mercredi 8 juillet 2009

De whatever works, le dernier Woody Allen


J'attendais avec une grande impatience le dernier opus du plus célèbre myope New Yorkais. A plusieurs titres.

En immense fan de Woody Allen. Et parce que j'avais été grandement déçus par ses dernières réalisations. Rien de très convaincant depuis l'excellent Match Point. Je me demandais d'ailleurs si le fait de ne plus tourner dans ces rues de New York qu'il connait si bien, qu'il a inventées (!), ne lui érodait pas une grande partie de son énergie, voire même de sa subtilité coutumière.

En effet, Scoop n'était guère plus qu'un bon divertissement.

Le rêve de cassandre passait quant à lui totalementà coté de son objet. Difficile d'accrocher aux personnages dessinés maladroitement par Woody Allen, difficile d'adhérer à la tentation tragique qui ne prend pas. Et surtout le film souffrait la comparaison avec le film de Sydney Lumet sorti quelques semaines auparavant, "7h58 ce matin là", qui globalement adressait les mêmes thèmes : la fratrie, le rapport aux parents, le sentiment de culpabilité.

Quant à Vicky Cristina Barcelona, et endépit de l'excellente critique qui a accompagné sa sortie, je considère qu'il est sans doute l'un des plus mauvais du réalisateur. J'ai même failli ne pas le ragarderjusqu'au bout : personnages caricaturaux, succession de situations entendues, faiblesse du scénario.


Bref, c'est vous dire que du coté de chez Isaac, le retour à Big Apple était attendu. Le film est meilleur que ses derniers : plus tonique, plus drôle, plus grinçant. Néanmoins, on déplorera encore une grande faiblesse de l'histoire. Woody ne nous raconte pas d'histoire. Il est bavard. De très amusants bavardages, parfois fulgurants, mais des bavardages tout de même.

Et ce qui ne gâche rien, Larry David, qui incarne le personnage principal est très convainquant.

A voir, donc, sans nourrir d'immenses attentes, mais avec la garantie de voir un divertissement plutôt très supérieur à la moyenne. Et comme dirait l'autre, "whatever works" !

lundi 6 juillet 2009

De l'art contemporain en province

Très (trop) souvent, il est ici question d'art et de manifestations artistiques parisiennes. Pour déroger à cette règle, voici quelques conseils à la destination des Provinciaux et des Parisiens en ballade dans nos belles provinces.
D'abord, si vous passez près de Aubusson, ne manquez sous aucun prétexte l'exposition donnée dans la mairie de la capitale française de la tapisserie.

Issue d'une collaboration entre le peintre français Gérard Garouste et les maîtres tapissiers d'Aubusson, "Le Murex et l'Araignée" trône dans l'escalier d'honneur de la mairie. Cette oeuvre est absolument magnifique, reprenant un thème cher à Garouste, l'araingée qui tisse sa toile, clin d'oeil au travil des tisseurs d'Aubusson qui ont pu ici faire la preuve de l'immensité de leur maîtrise technique.

La tapisserie "Le Murex et l'Araignée"

Vous pourrez par ailleurs visiter une exposition d'oeuvres de 3 jeunes peintres, Olivier Masmonteil, Pierre Monestier et Edgardo Navarro, qui sont de jeunes complices de Gérard Garouste et qui ont notamment donner de leur temps pour son association "La source" qui vient en aide par l'art aux enfants en difficultés.




Ensuite, je vous recommande de vous rendre à Meymac, dans le beau département de la Corrèze. Vous pourrez y voir une rétrospective des 30 années du centre d'art, dirigé avec talent et flair par caroline Bissière et son mari.
Parenthèse, Caroline est la fille de Louttre B., l'art est ici affaire de famille. Louttre B. dont je vous recommande cette monographie, éditée par l'excellente maison d'édition Ides et Calendes. Fin de la parenthèse.
Vous retrouverez avec plaisir un condensé de l'histoire contemporaine de l'art de ces trente dernières années. De Julian Opie à Gérad Garouste, de Soulages à Immendorf, de Sophie Calle à Annette Messager, de Cueco à milles autres (re)découvertes. A ne pas manquer.

