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jeudi 7 avril 2011

De l'intervention militaire en Lybie (2)

La preuve étant faite que le Blog d’Isaac est le repère de dangereux gauchistes (voir sondage sur les présidentielles), relayons ici un petit texte d’Alain Badiou lu dans la rubrique « Rebonds » de Libé la semaine dernière. Il faut soigner son public.

L’article, titré « un monde de bandits, dialogue philosophique », prend pour sujet l’intervention internationale en Lybie et choisit une grille de lecture très stimulante (ce que la rédaction du Blog d’Isaac avait proposé de faire ici également).

Le postulat de départ, est qu’une personne qui n’existe que pour son profit personnel, quitte à « liquider son ami de la veille s’il s’agit de garder ou augmenter son train de vie » est un bandit. Et notre monde régi par le principe du profit est donc un monde de bandits.

La suite du texte propose ainsi de lire les évènements actuels d’Afrique comme un bon film de bandits : les peuples se rassemblent pacifiquement pour dire que ceux qui les dirigent depuis des décennies sont des bandits. Le problème est que ces petits caïds ont été installés et soutenus par des parrains occidentaux pour protéger leurs intérêts. Les tueurs ne suffisent pas à faire taire cette foule qui dénonce un système local, et remet en cause à travers celui-ci une organisation mondiale. Problème pour les parrains qui pourraient bien en faire les frais si cette vérité venait à faire tâche d’huile.

Alors les parrains trouvent un truc : ils mettent en scène le retournement d’un des petits caïds pour reprendre la main, reprendre pieds dans ces territoires qui vivaient leurs révolutions sans eux, démontrer leur force, se draper soudainement de la pureté des bonnes causes, et finalement redorer le blason de l’organisation mondiale qu’ils défendent à coups de bombes. Ça décape.

Le final est tout aussi remuant : pourquoi l’opinion publique approuve-t-elle aussi largement une expédition de cette sorte ? Parce qu’il est plus rassurant de voir ces conflits résolus par les organisations issues du système dans lequel nous baignons (le profit avant tout) que par des foules anonymes qui le dénoncent. Ne sommes nous pas tous corrompus à la manière du slogan « mon train de vie d’abord » ?

Allez, je vais lire le programme du PS !

df.

samedi 29 janvier 2011

De la révolution de Jasmin, des neocons, du droit d'ingérance, de faire du business avec la Chine


La contagion du soulèvement démocratique au maghreb démontre par les faits que le néoconservatisme qui théorisait l'introduction de la démocratie au moyen-orient avec le recours éventuel de la force est une idéologie aujourd'hui caduque.

C'est tant mieux sans doute, car l'idée de "libérer" des peuples en mettant en place une force d'occupation et en laissant ces mêmes peuples au second rôle de la prise en main de leur destinée politique a toujours eu quelque chose d'absurde. Mais après tout si ça avait marché ... Mais ça n'a pas fonctionné, confère la situation irakienne.

Aussi, quel soulagement de voir chaque jour les peuples tunisiens et égyptiens décider de leur présent politique.

La Tunisie et l'Egypte on toujours bénéficié de la bienveillance des pays occidentaux. Ca n'a pas empêcher le mouvement légitime du soulevement démocratique auquel nous assistons. A méditer quand il s'agit de considérer les critiques qu'on doit faire, ou ne pas faire à l'encontre des droits de l'homme en Chine par exemple. La real politik passera cher lecteur. Réjouissons-nous, on peut faire des affaires sans se soucier de morale. Car la démocratie et les droits de l'homme n'ont que faire de l'opinion internationale. Quelle soit critique ou bienveillante. C'est le peuple qui décide ou pas de prendre son destin en main.
nm.

samedi 5 juin 2010

De l'unanime condamnation de Tsahal


On peut dire que le monde entier parle à l'unisson. L'arraisonnement du bateau humanitaire par l'armée israélienne est unanimement condamnée. En plus c'est en eaux internationales que l'opération a eu lieu. Vous pensez donc ma bonne dame ! C'est affreux.

