discussions qui occupent une assemblée que nous préférerions tous voir plancher le plan de relance et les mesures à prendre dès maintenant.

Argument n°2 : pour le processus de nomination du patron de France Télévision.
Suite à la réforme, il sera nommé en conseil des ministres, autant dire par le président qui sera donc son patron direct. Welcome back to the ORTF. Invraisemblable.
Alors, bien sur, on nous dit au gouvernement que, et bien, cela met fin à une hypocrisie, que cela rend plus claire une situation qui ne l'était pas totalement, que déjà aujourd'hui, le patron de France Télévision est indirectement subordonné au président car nommé par le CSA, qui dépend du gouvernement indirectement. Donc, comprenez-vous bonnes gens, on simplifie. Plus d'hypocrisie on vous dit ....
Hey, les mecs, on se réveille. Plutôt que de mettre fin à l'hypocrosie d'une situation plus ou moins claire en la rendant totalement limpide mais aussi inacceptable dans une démocratie mature, faites votre job et rendez indépendante la télévision publique ; certes soumise au contrôle d'un haute autorité type CSA, certes cliente des cahiers des charges co-discutés avec le ministère de la culture mais certainement pas hiérarchiquement dépendante de l'exécutif.

Argument n°3 : je réfute la suppression de la publicité.
Ok, on attend de la télévision publique qu'elle remplisse une fonction particulière. Alors, établissons un cahier des charges contractuels discuté non seulement par le gouvernement mais aussi par d'autres acteurs de la vis sociale française qui dictera clairement les prérogatives du service public. Très clairement.
Ensuite, que les annonceurs se positionnent. S'il souhaitent faire de la publicité qu'ils le fassent. S'ils trouvent au contraire que les programmes sont trop élitistes, ont une audience trop faible ou que sais-je encore, qu'ils s'abstiennent. Mais pourquoi se priver de plusieurs centaines de millions d'Euros ? Pourquoi ?
Je ne le comprends pas, d'autant moins ces jours-ci.

lundi 1 décembre 2008

Born again in Italy


Où un dimanche après-midi au coeur de la renaissance italienne.

Isaac a donc testé pour vous l'exposition Mantegna au Louvre qui se termine début Janvier.

Et je ne peux que vous recommander de vous y précipiter, d'abord pour découvrir la peinture (et les magnifiques gravures) d'Andrea Mantegna mais aussi pour plonger au coeur de la renaissance italienne de la seconde moitié du 15eme siècle.

Une fois de plus, la preuve est faite que l'art doit autant à l'élan crétif et didactique des curateurs que des artistes eux-mêmes. REUSSI. Et le dialogue entre les deux beaux-frères Bellini et Mantegna
est parfaitement illustré (même un béotien comme votre serviteur s'y est retrouvé).


L'art de Mantegna mérite vraiment qu'on s'y attarde, avec une mention toute spéciale à son Saint Sébastien de Aigueperse et à sa sainte famille (oeuvre très tardive mais absoluement bouleversante).

Seule remarque, au dimanche, très (trop) fréquenté et donc assez inconfortable, je vous recommande les nocturnes en semaine.


samedi 29 novembre 2008

Programme pour l'Avent



Les quatre semaines incluant les quatre dimanche précédant la veille de Noël correspondent à l'Avent. Avent, du latin adventus qui signifie venue, arrivée. Pour les chrétiens, ce terme classique fut employé pour désigner la venue du Christ parmi les hommes.Depuis le pape Grégoire I, nommé aussi Grégoire le Grand, l'Avent représente la période de la préparation de la venue du Christ.
Elle commence avec le 4e dimanche avant Noël et marque le début de l'année ecclésiastique.

L'avent commence donc dès demain.

Isaac, dans son enfance paienne, vivait l'avent avec allégresse, car chaque matin, il ouvrait une petite porte d'un calendrier en carton. Un calendrier que sa maman accrochait sur la porte de son armoire, dans sa chambre. Et derrière chacune des portes se cachait un petit chocolat.


Ces souvenirs comptent sans doutent parmi les plus heureux de l'enfance. Chaque matin, le petit cérémonial comblant de joie le petit Isaac et marquant un jour de plus qui le rapprochait de Noël et faisait s'intensifier le sentiment de fête entourant cette période.