Julian Opie

Pierre Soulages



Enfin, rendez-vous au musée de Grenoble qui présente une exposition de trois peintres.
Un vétéran américain pour commencer, star internationale défendue par la galeire Ropac en France, Alex Katz. Son exposition retrospective montre l'immense influence que l'homme a exercé sur les génération suivante et permet de rentrer dans son univers, à la croisée du Pop et de l'expressionisme abstrait du début des années 50.

Alex Katz

Et deux jeunes peintres, Gregory Forstner et Duncan (pononcez Dinquant) Wylie. Ces artistes ont moins de 40 ans, et font partie du groupe "Génération 70" qui créait l'évènement il y a deux lors d'une magnifique exposition à la fondation Salomon. Ce groupe d'artistes est soutenu par des critiques, des adviser et des curateurs aussi important que Anne Malherbe, ou Philippe Piguet et mécénés par la fondation Claudine et Jean-Marc Salomon. Il incarne une nouvelle génération d'artistes renouant avec la peinture, avec l'histoire classique de la peinture et s'inspirant des maîtres pour proposer une vision contemporaine souvent passionnante.

C'est le cas à Grenoble où les deux expositions sont absolument magnifiques. Quelqu'un a dit génial ?




Gregory Forstner

Duncan Wylie


mercredi 1 juillet 2009

De Burqa et de Niqab


La polémique fait rage. Le débat, et c'est tant mieux, précède une éventuelle initiative législative.

Pour résumer, à ma gauche : les tenants d'une ultra laïcité, plus les défenseurs des droits des femmes et ceux qui pensent que ces tenues sont une aliénation de la liberté individuelle et que c'est l'affaaire de l'état de défendre ceux qui en sont victimes. S'ajoutent aux groups précédément cités quelques ultras (je cite Elisabeth Badinter que l'on a connue plus inspiré) qui s'offusquent pour la raison suivante : ces tenus sont un déni de vie en société et coupe du monde celles qui les portent. Et cette tenue est une insulte à nous autres (heu ... les gens normaux ?) dcar nous n'avons pas accès à leur visage.


De l'autre, à ma droite : des juristes qui s'arcboutent sur une lecture stricto-tendue de la constitution et des textes de loi et qui nous disent : ce n'est pas l'affaire de l'état d'intervenir sur des pratiques religieuses dès lors qu'elles ne s'exercent pas dans la sphère publique (principe de laîcité) et qu'elles ne troublent pas l'ordre public. Les mêmes considèrent qu'il n'est pas de la responsabilité del'état de définir ce qui est une "bonne" pratique religieuse. (pas faux entre nous ... Ou alors, on n'a pas finit. Voyyons, une loi pour autoriser la mariage des prêtres catholiques car le sénat n'interprète pas les textes sacrés comme le vatican, etc.)

Ceux-là n'imaginent pas que la loi peut-être changée, que la constitution elle-même et on l'a vu très récemment, peut elle aussi évoluer.

Des intégristes religieux de tous bords, qui au fond ne s'inquiètent pas qu'on interdise la burqa. Je crois même qu'ils se réjouiraient : loi difficilement applicable, elle radicaliserait davantage une démarche qui est radicale.

Parenthèse : la loi est effectiviement difficilement applicable. Imaginons comment une verbalisation pourrait se passer. Un agent arrête une femme. Il lui met un PV ? Il l'oblige à le suivre au poste et l'oblige à quitter ses vêtements, et donc par la force ? ....

Fin de la parenthèse.

Des gens qui pensent qu'une interdiction comme celle-ci porterait à nouveau les feux des critiques sur une communauté en la réduisant à un exercice ultra minoritaire de sa religion. Et que cette communauté pourrait tout à fait s'en passer. Pas faux.


Enfin des gens qui considèrent qu'une interdiction comme celle-là n'est sans doute pas la meilleure manière de "libérer" ces personnes qui pour certaines sont victimes de leur environnement (par l'éducation, le climat général de leurs relations) et portent niqab et burqa de bonne grâce, d'autres sont convaincues que c'est là une marque de piété sincère et d'autres enfin qui sont des victimes plus "physiques " de leur environnement et qui n'ont pas le choix de ne pas porter le voile intégral.

Pour ce dernier groupe, seul le travail d'éducation compte. Il passe par des relais sociaux, par les imams, et par la création d'écoles privées musulmanes structurées. Isaac appartient à ce groupe.

mardi 16 juin 2009

De digressions autour de Art Basel, courte note


L'édition 2009 de la version de Art Basel a fermé ses portes la semaine dernière. Et je voulais attirer votre attention sur un excellent article publié par Rue89 sur une enquête menée par le trésor US au sujet d'UBS, principal sponsor de la plus grande foire d'art contemporain au monde.

