vendredi 30 décembre 2011

De Intouchables, courte note



Courte note, car le Blog d'Isaac n'est pas jaietevoir et manque de mots et de savoir pour disserter sur le cinéma. Soit.


Intouchables, j'y suis allé très en retard par rapport aux millions de spectateurs qui l'avaient déjà vu. Un peu perplexe avant de m'assoir sur mon siège, je sui ressorti enchanté !


C'est drôlement bien. On pleure, on rit, on est content et on passe un bon moment avec en sus des acteurs exceptionnels !


nm.

vendredi 23 décembre 2011

De la grève des agents de sureté des aéroports

"Houai, ils sont gonflés tout de même !"
"Tout le temps pareil, ils nous prennent en otage, c'est dégueulasse !!!"

blahblahblah.


Voilà , ce qu'on entends en boucle ces jours-ci.

Sauf que dans la plupart des autres mouvements sociaux, les 'usagers' se sont toujours plus ou moins montrés, à travers le prisme des médias et des enquêtes d'opinion, favorables à la grève et solidaire des grévistes. Tiens, le prisme a changé, ou ... est-ce l'opinion ?


Bon, pour ajouter au brouhaha, on entends aussi depuis quelques jours (et je vous recommande le Libération d'aujourd'hui pour un feu d'artifice de delirium anti droite, anti sarkozy, anti gens qui partent en vacances pour Noël rejoindre leur famille c'est des cons Nöel c'est une fête de droite qui pue) :


"Sarkozy envoie l'armée pour casser la grève"

"Sarkozy bafoue le droit des grévistes et piétine le dialogue social"

blahblahblah.


Alors ? Mon point est que les uns et les autres ont totalement tort. Tu m'étonnes que les grévistes font grève au moment où ça fait mal. Et on devine l'absence de dialogue social derrière ce mouvement, et on devine aussi que ces employés sont hyper sous qualifiés et hyper remplaçables. Donc, pas de dialogue social (ben oui, on est patron, si les employés remplaçables facilement sont pas contents, ils n'ont qu'à se tirer et rejoindre les 3 millions de chomeurs français), donc . . . . grève, et on les comprend du coup, au moment où ça fait chier le français qui a les moyens, le salop, de se payer des vacances et des billets d'avion ;)


Understood ?


Et tu m'étonnes que le gouvernement a réagi. Et il ne s'agit pas de bafouer le droit de grève. Les grévistes continuent à faire grève. L'envoi de la gendarmerie et de la police consiste à faire le job que les grévistes ont laissé vacant. La question n'est pas de forcer les grévistes à reprendre le travail. Et qu'on ne nous dise pas que cela perturbe le dialogue social. Ce serait d'une naïveté touchante.


nm.

dimanche 18 décembre 2011

De Dieu, de l'église catholique, de Noël



"Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son fils unique", Jean 3:16

Voilà l'accroche qui est affiché en 4 par 3 sur notre bonne église de Saint-Pierre du gros Caillou. Moi, je ne goûte pas du tout à ce raccourci, et sans prétendre avoir mieux compris l'esprit de la nouvelle alliance que l'évangéliste Jean, je dis bôf, bôf.

Ben oui, franchement, cette formule, elle est supra sordide non ? Il a donné son fils .... Manque qu'une messe de requiem en fond et en 3D. Les mecs, là, vous nous plombez.


Ma lecture ? Contresens possible sur le sacrifice du fils : la trinité balaie ce raccourci. Dieu est le père, le fils et l'esprit saint. Jésus est Dieu, il ne s'est pas auto-donné. Affaire complexe, je le reconnais. On objectera que Jésus est l'agneau de Dieu en rérérence à l'agneau Pascal. Right. Je dis, on en recause à Pâques. Je dis tout de même que le sens de la foi chrétienne n'est pas ce sacrifice. Elle est selon moi la nouvelle alliance qui repose non sur le sacrifice mais sur le sourire d'un enfant humble : l'esprit de Noël.


Noël, c'est la célébration du miracle de la vie : Dieu tout puissant est un petit enfant. Dieu tout puissant s'incarne dans une modeste étable. Dieu tout puissant est du coté des catins, des collecteurs d'impôts (pire qu'une catin !) , des femmes en général, des faibles. Pas des aristocrates, des théocrates, des tartuffes. Dieu tout puissant s'incarne en un homme jugé par les hommes comme un bandit, un voyou, et pendu au bois ! C'est pas un sacrifice, c'est un programme politique, philosophique, humaniste.


Petite digression autour d'un thème qui est cher à mon coeur. Noël est le moment clé de la célébration de la vie. On fête la naissance de ce petit monsieur. Et je m'adresse aux rochons. C'est tout de même extraordinaire la vie les amis. Le cycle des saisons, les montres suisses, Gossip Girl, Titien, le sourire de mon fils, very bad trip, l'église de San Zaccharia, les jambes de ma femme, Manhattan, le bar du Meurice, Barbouille, le Montrachet, la Scuola Grande di San Rocco, Hélène Darroze, Buonarroti, la Piazza San Marco et le monastère San Marco, le risotto à la truffe (blanche ou noire), Sinatra, Michel Bras, et tout le reste.

Franchement, quand je vois tout ça, je ne comprends pas comment on peut ne pas avoir la foi.

Bref (tiens, ça pourrait faire des petits films amusant), on aurait pu promouvoir autre chose que le sacrifice sur le fronton de St Pierre du Gros Caillou.


Joyeux Noël.

nm.

samedi 17 décembre 2011

Du crissement du tire-bouchon dans le liège, courte note



Lorsque les bouchons synthétiques sont apparus il y a quelques années, l'idée m'avait d'abord semblé saugrenue. Puis utile : s'agissant de vins qui n'ont vocation à être "gardés", la mauvaise surprise du bouchonnage disparaissait.

Et aujourd'hui en débouchant un Meursault, j'ai eu un grand plaisir à sentir les légères vibrations du liège résistant à l'assault du tire-bouchon. Et dans le même temps, quel plaisir que le crissement propre aux bouchons fait de beau liège, destiné à accompagner le vin dans le temps.

Des petites joies étrangères aux flacons fermés de bouchons synthétiques !

nm

mardi 13 décembre 2011

De la candidature de Dominique de Villepin



Faut-il s'en étonner ? Ho que non chers lecteurs. De Villepin et Sarkozy, c'est un peu un duel à la Sergio Leone : Villepin balance Clearstream, il ne tue pas Sarko. Sarko élu président contre-attaque et fait tout son possible pour mettre l'ancien premier ministre au tapis. Râté, Villepin est innocenté en première instance et en appel !


Du coup, il réplique et se présente : ce sera toujours quelques dizaines (centaines) de milliers de voix en moins pour le nain (je cite). Pas de pitié, et on le comprend non ? Je suis certain que Sarkozy le comprend, il aurait fait la même chose de vous à moi.


L'intérêt de cette candidature qui a tout de même peu de chance de réellement décoller c'est que l'homme est flamboyant. Au contraire de tristounet Morin, avec Villepin, on a un centriste aux cheveux blancs qui envoie !


A suivre donc. Musique Ennio Morricone.


nm

lundi 12 décembre 2011

De la candidature de François Bayrou



Tiens, il est candidat. Pas une surprise, car à dire vrai, on le savait depuis le soir du premier tour des élections présidentielles de 2002. Et si, c'était la bonne ? Vous savez, le sampiternelle refrain, la troisième fois c'est la bonne, Mitterrand, Chirac, ... Bayrou ?



En quelques jours, d'après l'institut de sondage LH2, l'homme du sud-ouest a gagné 6 points et talonne Marine Le Pen : il est crédité de 13% tandis que la Walkyrie dispose de 13,5% des intentions de voix.