Mais quand on grandit, que nous reste-t-il pour l'avent ?
Isaac vous propose donc (idée certes empruntée) l'écoute de l'Oratorio de Noël de notre ami JS Bach. Une écoute chaque jour d'un mouvement nouveau, tout en feuilletant un ouvrage de reproductions de Bellini, Savoldo, Fra Angelico ou encore Piero della Francesca

mardi 25 novembre 2008

Compte-rendu de concert : La Madeleine, un 22 novembre à Paris


Au programme, donc et dans l'ordre d'apparition :

Camille Saint-Saens, Romance en Do MAjeur

Vivaldi, Credo

Mozart, Requiem


La vrai découverte fut celle de Saint-Saens et de l'étonnante interprète au violon solo, Anastasia KHITRUK. Viruose, généreuse, électrique, et très séduisante : elle m'a absolument électrisé, dans un moment de bravoure exceptionnelle. Et je regrette que le public n'est pas été davantage réceptif à sa prestation, car je pense vraiment qu'un bon concert repose sur un échange entre l'orchestre et les solistes, et le public. Peut-être le froid, peut-être le lieu (assomant) ou tout simplement le public n'était-il pas à la hauteur. Toujours est-il que sa prestation était à couper le souffle.

Au sujet du credo, pas grand chose à dire.

Quant au requiem, et bien, ce fut grandiose, servi par un chef inspiré, Hugues Reiner, et par un ensemble orchestral, un choeur et 4 solistes très à leur aise dans une pièce archi-connu (donc finalement assez casse gueule tant chacun a son propre requiem à son oreille).

Avec un mention spéciale au Basse, Joachim Bresson et à la soprano, Perrine Madoeuf.

lundi 24 novembre 2008

Tamaryokucha Premium


Pourquoi la vie vaut-elle d'être vécue, s'interroge Isaac,, allongé sur son divan dans une scène magnifique de Manhattan.

Parmi ces choses, pour le héraut de Woody Allen, figurent Groucho Marx, Pelé, le second mouvement de la symphonie Jupiter ...
Et pour Isaac, le mien, on citera ce soir le Tamaryokucha Premium.
;)

dimanche 23 novembre 2008

Demarchelier au Petit Palais

Demarchelier est un monstre de photographe de mode ; archi-renommé, archi-demandé ;
Est-il pour autant un artiste ? Son travail a-t-il sa place dans le maelstrom de l'art contemporain ?
C'est à cette question que tente de répondre l'exposition qui met en oeuvre ses photographies au petit palais. Et quelle gageure ...
Pour être direct, et comme dirait ma grand-mère, ça ne casse pas trois pattes à un canard. En résumé, Demarchelier, est comme on pouvait s'y attendre un super pro. Son travail tient tout à fait la distance sur une exposition rétrospective, aidé en celà par des sujet dont c'est le métier (ou presque) d'être photographié. Il s'agit ici à 99% de portrait de top-model ou de stars de cinémas ; alors évidemment, le résultat est magnifique. De l'art ? Rien n'est moins sur.
Pour faire bonne figure les curateurs de l'exposition ont tenté d'être créatifs dans la scénographie de la présentation : des nues de Demarchelier en échos des collections permanentes du petit palais présentant aussi des peintures de nues ou des sculptures de nues ... Rien de très créatif, ne soyons pas dupes. Néanmoins ce type d'expositions renforcent encore, si toutefois c'était nécessaire, la montée en puissance des curateurs dans le paysage culturel : le pouvoir appratient eujourd'hui aux metteurs en scène de l'art davantage qu'aux artistes eux-mêmes (confère par exemple Koons à Versailles).

Bref, pas un mauvais moment ; S'il fallait retenir une chose, ce serait sans doute l'opportunité de pouvoir toucher du doigt (ou presque) les clichés du Pirelli 2005 : seuls manifstations humaines ou presques ayant pu redonner le sourire à Isaac depuis un mois.
Et le plaisir de (re)découvrir le petit palais. Et notamment 2 oeuvres qui ont laissé votre serviteur très ému. Le sommeil de Courbet d'abord, un chef d'oeauvre de sensualité absolue :

Et une découverte totale et inédite : Aimé-Nicolas Morot, et son bon samaritain. Une peinture magnifique, d'une densité absolue, et incroyablement contemporaine. Une oeuvre qu'on pourrait retrouver chez Templon, d'une incroyable modernité.

vendredi 21 novembre 2008

La bague liens de Chaumet en question ?


Le modèle phare de la très prestigieuse maison Chaumet porterait-elle préjudice à ceux et celles qui la porteraient ?