Nous reviondrons ici sur l'essentiel de cet évènement, les oeuvres, ultèrieurement.

dimanche 14 juin 2009

De l'adaptation cinématographique de Millenium, courte note


Je n'avais pas lu la trilogie de Stieg Larsson. J'ignorais tout du pitch et pour tout vous dire, l'idée de regarder un film en suédois (certes sous-titré) me glaçait un tantinnet.

Et bien, j'ai été exaucé au delà de mes craintes. C'est glaçant, parfois effrayant, glauque à souhait. Une vrai révélation. A voir évidemment, et je le dis sans réserve.

Si, une réserve peut-être : il y a quelques scènes d'une grande violence qui peuvent choquer. Attention donc aux plus jeunes.

J'en profite pour dire qu'en regardant le film, je me suis posé la question de l' à propos de scènes aussi "difficiles" : raccoleur, effet sensationnel ? Je crois a posteriori que ces scènes (une notamment) trouvent en fait leur place dans la narration et dans le climat du film. Risqué, mais réussi.

mardi 9 juin 2009

De l'indispensable leadership politique où les errances du PS


"Il nous faut refonder le parti ; Réfléchir sur notre modèle de société ; remettre à plat nos fédérations et bla bla bla et bla bla bla " Voilà certaines des grandes idées qui étaient suggérées par les dirigeants socialistes au soir de la déroute de dimanche dernier.


Mon sentiment ?


La raison de la déroute du PS ne vient du manque d'idée, de l'organisation de ce parti ou modèle de société proposé à ses électeurs. Il vient tout simplement qu'il manque un leader incontestable au PS.


Un homme ou une femme qui mette le parti en ordre de bataille, liquide les guerres de clans et règle le problème des partis qui fleurissent à gauche ou à droite du PS. Bref, un leader, charismatique auprès de ses pairs, de l'opinion publique et stratège politique capable des pires coups bas pour arriver à ses fins. Et cette fin dans la cinquième république, c'est la conquête de l'Elysée.


Et une fois cet homme (ou cete femme au commande) aux commandes, alors seulement les idées et le programme viendront mais ne nous y trompons pas. De toute façon, la différence droite gouvernementale- gauche gouvernementale est globalement connue par les Français non?

De tout temps, c'est comme ça que ça a marché. Un homme.

Meilleur exemple : Mitterrand. Inutile de discuter son charisme et son autorité. Inutile de remettre en cause ses capacité de stratège politique, capable de balayer ses adversaires "mou" comme Michel Rocard (qui aurait sans doute put faire un excellement président, mais n'aurait jamais pu être élu) et capable de réduire à néant le PC.

Un autre exemple ? A droite cette fois-ci, Sarkozy bien évidemment. Pas d'opposants ou de réel courant non sarkozyste à l'UMP. Le FN laminé, le nouveau centre rallié à l'UMP et muselé à l'assemblée, quant à l'ouverture, elle agit sur le PS comme un picador sur un taureau dans une arène...

Je ne dis pas qu'il faille se réjouir de la nécessité du chef. Mais c'est ainsi, et l'ignorer comme feint de le faire le PS, c'est se mentir.

Alors ? Qui ? Je ne vois qu'un candidat crédible, à qui manque peut-être la dimension du machiavélismene politique mais qui en 2012 bénéficiera d'une aura immense à l'issue de son mandat de patron du FMI : DSK.

samedi 6 juin 2009

De l'exposition Fra Angelico au musée du Capitole à Rome


Quelle immense joie d'avoir eu l'occasion de visiter cette exposition lors de mon récent séjour à Rome. Une rétrospective, la plus importante jamais organisée sur Beato Angelico (l'artiste a été béatifié en 1984 par Jean-Paul II) depuis 1955 et les expositions de Florence et du Vatican.