Ah oui, ce qui revient le plus souvent c'est ... intervention disproportionnée ...
Humm.
Right.
Au blog d'Isaac, fils d'Abrahm, prophète pour les Juifs et pour les Arabes, on se marre en assistant à ce déferlement de pseudo-indignations.
Et bien oui, les amis, c'est la guerre au Proche-Orient et ça fait 60 ans que ça dure.
Guerre Israelo-Arabe de 1948
Guerre des frontières 1949-1956
Guerre de Suez 1956
Guerre des 6 jours 1967
Guerre du Kippour 1973
Guerre avec le Liban 1982
Première Intifada 1987-1993
Deuxième Intifada on going depuis 2000
Conflit avec le Liban de 2006
Guerre à Gaza 2008-2009


En parralèle de ces guerres "visibles", il fau bien évidemment ajouter le terrorisme :
1949 : attentat contre une synagogue à Bagdad
1972 : attentat suicide de l'armée rouge japonaise à l'aéroport de Tel-Aviv
1972 : Septembre noir
Et la litanie sans fin des attentats du Hezbollah au Liban.
Et la litanie sans fin des attentats du Djihad islamique et du Hamas à Israel, au Liban ... En 2001 ? 35 morts. En 2002 ? 29 morts ...

On trouve donc très commode les indignations, les cris d'orfraies.

Bien sur que nous ne nous réjouissons pas de la violence. Mais nous la comprenons. Nous ne nous mentons pas. Importe peu d'ailleurs les responsabilités : poser la question de la faute est une très mauvaise question. Le fait est que c'est la guerre. Et que nous sommes de bien mauvais juges pour donner des leçons à Israel ou aux Palestiniens du reste.

nm.

mardi 9 février 2010

Des centres de rétention de l'état français

Je me suis tenu un jour devant les grillages hauts d’un centre de rétention administrative. J’ai vu le drapeau français flotter dans l’enceinte de ce monde clos, séparé de moi par plusieurs rangées de barrières blanches barbelées, opaques, ne laissant traverser jusqu’à moi que la silhouette fantomatique de ses détenus.

J’ai entendu la voix de ces hommes crier au loin « liberté » et secouer les murs de leur prison comme pour porter plus loin le bruit de leur existence. Tout ici est en place pour la nier, en attendant un prochain vol qui les emmènera loin de notre pays.

J’ai vu les forces de police partout présentes dans ce lieux, et leur fourgon aux vitres fumées se garer en marche arrière dans un couloir discret du bâtiment pour charger / décharger des hommes à l’abri des regards extérieurs. Un homme que l’on a pris chez lui, dans la rue, devant une école, à la sortie de son travail et que l’on emmène dans ce lieu caché des regards, pour l’envoyer plus tard, vers un autre lieu caché de notre regard : son pays d’origine. On l’enverra lui, ses souffrances, ses espoirs, toutes les raisons de sa présence ici en France, hors de notre regard.

Ils n’ont pas volé, ils n’ont pas tué, ils ont travaillé pour gagner leur vie, ils ont construit des maisons, préparé des repas, nettoyé des bureaux. Ils ont étudié, mis leurs enfants à l’école, ils ont fait leurs courses dans des supermarchés. Ils ont aimé leurs enfants, ils ont embrassé leurs compagnes. Ils ont espéré trouver en France un pays d’accueil pour vivre, protéger leur famille, élever leurs enfants, leur donner une meilleure chance.

Pourquoi interdire les visites aux détenus des centres de rétention ? Pourquoi ériger 5 rangées de grillages entre l’extérieur et ces hommes retenus ? Pourquoi empêcher ces contacts humains ? Pourquoi les réduire à des ombres aperçues informes dans les grillages blancs ? La différence de cet homme avec moi justifie-t-elle de le cacher à mon regard ? Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, il n’y a pas d’étrangers sur cette terre. Il y a des hommes et des femmes, c’est tout.

Alain Badiou dans « Eloge de l’amour » parle de la différence et du refuge identitaire : « lorsque le contexte est dépressif et réactionnaire, ce qu’on tente de mettre à l’ordre du jour, c’est l’identité. Cela peut prendre différentes formes, mais c’est toujours l’identité. Et Sarkozy ne s’en est pas privé. Cible numéro un : les ouvriers de provenance étrangère. Instrument : des législations féroces et répressives. […].Hors quand c’est la logique de l’identité qui l’emporte, par définition, l’amour est menacé. On va mettre en cause son attrait pour la différence, sa dimension asociale, son côté sauvage, éventuellement violent. On va faire de la propagande pour un « amour » en toute sécurité, en parfaite cohérence avec les autres démarches sécuritaires. Donc défendre l’amour dans ce qu’il a de transgressif et d’hétérogène à la loi est bien une tâche du moment. Dans l’amour, minimalement, on fait confiance à la différence au lieu de la soupçonner. »

Ne nous y trompons pas, ce qui est en jeu ici est bien plus que le destin de ces 30 000 personnes que l’état français enferme chaque année. L’industrialisation de la rétention et la criminalisation des migrants est une blessure à notre humanité. Résistons. De toutes nos forces.