Cette passionnante question est décidemment d'une chaude actualité en ce gris automne 2008 et il semble que la rédaction du Figaro ait décidé de s'en emparer.

En effet, à la faveur de la publication d'une photo de Rachida Dati en Une du 19 Novembre, le figaro a gommé la magnifique bague lien pavée en diamant que la garde des sceaux portait.

Il s'agissait de ne pas attirer l'attention sur la pièce de joaillerie mais bien sur le fond des dossiers qui opposent aujourd'hui les magistrats au ministère de la justice.


Quoiqu'il en soit, Isaac recommande à Rachida Dati de se séparer au plus vite de cet anneau qui risque de lui attirer les foudres du destin à l'instar de Golum portant la bague lien de la maison Frodon ou d'Isaac ... (je m'égare).



mardi 18 novembre 2008

Agnus Dei


Rendez-vous pour la suite du festival de musique sacrée d'automne à Paris, avec une représentation du Requiem de W.A. Mozart et du Credo de Vivaldi donné en l'église de la Madeleine, Samedi 22 Novembre à 20H30.

Bien entendu, un compte-rendu de ce concert vous sera fait par votre serviteur.

samedi 15 novembre 2008

Cum sancto spiritu


Une brêve note pour rendre grace à Ton Koopman pour l'excellente soirée passée en sa compagnie hier à Pleyel.

A la tête du Amsterdam Baroque Orchestra, Ton koopman a donné une très généreuse Messe en si mineur de Bach.

Un moment de grace, d'une solennité toute en sourire. Le chemin vers la foi (en Bach en tout cas.).

lundi 10 novembre 2008

Le Nouveau Delerm ?


quinze chansons.

C'est le titre de son nouvel album. 15 chansons. Du Delerm, incontestablement.

Au contraire de Bénabar, qui sur son dernier opus, semble avoir perdu de son acuité narrative, Delerm, au contraire semble progresser à chaque livraison.

Textes ciselés, drôles, intelligents, qui savent tirer de l'auditeur un sourire qui fait se sentir bien. A l'écoute de ce disque, ce qui se dégage, c'est un sentiment d'équilibre aérien, fin et subtil.
"L'art de l'art, c'est quand je me sens un peu moins bête"

Quant à la production, elle est juste magnifique, totalement en phase avec le sens de chacune des chansons.

Pour les allergiques à Delerm, sa voix n'a pas changé, inutile donc d'essayer de vous y remettre. Pour les autres, il faut courir écouter en boucle ce disque, qui se déguste comme un recueil de nouvelles de la NRF.

samedi 7 juin 2008

Hausse du baril : N'est-il pas temps de réagir ?


S'ouvre ici une série de réflexion sur la place de l'état dans l'existence des citoyens. Le propos en est simple. L'état est au service de ses administrés. Il n'est pas là pour les punir, les taxer, les contrarier au nom de quelques idéologies que ce soit (ultra rigueur budgétaire, socialisme excessif, ...)


Entamons donc cette série avec la question du cours du baril de brut. Hier à New York, en accusant une hausse de près de 11 $ en une seule séance, tous les records ont été battus. Quant à la banque Morgan Stanley, elle prévoit un cours à plus de 150 $ avant mi juillet.

L'année dernière, notre minstre de l'économie invitait les francçais à prendre leur bicyclette pour ne pas trop subir l'augmentation de l'essence. Je pense qu'il va lui falloir être très inventive pour nous proposer une nouvelle alternative avec un baril à 150 $.
Il est donc urgent que l'état abaisse le niveau de la TIPP qui pèse sur le litre d'essence à hauteur de 60 % environ.
L'idée étant non pas de baisser le revenu global de la TIPP mais de maintenir le revenu global issu de cette taxe en baissant sa part sur le litre d'essence ou de fioul.

vendredi 6 juin 2008

De retour de Art Basel


Un journal titrait "Art Basel, l'art contemporain fait son Luna Park"; excellente formule.

Ce fut mon premier Bâle. Et je n'ai pas été déçu.
Peut-être est-ce mon enthousiasme excessif qui parle ? Ou bien la qualité de la foire ? Probablement les deux.

D'abord, le lieux est magnifique. Pas le grand palais (fiac), certes, mais les stands sont superbes, spacieux, aérés.