Quelques repères historiques peut-être : Fra Angelico est un frère dominicain né en 1400 et mort (ce n'est pas le bon mot, l'artiste étant passé à une postérité infinie) en 1455. La tombe de Fra Angelico est par ailleurs visible dans l'église Maria Sopra Minerva, tout près du Panthéon, siège des dominicains à Rome. Je vous recommande vivement d'y passer, à la fois pour vous recueillir sur sa tombe mais aussi pour admirer le trésors magnifiques qu'elle héberge : Christ de Michel-Ange, fresques de Pinturicchio et de Fillipino Lippi. Une église pleine de grâce.

Revenons donc à cette exposition superbe qui durera jusqu'au 5 juillet. Elle présente une rétrospective de l'oeuvre du frère des anges qui couvre l'ensemble de ses travaux, ce qui inclue non seulement ses peintures mais aussi des dessins, des études et des travaux d'enluminure. J'ai notamment été totalement pétrifié par la magnifique Annonciation du Museo della Basilica di Santa Maria delle Grazie de San Giovanni Valdarno, l'une de ses deux annonciations sur tableaux avec celle de Cortone (que je me languis de voir !).


Et par les jugements derniers, et par les études sur dessins, et finalement, je crois par chacune des pièces présentées. Une exposition émouvante tant on ressent la densité des recherches de Fra Angelico pour proposer des solutions et des représentations à des enjeux ausi complexes que l'annonciation, l'incarnation, la grace ou le christ juge.
Ce qui est formidable avec ces grands peintres du quatrocento, comme Fra Angelico, mais aussi Piero della Francesca ou avant eux Ambrogio Lorenzetti , c'est la que la peinture est au service du sens et de l'intelligence : le mystère de la foi bien entendu, mais aussi la condition humaine. Et ces peintres pensent leurs oeuvres pour appuyer leur discours et lorsqu'on se donne la peine (la joie devrais-je dire) de contempler et de se documenter sur ces oeuvres, on est emporté par une grace d'intelligence, d'humanisme et d'émotions à la fois.

A ne manquer sous aucun prétexte.

Et un grand merci à Daniel Arasse et à AM pour m'avoir appris à aimer ces oeuvres et m'aider à acquerir des clés de lecture.



vendredi 5 juin 2009

De François Bayrou et de ses errements, suite


Aux lecteurs assidus (cf. la note d'hier), je me féliciterais d'avoir détecter chez François Bayrou un bug comportemental qui a trouvé son issu dans son incroyable sortie face à Daniel Cohn-Bendit hier soir lors d'un débat animé par Arlette Chabot.

Pour rappel, le président du modem, pris à parti par Dany le rouge avec le talent qu'on lui connait, a insinué que celui-ci avait justifié et théorisé certaines pratiques pédophiles.

Il faisait ici référence à un passage du livre "Le Grand Bazar" , écrit en 1974 par Cohn-Bendit.

Et dans son élan de se prendre totalement les pieds dans le tapis dans la suite de son discours.

Bref, il semble que Bayrou perde ces derniers jours le contrôle de sa communication et de son image. Ce qui présage sans doute d'un résultat peu stisfaisant pour ses listes Dimanche. Et qui risque d'hypothéquer sa lisibilité par l'opinion comme potentiel locataire de l'Elysée.

jeudi 4 juin 2009

De François Bayrou et de ses errements


Sors de ce corps Frédéric Lefèbvre !!!

C'est la seule explication plausible : hier, François Bayrou devait être habité par l'esprit du truculent porte parole de l'UMP pour oser tenir des propos extrèmement déplacés sur le physique de François Fillon, premier ministre de la république française. Il a évoqué sa coiffure, ses traits ...
Absolument intolérable et totalement incompatible avec le positionnement de Bayrou.
De la part d'un Le Pen, passent encore les provocations de mauvais gouts ; celles-ci sont attendues et efficaces à l'endroit de son auditoire, mais là franchement, c'est très mauvais.

Et encore, je vous épargne ici le couplet assez pénible sur le complot anti-Bayrou et les manipulations des sondeurs.

mardi 2 juin 2009

De Dick Cheney et de son offensive anti Obama, suite



Pour faire suite au billet précédent et poser clairement les enjeux associés aux déclarations de Cheney, je dirais que celle-ci permet de mettre en lumière 3 problématiques.



  • La première : la ré-ouverture du débat politique aux US.

  • La seconde : poser la question de l'attitude des nombreux tartuffes qui n'ont cessé de pousser des cries d'orfraie quant aux vilaines méthodes de Bush à Guantanamo : "les mecs, c'est la guerre ! Houhou, on se réveille." C'est moche, sans doute, mais si on veut jouer à la guerre, il faut accepter ses règles.