Donc, ça démarre fort. Et si c'était la bonne solution pour la France ? Au blog d'Isaac, il est tout à fait exclu qu'on puisse soutenir le président sortant. Il a en cinq an fait croitre la dette de notre pays de près de 50 % en l'aggravant de 500 Milliards d'€ : ça le disqualifie totalement.



François Hollande ? Difficile à dire.



Bayrou donc ? L'homme peut se vanter d'avoir été le premier lors de la campagne de 2007 d'avoir mis au coeur du débat publique cette question. Bon point. Le discours de l'homme au delà de cette excellente intuition est cohérent et digne. Mais il est seul, sans parti capable de dégager une majorité lors des législatives.



Est-ce finalement un problème ? Peut-être pas car ce point implique que le pays trouve effectivement une nouvelle majorité plus large et au delà des traditionnels clivages. En des circonstances aussi sérieuses que celles que notre cher et vieux pays traverse, c'est peut-être pas plus mal.



A méditer dans les prochaines semaines.



nm.

mardi 6 décembre 2011

De l'abolition de la prostitution et de la sanction des clients



Le débat sur la prostitution a été très vivement ré-ouvert aujourd'hui. Les députés ont en effet voté à main levée en faveur d'une résolution réaffirmant la "position abolitionniste de la France". Cette résolution, qui "réaffirme la position abolitionniste de la France en matière de prostitution" vise à "battre en brèche les idées reçues qui laissent croire que sous-prétexte que la prostitution serait le plus vieux métier du monde, elle est une fatalité".


Mouaip, mouaip, mouaip. Ce qui est dit : de droite comme de gauche, on déclare vouloir combattre les filières mafieuses d'exploitation de prostitué(e)s souvent quasiment réduit(e)s à l'état d'esclave. Certaines enquêtes ont révélé que 90 % de la prostitution en France serait associée à des activités mafieuse. Mouaip, mouaip, mouaip.


Pour briser ce qui est une infamie, nos ami(e)s abolitionnistes proposent donc en proposant de punir les clients de tirer un trait pur et simple sur la prostitution. mouaip, mouaip, mouaip.

Je crois qu'on se moque du monde et que la vérité est sensiblement différente. Sous couvert de lutte contre la mafia on interdit la prostitution. La mafia fait travailler des enfants qui confectionnent des copies de sacs Vuitton, de lunettes de Soleil Dior, des fausses Rolex. Ok ? Tout le monde suit.


Il s'agit là aussi d'exploitation très barbare de l'homme par l'homme, depuis la confection donc jusqu'à la distribution de ces produits par des clandestins qu'on retrouve à Paris sur le Champs de Mars, à New-York sur Canal Street, et dans le monde entier.

Faut-il pour autant interdire à Vuitton de vendre des sacs pour éradiquer le problème de la contrefaçon ? Non, ce serait absurde n'est-ce pas ? Or, c'est ce raisonnement que nous tiennent nos députés ...


Ha, bon. Donc, il y a sans doute autre chose. Mais quoi ? Morale, morale, morale. Des culs-bénis pour qui aller au pute est un acte à bânnir de la société. La vérité, c'est ça, et ce n'est que ça. Mêlez-vous de ce qui vous regarde chers députés, et oui, faites en sorte de donner des moyens à la police et à la justice pour lutter contre les mafias de tous horizons.


Mais laissez nous aller aux putes que diable !


nm

samedi 3 décembre 2011

De la disparition des blanchisseries à l'ancienne à Paris



Le 23 décembre prochain, la dernière blanchisserie à l'ancienne de Paris fermera ses portes. Il en restait encore deux l'année dernière. Une rue du Mont Thabor, l'autre rue Amélie dans notre cher (c'est le mot) septième arrondissement.


J'ai discuté avec la gérante de la rue Amélie sur les raisons de la fermeture. Cela n'a rien à voir avec le manque de clientèle, en revanche, il est devenu impossible de trouver du personnel compétent et motivé.


no comment.


nm

lundi 28 novembre 2011

Des vanités présidentielles



Hervé Morin, Jean-Pierre Chevènement, Christine Boutin, Frédéric Nihous, Nicolas Dupont-Aignan, Corinne Lepage, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et j'ajouterai Eva Joly.

9 candidats ayant très peu de chances de dépasser les 5% au premier tour. Alors pourquoi ?


On pense qu'en France, sans candidat à l'élection présidentielle, un parti ne compte pas. Mouaip, mais un candidat qui n'atteint pas la barre des 5 % aide-t-il vraiment son parti ?

Il ridiculise ses couleurs, plonge financièrement son organisation politique dans le marasme (les frais de campagne ne sont remboursés qu'aux candidats dépassant les 5 %).

Il s'agit de la démonstration de la professionnalisation absurde de la politique : on se présente, parce que c'est son job, sa survie politique qu'on joue dans cette élection. Au mépris du moindre recul sur les évènements.


Il s'agit finalement de vanité, je crois. Mais de vanité au sens littéral du terme s'agissant de ces dames et ces messieurs.


nm

vendredi 25 novembre 2011

Du droit de vote des étrangers



Tiens, ça nous manquait. Ben oui, ce truc là revient régulièrement. Le droit des votes des étrangers. Toujours discuté, mais jamais réglé. Pourquoi ? Je crois que c'est un sujet clivant, du coup à droite comme à gauche, on serait bien bête de s'en priver ! Comme ça on dispose d'un marqueur pour ses électeurs, ben oui, tiens, elle est bonne ...


Bon, et nous, on en pense quoi ?

Allez, le fond de ma pensée. Le droit de vote est une instance essentielle de la citoyenneté. Donc accorder le droit de vote à des non citoyens me semble être un faux sens. C'est juste une question qui ne peut pas se poser. Celle qui peut se poser, c'est celle de la citoyenneté, oui.

Quant aux objections du type : ces gens là travaillent, ils paient leurs impôts mon bon monsieur !

Sans déconner ? Bonne nouvelle, mais chère Madame, je vous rappelle que 50 % des foyers fiscaux en France ne paient pas d'impôts, alors, on leur retire leur droit de vote ?

Heuhhhhhh.

Mouaip, je trouve que c'est totalement foireux ce truc là. Donc, on fait bien de ne rien faire, histoire de s'envoyer de droite et de gauche, noms d'oiseaux et noms d'oiseaux.


nm

jeudi 24 novembre 2011

De la grippe, VACCINEZ VOUS, courte note



Bah, faites-en ce que vous voulez, mais je suis au tapis depuis plus de 5 jours. Allongé 20H/24, fièvreux, la tête dans du coton, aphone, bref, l'enfer !


Seule consolotion, d'après mon médecin, je suis l'un des premiers cas de grippe du septième, c'est toujours chic.


Donc, vaccinez-vous chers amis.


nm

lundi 21 novembre 2011

Du délai de carence, de Laurent Wauquiez



"Le sujet sur cette histoire du délai de carence, c'est pas la fraude, c'est juste la responsabilisation. On comprend bien que si jamais quand vous tombez malade, ça n'a aucun impact, absolument aucun, sur, heuh, votre indemnité et votre salaire, ben le résultat quand même, c'est que c'est pas très responsabilisant."

Lauren Wauquiez sur BFM TV la semaine dernière. Andouille, et pas triple A, mais AAAAA. Ha toi Wauquiez, pas d'inquiétudes, aucun risque qu'on te dégrade. Faut bien dire que ça faisiat un petit moment qu'il m'énervait Wauquiez, mais, sans trop savoir pourquoi.

Bon, il nous avait fait une superbe sortie sur l'assistanat, cancer de la société française. Mais là, elle est bien bonne ! On peut ouvrir tous les débats du monde sur la sécurité sociale, mais quand les raisonnements n'ont ni queue ni tête, ça coince. Bah, je suis justement arrêté 3 jours, j'ai la grippe, ou quelque chose d'approchant. Je ne vois pas en quoi la modification du délai de carence me responsabilise. Pas le choix. Suis HS et contagieux !