Ensuite, l'organisation et le programme sont à l'avenant de l'ébouriffante qualité des oeuvres présentées. Par exemple, un espace est dédié aux oeuvres monumentales, Art Unlimited. Excellente idée. Mention spéciale pour l'une des créations qui m'a le plus embalée. Une installation vidéo de Rodney Graham (gallerie Lisson - Londres -).

Et bien entendu, Art Gallery, qui regroupaient cette année 300 galleries parmi les plus importantes et influentes du monde. Aucune ne manquaient à l'appel.

Et s'ensuit une succession de Bacon, Rothko, Basquiat, Picasso, Haring, Warhol, Motherwell .... pour les grandes valeurs sures historiques ;
et Hirst, Jamie Holzer, Louise Bourgeois (grosse cote suite aux dernières retrospectives de la Tate et de Pompidou), Freud, Baselitz, Devoye ....

Bref, que du bonheur, que du bonheur ...

PS : ai été à deux doigts de craquer à deux reprises : gravure ou litho de Louise Bourgeois, et un dessin de Thomas Lerooy (gallerie Rodolphe Jensenn)

vendredi 30 mai 2008

AAAAARRRRRRGGGGGGGGGGUUUUUUUUUEEEEEEEEEHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Au voleur, au voleur, à l'assassin, au meurtrier. Justice, juste Ciel. Je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être? qu'est-il devenu? où est-il? où se cache-t-il? que ferai-je pour le trouver? où courir? où ne pas courir? n'est-il point là? n'est-il point ici? qui est-ce? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin... (Il se prend lui-même le bras.) Ah, c'est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas, mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami, on m'a privé de toi; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie, tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde. Sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus, je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m'apprenant qui l'a pris?


Réponse : le fisc

Explication : Isaac vient de faire sa simulation d'impots 2007

jeudi 29 mai 2008

Hyper Cool !


J'ai beaucoup de chance : on m'a offert hier un magnique cadeau.

Une lithographie de Pierre Ardouvin, artiste conceptuel renommé (en final du prix Marcel Duchamps 2007).

Une très belle lithographie. Vive l'art cher lecteur, seule source de plaisir aussi forte (avec les gardes temps suisses peut-être ...)

samedi 24 mai 2008

Vernissages du jour dans le 13eme ... Magnifique exposition Gil Heitor CORTESAO


Il y avait quelques temps que je n'étais pas revenu flaner du coté des galeries du 13eme arrondissement. Bien sur, on peut les croiser, pour certaines à l'occasion des foires d'art contemporain, néanmoins, c'est toujours un plaisir de découvrir une exposition "in situ", dans un espace tout entier habité par un artiste.

Aujourd'hui était un jour de vernissage.

Lothar HEMPEL chez Art Concept ... no comment, je suis resté absolument hermétique à cette expo, ou plutôt pas du tout hermétique : j'ai trouvé ça franchement mauvais ... (mais ça ne se dit pas)

l'Atelier Van Lieshout chez Jousse Entreprise, un collectif que j'ai découvert, qui présente un univers de meubles, d'installations et de toiles. Très intéressant, frais. Esthétique, voire 'graphique' ... (attention à ne pas tomber dans le vulgaire design)

Une expo collective chez Praz Delavallade, inégale à mon sens.
Et enfin, parmi les expositions que j'ai retenues, Gil Heitor CORTESAO chez Suzanne Tarazieve. MAGNIFIQUE. Je suis resté scotché. Son travail est magnifique. Tout ce qui me plait. La matière, le sens, le fond.
Tout. J'appelle mon banquier et je craque. Courrez-y.

Suppression de la publicité sur le service public

Quelle curieuse idée que de vouloir supprimer en totalité la publicité du service public. Au nom, nous explique-t-on, de la qualité des programmes ...
Je suis d'ordinaire assez indulgent avec le président Sarkozy, mais là, cher lecteur, je ne lui trouve aucune excuse.

Tout d'abord, on ne peut pas imaginer que ses relations privilégiées avec Martin Bouygues et certains médias n'aient pas nourri cette décision. On le constate depuis plusieurs mois, les recette publicitaires de TF1 s'essouflent, alors une mesure comme celle-ci semble bénie des dieux. Evidemment, les annonceurs devront basculer les budgets pub destinés aux cases de France Televisions vers les confrères.