La troisième : Cette politique a-t-elle été efficace ou pas, et de grace, essayons d'y répondre sans tomber dans la caricature.

vendredi 29 mai 2009

De Dick Cheney et de son offensive anti Obama


Depuis l'élection de Novembre dernier, à de très rares execption près, Barack Obama semblait bénéficier d'une aura sans précédent. Dans son pays comme à l'étranger.

Il surfait à la fois sur l'image qu'il véhicule d'un président moderne, métisse, démocrate mais aussi sur l'immense ras le bol accumulé au cours des 8 ans de l'administration W Bush.

Or, depuis quelques semaines, une offensive sans précédent est menée par un homme que personne n'attendait, l'ancien vice-président, Dick Cheney.

Il était invité jeudi dernier à l'American Enterprise Institute, un laboratoire d'idée conservateur de Washington.

"L'administration a constaté qu'il était facile de se faire applaudir en Europe en fermant Guantanamo, mais qu'il était délicat de proposer une alternative qui serve les intérêts de la justice et de la sécurité nationale américaine", a commenté Cheney.

De la décision d'Obama d'interdire le recours aux interrogatoires "musclés" contre les terroristes suspectés, il a estimé qu'il s'agissait d'"imprudence se faisant passer pour de la rigueur morale et nuisant à la sécurité du peuple américain".
"L'administration, pour des raisons qu'il lui appartiendra d'expliquer, estime que le public a le droit de connaître la méthodologie des questions mais pas le contenu des réponses."
L'ancien vice-président s'en est ensuite pris à l'attitude de certains sénateurs et représentants sur ces méthodes d'interrogatoire. Il a souligné que certains élus étaient connus pour avoir demandé des rapports confidentiels à ce sujet et avoir approuvé ces méthodes en privé, avant de "filer se mettre à l'abri au premier signe de controverse".
"Au fil de ma longue expérience à Washington, peu de sujets ont provoqué autant d'indignation feinte et de moralisme factice que les méthodes d'interrogatoire appliquées à quelques terroristes capturés", a-t-il dit.


En bref, la question se résume ainsi : et si Cheney avait raison ? J'ai personnellement particulièrement apprécié qu'une respiration démocratique permette d'ouvrir un débat confisqué jusque là sur l'autel d'une morale dont on peut légitimement parler.

jeudi 28 mai 2009

De Lucio Fontana, courte note


Il ya quelques semaines j'avais défendu ici le travail admirable d'une céramiste contemporaine, Klara Kristalova.

En voyage à Rome, j'ai été totalement bluffé par ce buste de Lucio Fontana qui appartient aux collections des musées du Vatican. La modernité et l'influence sur les céramistes et sculpteurs contemporains est indéniable. Je trouve intéressant de partager ici ce coup de coeur pour un artiste dont je ne connaissais que les célèbres toiles déchirées.

mardi 26 mai 2009

Du Caravage, suite d'impressions romaines

Pour compléter les impressions caravagesques de Rome, voici quelques unes des magnifiques oeuvres de la galerie Borghese :



jeudi 21 mai 2009

De vacances romaines, impressions en courte note

Votre serviteur etant parti quelques jours en vacances, votre blog prefere a lui aussi pris le temps d'une pause.
A la faveur d'un Internet Point romain et avant de me mettre en quete de quelque tratoria, une courte petite note pour partager avec vous mon coup de foudre romaim pour le Caravage, dont l'art ahurissant se retrouve dans les musees mais aussi directeòent dans les chapelles de certainmes eglises comme St Louis des Francais ou St Maria del Popolo.
Ebouriffant Caravage.

vendredi 15 mai 2009

De l'exposition Tony Cragg à la galerie Ropac, courte note

La fameuse galerie Ropac, rue Debelleyme à Paris, présente une exposition de sculptures et de dessins de Tony Cragg, jusqu'au 13 juin .
Tony Cragg, artiste né en 1949, peut être décrit comme une valeur très confirmée de l'art contemporain, titualire du très prestigieux Turner Prize en 1988.