Certains ont crié « on ne vous oublie pas ! on ne vous oublie pas ! » et aux fenêtres du centre de rétention des bras sont sortis pour faire signe. Signe que des hommes et des femmes sont bien là, cachés à nos regards, et qu’il ne faut pas oublier.

df.

vendredi 6 novembre 2009

De la chute du mur et de leurs érections


La rédaction du Blog d’Isaac se joint à sa façon au concert de célébrations pour l’anniversaire de la chute du mur de Berlin en poussant par ici un petit commentaire aperçu il y a quelques temps chez Alain Badiou.
Nous ne parlerons pas ici du mur berlinois, mais plutôt des murs que ce mur nous évoque : en Palestine, au Mexique, en Espagne, et bien d'autres lieux, des murs se construisent pour "étanchéifier" les frontières que les états ont construits et protéger des hommes de la venue d’autres hommes. Autant de grandes murailles à vocation de “fortifier“ une zone de prospérité contre ceux, plus pauvres, qui voudraient accéder à cet Eldorado. Et encore par chez nous, combien de discours sur la nécessité de restreindre l’immigration, de contrôler les frontières ? Combien de centres de rétention pour retenir ceux que l’on a exclu de notre société avant de les expulser du territoire français ? Et si peu sur la coopération internationale, ce qui peut être fait pour rendre notre monde plus égalitaire.
Alain Badiou pose la question du prix des privilèges dont nous jouissons en tant que citoyen français. Est-ce là le prix à payer ? Laisser un monde extérieur à sa pauvreté et construire des murs pour que sa misère reste extérieure à notre monde intérieur ? Avec 200 millions de migrants dans le monde par an, les constructeurs de murs ont de beaux jours devant eux… à moins que nous ne choisissions collectivement de penser qu’il y a un seul monde ? Sans extérieur et sans intérieur. Et de préférer le développement du même à l’opposition à l’autre ?
df.

mardi 28 avril 2009

De Carla Bruni et Laetitia Ortiz, courte note



A ma gauche la princesse ibérique,

A ma droite la première dame de France,



(Soupir)
No comment.

mardi 17 mars 2009

Des individus en temps de crise, courte note


En temps de crise, il est très intéressant d'observer le comportement des individus qui vous entourent dans le milieu professionnel.

Ces périodes difficiles sont tout à fait révélatrices des personnalités profondes de chacun. Sans doute comme pourrait l'être une période de guerre.

C'est comme si nous vivions sous l'occupation, et que tombent les masques. Courage, renoncement, cruauté, lacheté, dénonciation, fuite devant ses responsabilités ... Vous choisissez ou subissez votre nature!

Toute la palette humaine explose sous nos yeux. Fascinant.

Et très rafraissant ;)




Note dédicacée à BH

mercredi 21 janvier 2009

Du conflit Israelo-Palestinien


ou l'opinion que je partage de BHL :