Ensuite, l'argument de la qualité, franchement, est nauséabond. La qualité serait-elle soudain l'ennemi nécessaire de l'audience ?
Souvent, mais pas systématiquement. Ensuite, on peut facilement imaginer que demain, les programmes de France Télévision ne chageront pas du tout au tout. Qu'il existera toujours des divertissements grand public, des créneaux pour le cinéma où des tranches publicitaires pouvaient avoir leur place non ?

Vraiment, tout ceci est absolument ridicule. Sans parler évidemment de la question du financement du service public que la commission Coppé examine et dont on peut craindre qu'elle n'accouche .... de pas grand chose.

à suivre ...

vendredi 16 mai 2008

Chronique quotidienne de l'inflation

Une note brève, très brève, mais qui en dit assez long sur l'évolution des prix en France en ce moment.
Je travaille à Boulogne (92) et il m'arrive assez régulièrement de déjeuner dans un restaurant d'entreprise qui appartient à des studios de cinémas (Boulogne à cette ancienne tradition d'être une ville de studio).
La semaine dernière, les menus sont passés de 10,5 € à 13 €, et de 12,50 € à 15 €, soit plus de 25% d'augmentation . . .

dimanche 11 mai 2008

Et la vie doit continuer, Louise Bourgeois au centre Pompidou


Quelle magnifique exposition que cette rétrospective Louise Bourgeois au centre Pompidou.

Une artiste immense qui traverse le siècle et semble habitée par son projet artistique, qui est plus fort que les tendances des époques qui seront les témoins de la force du message délivré.


Au cours de l'exposition, quelques oeuvres ont tout particulièrement retenue mon attention. L'une d'entre elles, une installation, représente le décès de son mari. La mort du père de ses enfants, dans une évocation cannibale de mamelles et de phallus. Une autre, sans doute très célèbre (Isaac est un philistin de la pire espèce) la destruction du propre père de l'artiste, sculpté en hybride d'être humain et d'animal, affublé de 3 paires de seins, sans tête, dans un posture montrueuse.

Ce que ces oeuvres m'ont rappelé (en ces temps si douloureux pour Isaac), c'est le rôle de l'artiste auprès du contemplatif : l'artiste donne à voir, à ressentir, ce que le commun des mortels ne peut seul aller chercher. Louise Bourgeois est un guide remarquable.

Il reste un mois d'exposition, et je vous recommande sans aucune restriction de vous laisser habiter par son travail.

Et c'est promis, laissez moi gagner à Euromillion, et je dévalise la galerie Karsten Greve ;)

vendredi 9 mai 2008

Mission PS : Isaac soutient Pierre Moscovici


Ils sont plusieurs à briguer ouvertement (Manuel Vals, Pierre Moscovici, Ségolène Royal, Julien Dray) ou un peu moins ouvertement (Delanoé) la direction du PS.


Je dois d'abord confier mon étonnement à la lecture des derniers sondages réalisés auprès des sympathisants PS qui placent largement en tête Ségolène Royal avec 54 % d'avis favorables.


Sans réflexion partisane, on peut juste se contenter de remarquer que ce choix ne serait certainement pas avisé. En effet, qu'on le seuille ou non, Ségolène Royal cristallise soit le soutien "immodéré" de ses afficionados soit au contraire des réactions de rejet très farouches. Et, inutile de se mentir, il semble très peu probable que cela puisse s'inverser à l'avenir. J'ai au contraire le sentiment que les positions envers Madame Royal se cristallisent. C'est ainsi.


A titre personnel, je me réjouirais qu'un homme comme Pierre Moscovici puisse prendre la direction du PS. Il semble dans des dispositions de dialogue, de contruction qui enrichira le débat démocratique. Par ailleurs, et de plus en plus, il développe des idées dans lesquelles je me retrouve (Isaac, reste Isaac, cher lecteur, et je reste toutefois hyper libéral).

Je suis toutefois assez proche également de Julien Dray qui lui non plus ne s'enferme pas dans la critique systématique de l'action gouvernementale et présente un visage moderne pour le PS, pet-être enfin en phase avec le "monde réel".


à suivre donc.

jeudi 8 mai 2008

She sells, my favorite song



Une note légère. Et si She sells, cinquième chanson de l'album "Siren" de Roxy Music était ma chanson préférée ?

C'est fort probable.

Rock et cabaret. Production magnifique, un Bryan Ferry très inspiré dans son interprétation, au sein d'un album remarquable.




Cher lecteur, je vous renvoie donc au plus vite à cet album et à cette chanson en particulier.