Donc, cher Mr Wauquiez, il aurait fallu dire :

"Le sujet sur cette histoire du délai de carence, c'est la fraude, ce n'est en rien la responsabilisation."

On devrait tenir à jour un fichier des délinquants politiques, comme on veut le faire pour le suivi des délinquants sexuels, récidivistes de droits communs et autres voyous. Et bahm le Wauquiez, inelligible, trop con, trop hargneux, et le tout avec une mine mielleuse.


nm

samedi 5 novembre 2011

De Hélène Darroze à Paris


Voilà, on y est allé. Ca faisait un petit bout de temps qu'on avait envie d'essayer et curieusement, ça avait failli se faire pour la première fois à Londres et puis finalement non ; et oui, car la chef française tient les chaudrons du Connaught, institution de Mayfair.
Alors ? Encensée, doublement étoilée puis rétrogradée à un seul macaron en 2010 par le juge Michelin, on entend tout sur Hélène Darroze.
Je vous le dit tout de go, on a passé une excellente soirée. Jambon noir de Bigorre, Huitres au caviar, Fois Gras cuit au vin doux, velouté de potimarrons et ses ris de veau, homard bleu de bretagne et sa truffe, chevreuil grand veneur, le cèpe, et les fromages, et les desserts ... et j'en oublie sans doute. C'est une cuisine tout simplement extraordinaire. Inspirée, engagée, qui raconte le sud ouest, qui s'articule autour de produits fantastiques. Une cuisine qui nous a fait dire des "Ho ..." et des "Ha ..." devant sa créativité et ses saveurs. Un diner qui donne le sourire.
Le cadre est en outre magnifique.
Et le service ? Pas parfait. Tiens, il a fallu demander pour avoir du champagne à l'apéritif ? Bien, à moins d'être totalement perdu pour l'humanité, ce n'est pas si grave si ? On n'est pas servi de pain dès que son morceau est sur le point d'être terminé ? Heuh, je ne suis pas si blâsé, pas grave ;)
Et les prix ? Pas pour les Grecs ! Très cher, du niveau d'un trois étoiles en province, c'est vous dire ... ça les vaut ? Sacrément !
Michelin est insensé de noter ce restaurant 1 étoile, insensé.
nm.

mercredi 2 novembre 2011

De Poils, encore !


Ha, voilà qui nous chqnge de la frémissante moustache de Papandréou ; la barbe des barbus !
Lundi, vous aviez peut-être vu comme nous la couv' du Charlie Hebdo de cette semaine, rebaptisé "Charia Hebdo". Tiens, ça ma bien fait marrer.
Ca n'a pas loupé, les locaux du journal ont été incendiés cette nuit, et le site web piraté. Du coup, je repensais au fondamentalistes chrétiens cette fois-ci qui manifestent quasi non stop chaque soir place du Chatelet pour faire interdire une pièce actuellement au théâtre de la ville, "Sur le concept du visage du fils de Dieu".
Je me disais, tiens, quels idiots ils font ! Ils se sentent "offensés dans leur foi", disent-ils. Ha. Moi qui suis papiste, je me sens plutôt offensé lorsque je suis témoin de souffrances, mendicité, exactions, meurtres, guerre, que sais-je encore, lorsque je vois un homme porter un costume mal taillé, bref, lorsque les projets de Dieu sont malmenés. No comment.


La bonne nouvelle, mes biens chers frères et mes biens chères soeurs, c'est que l'oecuménisme des extrêmes est un bien beau message envoyé à Dieu !
nm

mardi 1 novembre 2011

De la dette grecque, épilogue 2ème, courte note


On aime bien la Grèce au blog d'Isaac ! Ben oui, chaque jour, hop, on peut faire un article, du coup, plus la peine de se creuser la tête. Je voulais parler de la biennale de Venise, de bonnes adresses de trattoria de la sérénissime, de marathon ... Pas la peine, car la mode est à la moustache ! Jean Dujardin, Lièvremont et ne nouveau Socrate, George Papandréou.
Alors, hop, 100 milliards de dettes au typex, et comme le type sent qu'il ne pourra pas se faire réélire, il tente un coup de poker pour que son peuple adhère. Bon, c'est mal engagé.
Ho, j'entends les naifs, les saltimbanques, les chevelus, les jongleurs qui disent, mais c'est normal, c'est la démocratie. T'as raison ! Les Grecs l'ont d'ailleurs inventée. Mais, de mémoire, seuls les citoyens des cités avaient le droit de vote, et n'étaient grosso modo citoyen que les patriciens, qui paient des impots. Bon, ça simplifie le référendum, vu qu'en Grèce personne ne paie plus ses impots, du coup, pas la peine de s'inquiéter au sujet de ce vote.
nm.

lundi 31 octobre 2011

De la dette grecque, épilogue (pour l'instant), courte note


Bon, Dieu merci, Angela Merkel et moi avions le même point de vue sur ce sujet : les banques ont joué, et elles ont perdu. Ainsi va le business. Donc elles iront se faire voir (mais pas chez les Grecs, elle est bonne celle-là) à hauteur de 100 Milliards, montant de la dette qu'elles ne récupèreront pas.
Confère mon point de vue exprimé à l'occasion de l'article sur Michel Sardou, ça me semble totalement logique. Un bon sommet européen que celui de la semaine dernière.
nm.

mercredi 19 octobre 2011

De la finance, des banquiers, de Michel Sardou


Bon, on fait quoi maintenant ?
Je vais vous dire le fond de ma pensée : les Grecs se foutent collectivement du monde non ? Individuellement, ils sont parmi les champions du monde de la fraude fiscale. Collectivement, ils se sont dotés de gouvernants totalement nuls, qui s'enfonçaient avec le sourire dans le surendettement en truquant leurs comptes, en travestissant sans cesse la vérité.
Je comprends les Slovaques qui ont refusé de voter le plan d'aide aux Grecs. Je les comprends.
Mais, mais, mais, y a un petit truc qui me chiffonne. Les sympathiques dealers d'emprunts à taux exhorbitants, faut-il les rembourser ? Moralement, et objectivement ?
La réponse est un double non. Pourquoi ? D'un point de vue objectif, ils appliquaient aux Grecs des taux élevés car ils se méfiaient de leur capacité à rembourser : force est de constater qu'ils avaient raison ! Le prix à payer du risque. Et bien, le risque, ils viennent de faire connaissance avec. Donc, si on (Le fond d'entraide européen, donc nous autres) rembourse les banquiers, ok, mais ils remboursent les intérêts aux Grecs : ben oui, logique. Sinon, ceinture les remboursements.
Quant au point de vue morale, inutile de vous dire que ces petits fumiers de fumeurs de cigares peuvent se brosser pour que la classe moyenne européenne finance la prochaine révision de leur Ferrari.
Bref.
Ha, les banquiers .... Je les aime de plus en plus. Imaginez un instant que les postiers soient aussi compétents que les banquiers ... Aucune lettre n'arriveraient à destination. Imaginez que les ingénieurs d'Apple soient aussi compétents que les banquiers, aucune chance pour qu'ils aient pu sortir un jour un Mac Book Air, ou un Iphone. Les plombiers ? Bonjour les fuites pas réparées ? Les obstétriciens ? Augmentation immédiate du taux de mortalité lors des accouchements. etc. etc. etc.
Ces types, les banquiers, sont tellement nuls qu'ils n'ont pas été foutus de voir que la Grèce étaient exsangue. C'est quand même fort ça non ? Ils nous avaient fait le même coup avec les emprunts privés il y a trois ans : les subprimes, vous vous souvenez ? Alors quoi ? Ils ont le bac les mecs ? Le Bac G peut être pour citer Michel Sardou (c'est vrai on cite trop peu Michel Sardou en 2011).
On nous dit oui, il faut rembourser ; sais pas ; pas sur .... Et si on ne remboursait pas tiens ? Il se passerait quoi ?
Humm. Apocalypse ? Le système s'effondrerait ? Trop tard, a-t-on envie de répondre. Soyons fair play et remboursons le capital. Avec les intérêts faramineux appliqués, il y a fort à parier que le capital a déjà été payer pour bien des débiteurs. Alors soldons les comptes.
nm.