"Passons sur les « Mort aux juifs » lisibles sur certaines des banderoles des manifestations de Bruxelles, Paris ou Madrid.
Passons sur ce syndicat italien, le Flaica-Uniti-Cub, qui, selon La Repubblica du 9 janvier, et en « signe de protestation » contre l'opération israélienne à Gaza, appelle-événement sans précédent, en Europe, depuis trois quarts de siècle-à « ne plus rien acheter dans les commerces appartenant à des membres de la communauté juive ».
Je n'aurai pas la cruauté non plus d'insister sur l'axe pour le moins nauséabond qui se constitue quand Mme Buffet, M. Besancenot et d'autres se voient rejoints, en tête de cortège, par le faurissonien Dieudonné ou quand le compère de celui-ci, Jean-Marie Le Pen, vient unir sa voix à la leur pour comparer la bande de Gaza à un « camp de concentration ».
Le hasard fait que c'est de Ramallah, capitale de l'Autorité palestinienne, puis de Sderot, la ville israélienne qui vit, à la frontière de Gaza, sous le feu des roquettes Qassam, que je découvre les images de ces manifestations de soutien à la « cause palestinienne ». Et, voyant donc cela, observant ces foules d'Européens hurlant, vociférant, déchaînés et les observant tandis que, dans les deux cas, je me trouve en compagnie de gens dont le souci reste, malgré les bombes, malgré les souffrances et les morts, de ne surtout pas perdre le fil du vivre-ensemble et du dialogue, je veux ajouter quelques remarques à la série de celles que j'avançais la semaine dernière et qui m'ont valu, de la part des internautes du Point, un si abondant courrier.
1. Quel soulagement de voir des Palestiniens réels au lieu de ces Palestiniens imaginaires qui pensent faire acte de résistance en s'attaquant, en France, à des synagogues ! Les premiers, je le répète, s'obligent à la modération et, avec un admirable sang-froid, tentent de préserver les chances des cohabitations de demain ; les seconds sont enragés, plus radicaux que les plus radicaux et prêts à en découdre, sur le pavé des villes d'Europe, jusqu'à la dernière goutte du sang du dernier Palestinien. Les premiers font la part des choses ; ils savent que nul, dans cette affaire, n'est ni tout blanc ni tout noir ; ils savent que le Hamas, en particulier, porte une responsabilité écrasante dans le désastre où s'est vu précipité son peuple-les seconds, comme si la confusion n'était pas déjà suffisante, gobent avec délectation les bobards les plus énormes de la propagande anti- israélienne ; ils font des théoriciens et praticiens de l'attentat-suicide et du bouclier humain des nouveaux Che Guevara dont ils arborent insignes et emblèmes ; au lieu de calmer le jeu, ils jouent la politique du pire et jettent le feu dans les esprits.
2. Quelle régression, quel degré zéro de la pensée et de l'action, chez ces gens qui, à distance, ignorants des données du drame, appellent à la haine quand il faudrait peser, au contraire, dans le sens de la réconciliation et de la paix ! Elle suppose, cette paix, deux Etats acceptant de vivre côte à côte et de procéder au partage de la terre. Elle suppose, des deux côtés, un renoncement à l'extrémisme, au jusqu'au-boutisme, aux idées toutes faites et même aux rêves. Elle implique, par exemple, un Israël se retirant de Cisjordanie comme il s'est retiré du Liban puis de Gaza-, mais elle implique un camp palestinien qui ne tire pas profit de ces retraits pour, chaque fois, transformer le territoire évacué en base de lancement de roquettes et de missiles tirés sur les seuls civils. Elle passe par un cessez-le-feu ; elle passe par l'arrêt de combats qui sont en train de faire un nombre de victimes, en particulier parmi les enfants, évidemment insoutenable ; mais elle passe aussi par l'élimination politique d'un Hamas qui se fiche comme d'une guigne et des victimes et de la paix-et qui, faute d'avoir pu imposer la charia à son peuple, l'entraîne sur la voie du « martyre » et de l'enfer.
3. Je suis à Ramallah, donc. A Sderot et à Ramallah. Et voyant, de Sderot et Ramallah, cette mobilisation contre un « holocauste » qui a fait, à l'heure où j'écris, 888 morts, je pose une question simple. Où étaient-ils, ces manifestants, quand il s'agissait de sauver, non les 888, mais les 300 000 morts des massacres programmés du Darfour ? Pourquoi ne sont-ils jamais descendus dans la rue quand Poutine rasait Groznyï et qu'il transformait des dizaines de milliers de Tchétchènes en fagots humains et en gibier ? Pourquoi se sont-ils tus quand, un peu plus tôt encore, pendant d'interminables années et, cette fois, au coeur de l'Europe, on extermina 200 000 Bosniaques, dont le seul crime était d'être nés musulmans ? Il y a des gens, apparemment, pour qui il n'y a de bon musulman qu'en guerre contre Israël. Mieux : voici de nouveaux adeptes du vieux « deux poids, deux mesures » qui ne se soucient de la souffrance d'un musulman que lorsqu'ils se croient autorisés à l'imputer aux juifs. L'auteur de ces lignes a été au premier rang de la mobilisation en faveur des Darfouris, des Tchétchènes, des Bosniaques. Il plaide, depuis quarante ans, pour un Etat palestinien viable, au côté de l'Etat d'Israël. On lui permettra, à ce double titre, de trouver ce type d'attitude à la fois répugnant et frivole"

mercredi 30 avril 2008

Je condamne sans scrupule et sans honte la Chine


Remarquez l'évolution de l'opinion ces dernières semaines au sujet de l'attitude chinoise au Tibet.