De manger un bon millefeuille à Paris, Jean-Paul Hévin, courte note


Non, il ne sera pas question de la cacophonie UMPienne, ni de la belle victoire de Hollande, ni même de discourir sur l'incompétence crasse doublée d'un toupet incroyable des banquiers. Mais de millefeuille.
LA référence du pâtissier : il doit être croustillant, avoir de la tenue sous la cuillère, se briser avec un petit "crunch" sous l'assaut gourmand et bien évidemment tenir ses promesses en bouche. Allez, direction Jean-Paul Hévin (avenue de la Motte-Piquet dans le septième, c'est plus sur). C'est magnifique. Rien à ajouter.
nm

lundi 10 octobre 2011

Des primaires socialistes


Une belle réussite. Pour le PS qui a occupé l'espace politique avec qualité. Pour la politique qui s'est doté d'un processus citoyen, transparent, riche de débats. Pour le débat justement : où on constate que les débats au sein d'une même famille politique donnent lieu à des échanges plus intéressant car sans doute débarrassés de politique politicienne : on a parlé d'idées et finalement, c'est bien cela qui intéresse les Français.
Un débat qui a fait avancer un certain nombre d'idées intéressantes : la démondialisation, le refus de la pensée unique s'agissant de la crise financière, l'autorité qui doit s'imposer aux banquiers au même titre qu'aux délinquants. Un grand merci à Arnaud Montebourg qui a montré de grandes qualités pédagogiques et qui a su intéresser et convaincre de la cohérence de ses propositions. Je dirais d'ailleurs la même chose de Manuel Valls qui dans un autre genre a prouvé lui aussi sa cohérence et la diversité de la gauche. Pas mal.
Un grand bol d'air frais qui souligne un peu plus encore le manque de jugeote de l'UMP qui n'a cessé de critiquer ces primaires.
nm
PS : je peux vous dire qu'il est décidément de plus en plus difficile d'être de droite en France en 2011.

samedi 24 septembre 2011

De "Il Vino", restaurant dans le septième arrondissement à Paris, tonique note !


Depuis ma première fois chez Michel Bras l'année dernière, c'est la plus agréable découverte gastronomique que j'ai faite, je vous le dit tout de go.

Un concept que je connaissais mais qui pourrait ne s'avérer qu'un gadget : ici on ne choisit pas ses plats, mais ses vins et le chef décide des plats (entrée, plats et desserts) qui se marieront le mieux ensemble. Il existe même une formule où tout est mystérieux: 5 vins à déguster à l'aveugle et un menu qu'on découvre au fil de l'eau.
Alors gadget ? Non m'sieur, c'est vachement bien ficelé !
Beau ? Ouaip, c'est très cosy !
Bon ? Ouaip ouaip, une étoile michelin qui le garantit et qui est largement méritée.
Et le service, il est hautain ? Ben non ! On a droit à un service souriant de jeunes gens de toute évidence passionnés. Une super soirée garantie. Et accompagné d'une Parisienne très séduisante ce soir là, voilà qui ajoute encore au plaisir des sens.

Moralité ? On s'y précipite, d'autant que c'est à coté de chez vous, chers lecteurs, puisque Boulevard de Latour-Maubourg.

nm

mercredi 21 septembre 2011

Suave mari magno ... ou de ce qu'il vaut mieux voir de loin l'Education nationale que d'en être.











Voilà comment fonctionne l’administration qui gère l’éducation de nos enfants…

Tout d’abord, le contexte :

1) il se trouve que j’ai le titre de professeur agrégé en Lettres modernes. Or, l’année scolaire dernière, j’ai été en congé maladie à plusieurs reprises. J’ai donc fini par être convoquée par le Médecin scolaire qui voulait voir de quoi il retournait.

2) par ailleurs, souhaitant quitter l’Education nationale, j’ai demandé à mon Rectorat de quelle indemnité de départ je pourrais bénéficier le cas échéant.

3) je précise également que, officiellement, je suis enseignante « TZR », c’est-à-dire affectée en « zone de remplacement », c’est-à-dire encore que je suis censée attendre que l’on m’appelle, au jour le jour, pour me dire où je dois aller faire tel ou tel remplacement.

Les faits:

1ère étape : je reçois, avant l’été, une lettre datée du 7 juin, m’écrivant (je cite) : « Je vous informe que votre demande (NB : concernant l’indemnité) sera étudiée lorsque l’avis du comité médical départemental du Val d’Oise, chargé de contrôler votre aptitude à l’emploi ou de statuer sur l’opportunité de vous placer en congé longue maladie, nous sera communiqué ».

è j’en conclus tout naturellement que, depuis ma visite médicale, mon statut est en suspens. D’ailleurs, je n’ai pas eu, à l’heure qu’il est, de suite à ce courrier.

2e étape : je reçois aujourd’hui même, par recommandé A/R, une lettre de mise en demeure m’annonçant que je suis en situation irrégulière !!

Pourquoi ??? ce n’est pas clair… sans doute parce que, le jour de la rentrée, je ne me suis pas présentée au Lycée auquel je suis administrativement rattachée (ce qui veut dire que je ne suis pas censée y enseigner, mais simplement qu’ils gèrent mon dossier).

Pourtant, je croyais qu’on n’avait pas encore statué sur ma capacité à enseigner ?!?!?! donc, je suis censée aller travailler, alors qu’ »on » n’a pas décidé si j’y suis apte ou pas ????? Et l’on me met immédiatement en demeure (avec menace de licenciement), alors que, depuis le début du mois, je suis joignable par téléphone et par mail ?????

3e étape : aujourd’hui encore, je reçois un courrier émanant de mon lycée de rattachement, me demandant quelle est mon affectation pour cette nouvelle année scolaire.

Hein ?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!

Ben ………….. j’en sais rien !!!!! j’attends toujours une suite à cette fameuse lettre du 7 juin ... après laquelle ç'a été silence radio.

Bref, voilà. Le Manitoba ne répond plus, mais alors, plus du tout !!!

Les circuits de l’Éducation nationale ont l’air complètement engorgés, rouillés, fissurés, bouchés, sans aucune logique ni communication les uns avec les autres. ça fuit de partout ! Et à mon avis, il y faut plus que quelques pansements...

Am.

(image: dessin de Jean Tinguely)

lundi 19 septembre 2011

De toute l'affaire DSK, de calomnies, et tout le reste



Chers lecteurs, vous aurez sans aucun doute noté que la rédaction du blog d'Isaac s'est refusé à tout commentaire durant "L'Affaire". Par pudeur, prudence, par incrédulité.

Celle-ci est quasiment terminée avec l'interview d'hier et l'abandon des charges qui pesaient sur l'ancien patron du FMI. Alors ?
On retiendra un traitement politique et médiatique de ce qui s'est avérée être une non-affaire détestable. Chacun, politique, média, bistrot du commerce se livrant à des déclarations où la tartufferie le disputait à la désinformation. Cette affaire devrait sans doute amener nos grands journaux (presse, radio, TV) à un examen de conscience rapide. Car le traitement fait à DSK a été indigne. Les accusations de viol et séquestration n'étaient absolument pas vérifiés, pas plus que les fuites sur un pseudo rapport médical qui aurait conclu à un viol. Pour étayer le lynchage, on a estimé qu'il fallait commenter (ou doit-on dire autopsier) la vie privée de l'homme et de son couple. Au nom de quoi ? Certes, l'exercice est distrayant mais l'acharnement a déshonorer ceux et celles qui s'y sont livrés. DSK est volage ? Bon, c'est son affaire et heureusement. Il pratique la sexualité plurielle, grand bien lui fasse, j'ai donc d'autant plus envie de voter pour lui. Je sais, on va nous dire que le privé éclaire l'action publique ? Churchill était alcoolique et syphilitique : un piètre homme d'état ?
Moi je balaie d'un revers de la main ces donneurs de leçon : que le privé le reste. Règle qui ne doit souffrir d'aucune exception.
La calomnie a donc soufflé très fort depuis 4 mois. Et elle s'est manifesté à plusieurs autres occasions, revêtant là-encore l'habit de la vérité mais, l'habit seulement. On se souvient de Luc Ferry dénonçant sans preuve un ministre pédophile (il a tu son nom mais chacun a imaginé Lang ou Douste) : bravo ! Et plus récemment le délicieux monsieur Bourgi qui arrive la bouche en coeur pour dire deux choses : "j'ai remis 20 millions $ à Chirac et Villepin ainsi qu'à l'ancien président du FN"
et .....
"je n'ai aucune preuve".
Wahou, il va falloir se fâcher non ? La meilleure des réactions à ces errements vient de Jean-Marie Le Pen dont le sens de la répartie ne s'érode décidément pas : "J'ai entendu dire que MR Bourgi faisait des passes au bois de Boulogne, mais je n'ai pas voulu le croire, car avec sa tête, il n'a pas le physique de l'emploi : il ne faut pas croire toutes les choses qu'on avance sans preuve." Pas faux.

Pour revenir à nos moutons, à savoir l'affaire DSK, je vous invite à faire ce que j'ai fait : lire le rapport du procureur. Vous le trouverez dans un numéro de L'express de fin Aout dans son intégralité. C'est passionnant. Et vous aurez tout lu en une vingtaine de minutes.


D'abord, on est étonné de la minutie du travail d'investigation de la police américaine. Ensuite, il faut bien le dire on touche du doigt le fond de cette affaire : il n'y pas d'éléments factuels permettant de poursuivre DSK pour viol et séquestration. Aucun. Qu'il s'agisse du témoignage de la plaignante, des rapports médicaux et de la police scientifique, ou de la chronologie des évènements. Rien.


On a pu souligner la violence de la justice américaine, je rendrai hommage à son efficacité où en 3 mois, le bureau du procureur qui a instruit ce cas hautement sensible a pris des décisions rapides. En tout cas, quel beau gâchis.



Quant à l'interview d'hier soir, que dire ? Et bien, je n'ai pas trouvé DSK très efficient. Certes il a fait son Mea Culpa, mais que n'a-t-il pas salué la rapidité de l'instruction (où en est George Tron aujourd'hui ? ....).



Que n'a-t-il pas relativiser les sommes incroyablement élevées des cautions que la justice américaine lui a demandé pour sa libération surveillée ? En effet, les montants des cautions dépendent des revenus et du patrimoine des accusés : aussi l'image d'une justice américaine à deux vitesses mérite-t-elle d'être rectifiée. Un travailleur smicard qui aurait été accusé des mêmes charges que DSK n'aurait pas eu à payer 5 Millions de $ de caution, mais probablement 500 ou 1000 $.



Que n'a-t-il pas relativisé sa mésaventure en regard des morts en Lybie, en Somalie ? Dommage.






Une interview nécessaire au regard de l'énorme buzz de cette affaire. Pas une interview qui lui permettra à court terme d'envisager un come-back.






nm

samedi 17 septembre 2011

Des Roms, Roumains et autres esclaves du XXIème siècle


Ha, je suis fâché. Très fâché même pour tout vous dire. Je ne veux ne veux plus être le spectateur impuissant de pratiques inhumaines qui se déroulent là, sous nos yeux, sur le champs de Mars par exemple où je fais souvent mon jogging.
Des hordes de clandestins d'Afrique noire rejoints récemment par des Maghrébins à la faveur du printemps arabe et d'une instabilité grandissante dans cette région. Armés de tours Eiffel en plastiques, d'objets de toutes sortes clignotants, ils sont la chair fraîche exploitée sous nos yeux par des trafiquants de misère. Illégaux, ils n'ont aucuns papiers, aucune couverture sociale, aucun droit. Ils sont forcés à acheter des dizaines d'objets chaque semaines à leurs geôliers. Et depuis peu, la concurrence entre les différentes bandes (Maghrébins, Africains) fait monter doucement la pression entre des individus au regard perdu. Jusqu'où ? Jusqu'à quand ? La France ne peut pas tolérer ces pratiques moyenâgeuses plus longtemps. C'est indigne et l'inaction (où l'inefficacité) de la police et de la justice fait que chacun est complice dès lors que cette situation perdure.

Et les très populaires Roumains, appelés Roms l'année dernière par le gouvernement ? L'horreur s'est invitée à la table du cynisme et de l'hypocrisie.
Car de de quoi s'agit-il ? Quiconque habite à Paris où y vient régulièrement n'a pas pu ne pas constater que là encore les forces du mal (je pèse mes mots) se sont donnés rendez-vous sur les bords de la Seine. Moi, je n'en peux plus. J'en arrive à avoir des hauts le coeur et pourtant je ne suis pas une petite nature. Les femmes qui mendient des heures durant avec de très jeunes enfants, la plupart du temps des bébés immobiles et silencieux ? Je ne peux, veux, plus les voir. Des bandes organisées, mafieuses ("Call me Lucifer" chantait Jagger) droguent de toute évidence des enfants, les déscolarisent en plein Paris, à la vue de tous, comme une insulte à l'humanité. 
Les adolescents qu'on croise en petits groupes dans le métro, sur le champs de Mars ou près de la plupart des lieux les plus touristiques de Paris ? Des enfants de 10 à 15 ans qu'on entrainent à voler à longueur de journée. Encore une fois, ce n'est rien d'autre que de l'esclavage pur et simple. Ces enfants sont privés de leur libre arbitre et de la chance d'en développer un en étant scolarisés.

Moi je dis qu'il y a urgence à décréter une Urgence Nationale sur ces sujets. Il faut aider les victimes et punir sans la moindre faiblesse les salopards qui exploitent, droguent, violentent. 

Et de vous à moi, les occupations illégales de certains terrains par des roms, et bien je m'en moque totalement. A bon entendeur.

nm.

mardi 13 septembre 2011

De manger japonais à Paris, le Benkay, quai de Grenelle dans le 15eme arrondissement de Paris


Encore des vacances pour le blog d'Isaac. Et oui. Et donc encore une rentrée !

Aussi avant de s'intéresser au retour du come back de la crise, à la primaire socialiste, au marathon de Venise, à la coupe du monde rugby, à DSK, à Guerini, aux dossiers de 2012 .... allons diner japonais.
Rien de tel qu'un excellent restaurant japonais pour adoucir la rentrée.

Allez, direction le Benkay, sis dans l'ex hotel Nikko, quai de Grenelle, aujourd'hui Novotel (le groupe Accord, ça vous dit quelque chose). On passe la porte à l'étage, et on a la sensation immédiate d'arriver à Tokyo. Personnel japonais, décor raffiné, musique nipponne. Tout est à l'avenant. Votre hôte y est allé à deux reprises. Pour tester à la fois le Teppanyaki (le chef officie devant les convives attablés à un comptoir) ou le washoku (diner sur table plus classique).
C'est excellent. Simple et excellent. Une cuisine qui fait une place belle aux saveurs brutes du produit, qui s'agissant du riz parvient à définir en cuisine le gout mat : la cuisine japonaise se décrit assez bien avec les qualificatifs destinés aux arts plastiques. Et une mention exceptionnelle à la pâtisserie.
Cher ? Oui. Mais comme on a chance de vivre dans un pays prospère, on en profite.

nm.

lundi 22 août 2011

De Fellini Roma, et autres baguettes



Assez, j'en ai assez. Si je m'écoutais, je passerais mon temps à publier des articles pour dénoncer, me plaindre, grogner ... pas très positif tout ça.