D'abord, nous avons connu une brêve période en France de quasi unanimité pour condamner le comportement des authorités chinoises vis à vis du Tibet : faut-il le rappeler, destruction méthodique d'une culture, d'un culte, de centaines (milliers de monastères), executions de moines ...

Et petit à petit, des voix discordantes se sont fait entendre. Je résume :"Qui sommes-nous, nous Français (ou Occidentaux) pour donner des leçons à la Chine ? Nous avons un lourd passé de colons, de tortionnaires parfois (Usage de la torture en Algérie), et aujourd'hui encore, notre traitement de certaines minorités est très contestable. Donc, balayons d'abord devant notre porte avant de distribuer les bons ou les mauvais points au monde entier".

Ce raisonnement a été en premier lieu tenu par les diplomates chinois en France, puis il a été relayé par certains milieux internationalistes et enfin, il se trouve de plus de contributeurs pour souscrire à ce discours.

Soit.

Mais, lorsqu'on se révolte au sujet de l'implacable répression chinoise, ce n'est pas au nom de la France, ou de l'Occident. Mais au nom de l'humanité.

Et notre passé, ou certains errements présents ne nous condamne en rien au silence.

Ce matin même, j'ai entendu une interview de Eunice Barber, très violente. En substance, son propos était le suivant : "je ne porterai pas de badge ou ne participerai à aucune manifestation anti-chinoise, car le sort réservé aux Arabes ou aux Noirs en France est terrible".

Hummm. Eunice Barber pense peut-être qu'elle fait preuve d'une grande hauteur de réflexion et d'une indépendance intellectuelle remarquable. Que nenni. En tenant ce type de raisonnement, elle se trouve la caution de tous les totalitarismes.

Moi, je condamne sans scrupule et sans honte la Chine. Je suis français et originaire de bourgogne. Je le ferais tout aussi que je fus Arménien, Juif New Yorkais, Chilien, Afrikaner ou musulam libanais.

mardi 1 avril 2008

Zoé graciée


Et à l'unisson s'élève en France la satisfaction, la joie de voir les 6 membres de l'association libérés suite à la grace présidentielle tchadienne.

Isaac est réservé ... très réservé même. Souvenons nous que lors de cette opération, très vite, les 2 leaders de l'expédition se sont très vite rendu compte que les orphelins du Darfour, ils ne pourraient pas aller les chercher. Et très vite, ils se sont rendus comptes que des orphelins au Tchad, il n'y en a pas. tout simplement. Car les familles sont toujours là. La cellule familiale est très présente et très importante dans cette région.

Mais ça, de toute évidence, ils n'ont pas voulu le voir.

Alors, ils se sont dits, et c'est également le discours de la plupart de leur supoorter que rapatrier des enfants pour les élever en France, ce serait mieux.

Ca porte un nom : le colonialisme, ou peut-être ici, le néo-colonialisme.Et c'est détestable.

J'ignore si on peut condamner des gens pour leur croyance en une doctrine (en fait je ne l'ignore pas, nous sommes en France, donc les citoyens jouissent de la liberté d'opinion). En revanche, lorsque ces opinions conduisent à des actes délictueux, il faut punir.

Les membres de l'arche de Zoé sont encore sous le coup de la procédure d'iinculpation en France, nuos suivrons avec attention les suites données à leur sort.

jeudi 27 décembre 2007

"Person of the year 2007" : Time magazine choisit Vladimir Poutine


Avec comme sous-titre : A tsar is born


Chaque année, la rédaction de Time sélectionne la personnalité la plus marquante de l'année. En 2006, Time avait élu "You", c'est à dire nous tous, ou plus précisément les internautes 2.0 qui participent de la révolution de l'information et de la société.


En 2007, c'est donc le leader russe qui a les honneurs de Time. Les personnalités outsiders en 2007 sont Al Gore, JK Rowling et Hu Jintao.

A cette occasion, une petite plaisanterie en Anglais dans le texte :
Stalin's ghost appears to Putin in a dream. Putin asks him for help in running the coutry. Stalin says : "Round up and shoot all the democrats in the country. And then go back to the Kremlin and paint it in Blue". "Why in Blue" Putin says. "Ha !" Stalin says, "I knew you wouldn't ask about the first part."