Aussi, une petite parenthèse. En absolu candide de l'art cinématographique, je ne me risquerai pas à de hasardeuses analyses des qualités de Fellini Roma. Mais c'est quand même vachement bien Fellini, et celui-ci c'est du bonheur. On se régale d'un septième art qui fleurte presque à chaque image avec l'art tout court. Truculent, gourmand, beau, intelligent, drôle, humain.






Pendant ce temps là, la baguette tradition a pris 10 centimes d'Euros, boum !



nm.

jeudi 18 août 2011

De la règle d'Or


Moi, ça me fait penser aux cités d'Or, à un dessin animé, à une quête mystique. Rien de tout ça ? Pas si sur les amis.
Bon, le fond ? On inscrit une règle de retour à l'équilibre budgétaire dans la constitution, voilà ce qu'on a bien voulu nous en dire ... Hummm. Délai ? Modalités ? Pas précisé. Ok, mais l'idée générale est-elle bonne ? En un mot comme en cent, c'est sans intérêt.
Ben oui, il est interdit de rouler à plus de 90 sur les routes départementales, et pourtant, vous avez un paquet de gens qui s'en moquent. Interdit de se garer sur le trottoirs pour les scooters, et pourtant, faute de places de stationnement, ils s'y garent, mais surtout: le respect des critères de Maastricht (obligation pour les membres de l'union monétaire d'être en deça de 3% de déficit budgétaire du PIB) est-il suivi ? Que nenni Denis : tout le monde s'en cogne ! Et les Gaulois en tête. Alors voter une règle d'Or ne changera rien du tout. Ce sera une règle de plus qui pourrait ne pas être respectée.
La forme ? Le piège aux socialistes tendu par le président Sarkozy. Pas idiot. Ils n'ont pas envie de voter cette règle et on les comprend : ils ont tout intérêt à bien expliquer pourquoi pour ne pas être taxés de laxistes.
Finalement, je préfère les Vacheron d'Or à la règle d'Or.
nm.

mardi 16 août 2011

De buvette, de thermomètre, de crise de croissance en Europe


Les marchés financiers sont vilains, très vilains. Et les financiers spéculateurs, bouhhhhh.
Il faut rassurer les marchés lorsque les cors s'effondrent. Il faut interdire les ventes à découvert, c'est vraiment trop affreux. Il faut taxer les transactions financières. Oui, voilà, soyons fermes les amis. C'est le moment de leur montrer !

Mon avis ? Tout ceci est grotesque de A à Z. Totalement. Mais que voulez-vous, il s'agit de servir au public européen de l'action : donc, on gesticule.

La crise des marchés pose-t-elle un problème ? Non mon bon lecteur, à part peut-être aux spéculateurs eux-même : car lorsque les cours baissent, soyez rassurés, il y a davantage de pertes que de gains pour nos amis traders (difficile ensuite de supporter l'inflation galopante chez Brooks Brothers, Ralph Lauren ou le coût d'un verre d'eau vendu 1,5 Euro à la buvette des marionnettes du Jardin du Luxembourg). Le problème de la baisse des cours touche les gros investisseurs et les épargnants encore que ... Si ces derniers vendent c'est qu'ils redoutent des lendemains compliqués, encore plus compliqués que s'il devait conserver leurs titres en portefeuille. Humm. Mais 99% des Européens peuvent dormir tranquillement, la baisse des cours, c'est indolore pour eux.

Alors quoi ? On parle de crise de la dette publique. OK, d'ac. En quoi cela pose-t-il un problème ? Si les états devaient ne pas rembourser ou devoir ré-échelonner les remboursements comme c'est le cas des buveurs d'Ouzo. Bon.

On parle aussi de l'absence totale d'espoir de dynamisme économique en Europe. Tiens on en parle un poil moins : 0 % de croissance en France eu deuxième trimestre. 0,1 % en Allemagne, pourtant plus performant d'ordinaire que l'Hexagone sur le sujet. Ouille ça pique. Le vrai problème est là. Et les cours de bourse reflète en fait sans peu de doute cette situation. Alors qu'il y a encore quelques semaines, nos dirigeants politiques se gargarisaient de la réduction du chômage preuve de la qualité de leur politique économique, les marchés eux entamait une baisse tout à fait cohérente. Qui se matérialise par ce 0 de la nullité. Vous savez jeune lecteur, quand on est malade, on peut casser le thermomètre, la fièvre ne part pas pour autant. Et là 99% des Européens peuvent être inquiets !

Mon point de vue ? Les marchés sont plutôt dans le vrai.

Alors plutôt que de nous promener de sommet en sommet sur la régulation financière et de continuer de faire croire aux Français que notre pays a une croissance qui repose sur la consommation (on se demande comment notre déficit n'est pas pire que ce qu'il n'est), on s'attaque au problème de la croissance. Basta.

1,5 Euro pour verre d'Evian à une buvette, c'est vraiment un scandale.

nm

dimanche 14 août 2011

Des bars d'hôtels parisiens en temps de crise, le 8 au Mandarin Oriental


Ha cette crise me désole cher lecteur. Après avoir dénoncé la hausse de 10% d'un de mes fournisseurs favoris de chemises (mais pour combien de temps encore), je me fait le héraut d'une autre sinistre nouvelle : + 20 % pour les polos classiques de Ralph Lauren ... Je sais, ça laisse songeur. De vous à moi, je pense que les mecs ont craqué. Ajoutez à cela le portefeuille boursier des clients de Ralph Lauren qui a fondu en 2 semaines et vous mesurerez la détresse des classes les plus privilégiées, les premières victimes de cette crise, doublée d'une inflation invraisemblable sur les biens de première nécessité.
Bref, c'est pour tromper notre malheur que la rédaction du blog d'Isaac a décidé de se lancer dans une enquête qui va nous imposer des sacrifices, des risques journalistiques et éditoriaux qui nos conduiront sans doute au Pulitzer. Faire une étude raisonnée de l'offre en bar des hotels de luxe parisiens.
Paris est sans doute la capitale mondiale ayant la plus solide tradition dans les palaces de grand luxe. Autant vous dire que le travail sera considérable.
Parenthèse à ce sujet : le secrétariat d'Etat au tourisme, dirigé par le subtil Frédéric Lefebvre, vient de lancer un label Palace afin de rendre lisible pour une clientèle de plus en plus mondialisée l'offre d'hôtellerie de très grand standing française. Ben oui, nos amis milliardaire chinois ils ne savent pas que le Ritz c'est quand même autre chose qu'un Hilton du Texas. Bref. Notre secrétariat d'Etat a monté un jury qui a recalé .... Attention, on s'assied et on essaie de ne pas tomber de sa chaise, qui a recalé donc le Ritz et le George V. Right. Un grand merci à Frédéric Lefebvre qui peut retourner chez Zadig et Voltaire.
Fin de la Parenthèse.

Bref, étape n°1 : tester le tout nouvellement ouvert Mandarin Oriental. Mandarin Oriental, c'est une chaine d'hôtellerie de prestige ambiance Hyatt ou For Seasons. Rendez-Vous rue Saint-Honoré. Alors ?
Extérieurement, on est un peu déçu, il faut bien le reconnaitre. Façade sans grand charme. On rentre, et là, Hollywood. Pas mal du tout. Et plutôt inédit comme décor à Paris ? C'est l'architecte super star Jean-Michel Wilmotte qui a dirigé les opérations. Pas mal, à moins bien entendu d'être blasé de tout, ce qui n'est pas notre cas au blog d'Isaac. Donc, direction le bar, ou plutôt la terrasse. Magnifique terrasse. Manque de pot, derrière notre table, il y avait un espèce de bruit de ventilation, ou de je ne sais quoi. Impossible dans un palace les amis ! Bon, on est quand même au top. La carte ? Tout ce qui va bien dans ce genre d'endroit. Cocktails, des classiques et des créations maisons, du snack, champ', Whisky, des Rouquins. Mais, mais, mais, aucun conseil des jeunes serveurs. Pas de questions sur les gouts des clients, rien. Nada. Pas palace ça ! Ayant pris un Nikka sur glace, pas de soucis. Mais mon accompagnatrice avait tenter la 8ème dimension, un cocktail création maison : verdict ? Pas bon. Ha ...
Ayant fini mon excellent whisky l'un des jeunes serveurs décide de m'apporter un verre d'eau. Excellente initiative, mais pour mon malheur il se penche avec son plateau, patatras un cendrier tombe tout près de mon crâne et s'éclate à mes pieds, tandis que le verre d'eau patatras aussi mais sur mon pantalon. Pas très palace.
Pas de chef de rang pour proposer un verre ou tenter de rattraper le coup.
Bref, l'adition est demandée et se fait attendre ... attendre ... puis arrive enfin. Et on veut payer mais personne.
Alors, et c'est le bon point de ce bar, on se lève sans payer. Et personne ne vous arrête : ça, c'est palace !

Prochain épisode, la terrasse du Ritz.

nm.

vendredi 12 août 2011

De la Crise .... Encore et encore


Là, la situation devient vraiment critique. La folie boursière et la croissance française au deuxième trimestre bloquée à 0 n'étaient que les trompettes qui annonçaient l'apocalypse : les chemises Brooks Brothers ont augmenté de 10 % !
Certes, elles sont remarquables, mais tout de même ... Dieu merci le blog d'Isaac veille sur le pouvoir d'achat.
nm.

mardi 9 août 2011

De sortir de son mutisme : le retour de la crise


Deux mois de mutisme. Ben oui, très franchement, on ne peut pas dire que l'actualité la plus récente pouvait donner envie d'ajouter quoi que ce soit à la cacophonie ambiante : DSK, les Médias, les Primaires, Aubry en couv' de Match, la séquestration de Charlène et .... la crise !
Souvenez-vous, on en parle ici depuis plus d'un an :
http://newsbizz-ike.blogspot.com/2010/05/de-lausterite-budgetaire-longue-note.html

Mais que voulez-vous ...
On fait quoi ? Tiens, on se demande peut-être qui sont les prêteurs ? Il ne suffit pas de se lamenter sur l'inconscience des emprunteurs les amis, mais il faut encore se demander qui prête ?
Qui doit-on condamner ? Le junkie ou le dealer ? Héhéhé, ils sont marrants les Chinois ou les Allemands à pousser leurs petits cris "Hihihi" : Hé les gars, quand on deale auprès de toxico au fond du gouffre faut peut-être s'attendre à avoir des soucis non ? Prêter de l'argent aux US, à la France, à la Grèce ou renouveler son crédit revolving à Madame Michu c'est comme filer de la dope à Amy Winehouse.

To be continued.

nm.

lundi 6 juin 2011

De "L'épicerie du Père Claude", avenue de la Motte Piquet à Paris


"Le Père Claude" est une institution. Un des QGs du président Chirac, gourmet gourmand. Aussi, on suspecte le lieu d'être hautement fréquentable, bien qu'étant situé dans un arrondissement périphérique : sur ce dernier point, pas d'inquiétude. Et rendez-vous avenue de la Motte Piquet à une petite centaine de mètres du Champ de Mars. Donc, pas de danger.
Et la bonne nouvelle, c'est que le Père Claude a tout à coté de son restaurant une épicerie qui propose quelques produits bien sympathiques. Et on signalera tout particulièrement les chipolatas et merguez maison. Une tuerie les amis. Et vous retrouverez des saucissons, une sélection de fromages savoureux .... Que du bonheur !
Et croyez moi, ça vaut mieux que d'aboyer avec la meute.
nm.

jeudi 2 juin 2011

De "Nowhere Boy", le biopic sur l'adolescence de John Lennon par Sam Taylor-Wood


Sam Taylor-Wood est une figure très connue et reconnue de l'art contemporain : vidéaste et photographe, elle fait partie des stars du marché et on la retrouve très régulièrement dans les foires les plus importantes, de Miami à Bâle, en passant par New-York, Londres et Paris.
On citera notamment le très beau Still Life ou le Pieta, que j'ai eu le plaisir de voir à l'academia de Florence tout à coté de la pieta Palestrina de Michel-Ange. Prolégomène destiné, vous l'aurez compris, à hausser le niveau de ce modeste blog.
Aussi, quel évènement que ce "Nowhere Boy", première réalisation de Sam Taylor-Wood dans le monde du long métrage.
Sorti en salle en décembre dernier, le film est depuis peu disponible à la vente. Une indéniable réussite. On apprécie la grande maitrise technique de Taylor-Wood, mais surtout l'intelligence du propos, ou comment en 1h30 on parvient avec virtuosité à expliquer la figure de Lennon. Ou plutôt, on esquisse.
Le pourquoi du rocker, du rebelle, de l'écorché, des débuts des Beatles, de la relation complexe qui le liera à Paul MacCartney. Avec quelques morceaux de bravoure que ne renieront sans doute pas les évangélistes des Fab Four : on citera notamment la rencontre Lennon MacCartney, où le minot de 15 ans, Paul, se fend d'une interprétation incroyable du Match Box de Carl Perkins, laissant Lennon entre l'admiratif et la jalousie.
Portrait efficace, intelligent, subtil. Et servi par des acteurs vraiment très convaincants !
A voir ou revoir d'urgence.
nm.

mercredi 1 juin 2011

Des classiques masculins n°8, la chaussette Gallo


Nous avions déjà l'occasion de signaler ici l'importance essentielle de la chaussette en matière d'élégance masculine.
Les détails révèlent à coup sur le goût cher lecteur, aucun doute là-dessus ! Aussi, nous vous invitons à soigner avec une attention toute particulière la sélection des chaussettes que vous portez ami lecteur.
Outre Gammarelli donc, fournisseur de sa Sainteté, je vous recommande donc la maison Gallo. Une maison lombarde hautement recommandable ! Les coupes (je vous garantis que c'est remarquable), les matières, les couleurs, tout y est à l'avenant.
Pas facile à trouver en France, rendez-vous au rez de chaussée du Bon Marché, dans le septième arrondissement, à Paris.
nm.

samedi 21 mai 2011

De "La Grande Cascade", restaurant dans le bois de Boulogne, 16ème arrondissement de Paris


Que nous dit le Michelin ? Une étoile, et les petites fourchettes rouges qui signalent un cadre particulièrement agréable. Et donc ?
Un restaurant niché à l'orée du bois de Boulogne, tout près de l'hippodrome de Longchamp.
Je vais vous faire une confidence, c'est sans doute l'une des tables les plus savoureuses de Paris. Et à midi, c'est tout simplement le meilleur plan que je connaisse : un menu menu du marché à 65 €, entrée, plat, dessert, le tout d'une qualité étourdissante. Une cuisine qui mérite totalement son étoile !
Et la cadre ? Napoléon III s'était fait construire un pavillon pour ses haltes dans le bois. Pavillon qui héberge aujourd'hui "La Grande Cascade". Avec les beaux jours, une terrasse magnifique. Et l'automne arrivant, on passera les jours plus froids et humides à l'intérieur du décor second empire.
Et le service ? Il est parfait.
Et la carte des vins, et les conseils associés ? Parfait aussi.
Bon, un point faible ? Aucun

Et DSK ? Aucune raison d'aboyer avec la meute.

nm.


jeudi 19 mai 2011

De "La Conquête"



Un film qui était attendu, c'est le moins que l'on puisse dire. En effet, c'est sans doute une première pour le cinéma français que de s'emparer d'un sujet aussi contemporain : raconter la quête de l'Elysée par Nicolas Sarkozy pendant la période 2002-2007.


Moi, je n'ai pas boudé mon plaisir. Vraiment divertissant. LE film vaut d'être vu pour au moins, et dans le désordre : l'interprétation incroyable de Denis Podalydès das le rôle titre, mais aussi et surtout celle de Bernard Lecoq qui interprète Jacques Chirac. Il vaut d'être vu pour les dialogues, dont certains pourraient devenir cultes ! Chapeau bas aux scénaristes dont on a pu lire que tout le mérite revenait à leurs informations, car au final, tout est très proche de la réalité dans ce biopic, ce qui est vrai aussi pour les répliques de principaux personnages, Chirac, Villepin et Sarkozy.


Pour le reste, qu'en retient-on ? Pas grand chose il faut bien l'admettre, car on sait déjà tout ou presque de cette histoire, à travers des livres (comme celui dernièrement sorti de FOG M. La président), ou bien par les médias de l'époque. Il faut tout de même dire que l'histoire est ici double puisqu'elle raconte la symétrie entre la conquête de la France et la perte de Cécilia pour celui qui sera élu le 06 mai 2007. Mais, rien de bouleversant dans la narration.


Il est aussi assez remarquable de signaler que ce film n'a rien d'un pamphlet. Et je pense même qu'il rend le personnage de Sarkozy plutôt sympathique, car peut-être un peu plus humain que beaucoup de ceux qui l'entourent. Une humanité faite certes de faiblesses mais une réelle humanité.


Alors, faut-il y aller ? Oui, définitivement, pour passer un moment distrayant avec des personnages sortis tout droit de la Comedia dell' Arte (ha ben non, en fait, ils sont réels !).


nm.

dimanche 15 mai 2011

De Thoumieux, restaurant dans le septième arrondissement, Deuxième note !



Et bien oui, c'est intéressant de revenir déjeuner dans un restaurant qui nous avait emballé. Nous avions publié une note sur le sujet en septembre ici. Un superbe souvenir. Et aujourd'hui à nouveau, quel plaisir !


Calmar en entrée en mode carbonara ? Ludique, (et régressif), une entrée qui donne le sourire.


Une poularde aux morilles ? Nerveuse, racée, savoureuse ...Plein de choses à nous dire cette poularde. Elle nous explique qu'on peut-être une volailler et être légère. On l'imagine volontiers gambader dans une ferme bucolique, picorant, se balladant ... Hummm. Une petite merveille !


Et pas de dessert pour votre serviteur qui limite les calories. (Marathon, marathon)


Moralité, on a qu'une envie, réserver le premier étage qui vient de décrocher deux étoiles au millésime 2011 du Michelin.


Et DSK dans tout ça ? Présemption d'innocence aux morilles.


nm.

samedi 14 mai 2011

Des dossiers de 2012 : que chaque citoyen se sente prince en son royaume

Dans la bataille pour la présidentielle, un grand texte qui tombe à point. Quelques extraits :

« A la différence des candidats des partis de l’argent, le candidat socialiste n’est pas solitaire en son combat. Son « envie » [de devenir président de la république], c’est d’abord l’envie de centaines de milliers de militants et de milliers de citoyens : l’envie de faire enfin respirer à pleins poumons un pays qui étouffe sous le poids des privilèges de la caste au pouvoir. »

« Le désordre s’est installé dans l’Etat par l’intervention permanente du président dans le fonctionnement quotidien de l’administration : se mêlant de tout, il oublie l’essentiel. Votre question se réfère à ce que vous appelez la lourdeur de la charge de président de la république : oui, ainsi conçue par le président sortant, la charge est aujourd’hui si lourde qu’elle tombe des mains fragiles de son dépositaire. »

« Déterminé et humble : voilà les qualités premières de l’homme public ! La parole fraternelle de Sartre concluant Les Mots pourrait être heureusement méditée par chaque responsable politique : être « un homme, fait de tous les hommes, et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui ». Et j’ajouterai : Et que chaque citoyen se sente prince en son royaume ! »

« Les dirigeants actuels savent brandir le drapeau « France » pour faire taire les Français et conduire une politique sociale de répression. Au nom de l’intérêt supérieur de la nation, on perpétue un système d’inégalité, on dépouille les épargnants de leurs économies, on précipite vers le chômage des centaines de millions de travailleurs actifs, on détruit le patrimoine naturel, on gaspille les chances du développement scientifique. La droite proclame toujours : la France exige sacrifices et privations. Elle oublie d’ajouter que la France ainsi conçue se confond avec les intérêts les plus cupides de la classe sociale au pouvoir. »

C’est signé François Mitterrand et daté de mars 1981 (l’intégral ici). Au-delà de la modeste contribution du Blog d’Isaac aux célébrations des 30 ans de la victoire socialiste, ce texte garde toujours quelque chose d’actuel et de bon pour la pensée d’aujourd’hui. On laissera la conclusion à notre hôte, en espérant qu’elle en inspire plus d’un : « Républicain, je suis devenu socialiste. J’ai compris qu’une société fondée sur le profit de quelques-uns asservissait l’homme, le privait de son droit à la vie, de son droit au bonheur. J’ai donc mis en question les lois qui régissent l’économie de profit pour lui préférer un système qui s’assigne pour finalité l’épanouissement de chaque citoyen. »

df.

mardi 10 mai 2011

Des dossiers de 2012 : l'assistanat en question ? Part One



Si un sujet fait toujours l'objet d'un réel clivage droite-gauche, c'est bien celui de l'assistanat. Enfin, que dis-je ... Assistanat pour la droite, solidarité pour la gauche.

En témoigne les très vifs échanges auxquels nous avons assisté entre les deux camps suite à l'interview donné par Laurent Wauquiez Dimanche sur BFM TV.


Pour résumer son propos :

"L'assistanat est le cancer de la société française" sic

"aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic, ça c'est la société française qui tourne à l'envers"



Wauquiez reprend avec fougue l'un des thèmes de campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy : la France qui se lève tôt et qui ne demande pas d'allocations. Et propose de plafonner le cumul des minima sociaux à 75% du SMIC et de faire en sorte que les bénéficiaires du RSA réalisent 5 Heures de travaux d'intérêts généraux par semaine.



Tollé donc. Pour la gauche, Wauquiez et la droite s'en prennent au plus faible à l'heure où les effets de la crise se feraient ensore sentir.


L'UMP applaudit et Roselyne Bachelot, ministre des solidarités, de se désolidariser du jeune ministre aux dents acérés.


Ce qui est amusant, c'est que pour illustrer ses propos, Wauquiez a pris des exemples totalement inexacts. Mais qu'importe finalement cher lecteur ? L'essentiel était de faire parler, et c'est réussi.


Mais qu'a fait Sarkozy pour l'électeur de droite ? En fait de valoriser le travail ? Voyons, voyons, cherchons ... Humm si, il a defiscalisé les heures sup. Mais également mis en place le RSA. Et ? En gros, c'est tout.


Alors le clivage est peut-être davantage dans les postures que dans les actes chers lecteurs.



Néanmoins, sur ce point, comme sur tant d'autres, la question à se poser est sans doute la suivante :

Laissons de coté l'idéologie sur la solidarité et le mérite. Le travail et l'aide aux plus faibles ... blabla blabla blabla.

La question : la France est endettée au delà du possible : plus de 1600 Milliards d'Euros. A-t-on encore les moyens d'avoir le même système social que celui que nous avons connu ces dernières années où bien nous faut-il sur ce point comme sur beaucoup d'autres revoir (au moins temporairement) notre copie ?


Je plaiderais volontiers pour une cure d'austérité. Mais nous y reviendrons.



nm.