Néanmoins, dans cette exposition, j'ai bien peur de devoir dire qu' "il ne se passe pas grand chose". Certes, on retrouve des références au futurisme qui nous rappellent le pédigré de l'artiste, mais c'est tout. Rien.
Une tentative peut-être de proposer des solutions décoratives pour des intérieurs de lofts new-yorkais prétentieux ou de villas qu'on imagine blanches, à Miami et "à la manière de Mies de Mies Van der Rohe".


On peut donc éviter cette exposition sans regret.

mercredi 13 mai 2009

De Dom Quichotte à la Comédie française, courte note


La comédie française propose cette "Vie du grand Dom quichotte et du gros Sancho Pança" de Antonio José da Silva jusqu'au 1er Juillet.

Dramaturge brésilien du XVIII s, Da Silva met à sa sauce le héros de Cervantès dans une pièce très poétique et très loufoque à la fois.

Et la troupe de la comédie française interprète la partition de main de maître dans une création où tous les ingrédients du spectacle sont à l'avenant :

Les comédiens (ce n'est pas une surprise) sont excellents, les décors et les costumes sont magnifiques et contribuent au message du texte admirablement ; en confère les "montures" de Dom Quichotte et de son fidèle ecuyer. Mais aussi la part belle faite au chant et aux marionnettes !

En effet, la pièce originale avait été écrite pour incorporer des marionettes. Et le charme opére totalement ; c'est drôle, c'est onirique.

En un mot, un spectacle totalement jubilatoire à ne pas manquer.

mardi 12 mai 2009

De l'exposition Kandinsky au Centre Pompidou


Le musée national d'art moderne présente une grande rétrospective Kandinsky jusqu'au 10 aout 2009, proposée conjointement par le Centre Pompidou, la Städtische Galerie in Lenbachhaus de Munich et le Solomon R. Guggenheim Museum de New York, qui détiennent les plus importants fonds d'œuvres de l'artiste.

Elle rassemble une centaine de peintures abouties de Kandinsky, particulièrement les Impressions et les Improvisations.

Peintre né à Moscou sujet du Tsar en 1866, et mort citoyen français à Neuilly-sur Seine en 1944, Kandinsky aura traversé des époques historiques incroablement marquante : du Munich de Première Guerre mondial, au Paris occupé, en passant par la Russie de Lénine et la république de Weimar

La force de la rétrospective réside indéniablement dans l'incroyable qualité des oeuvres présentées et leur accrochage chronologique extrèmement lisible. Pas de mise en scène trop alambiquée, ce qui est tantn mieux au vu de la complexité de l'artiste. Le spectateur peut donc se consacré totalement à la progression de l'art de Kandinsky.

On (je) découvre de magnifiques oeuvres figuratives datant du début de sa carrière parisienne qui déjà semblent porter l'ADN des créations futures ; puis progressivement, on est mené sur un chemin qui semble conduire à ce qui m'a semblé être le sommet de sa carrière, son passage comme enseignement au Bauhaus.


En total béotien, et étant plutot imperméable à l'idée de l'art de ce peintre, j'ai découvert avec un grand plaisir un homme qui semble reconstruire un vocabulaire artistique, intellectuel avec un langage, un alphabet totalement nouveau. Je trouve que l'exposition est bien construite et permet de comprendre que Kandinsky n'est pas celui qu'on prétend qu'il est : un peintre abstrait. En réalité, il me semble au contraire qu'il nous dit des choses très concrètes. Mais avec un discours qu'il s'est créé, à base de formes géométriques simple, de couleur à la palette extrèmement maitrisé, le tout ordonné par une syntaxe elle aussi totalement inédite.

Une syntaxe qui s'incarne par une occupation de l'espace de la toile très originale, qui semble ne répondre à aucunscritères classiques.

L'enjeu reste donc, comme face à toute langue étrangère à disposer du code qui permet de déchiffrer le sens du discours. Bien entendu, la démarche de création d'un discours est déjà une oeuvre en soi. Mais je reste néanmoins sur ma faim quant au sens des toiles : un manque d'explication et de clés pour les comprendre sont sans doute la seule faiblesse de l'exposition.


En tout état de cause, une rétrospective à voir.

lundi 11 mai 2009

De l'exposition HF I RG au Jeu de Paume



Le jeu de Paume présente jusqu'au 7 juin une exposition consacrée au travail de Harun Farocki et Rodney Graham, 2 artistes contemporains travaillant essentiellement la video.

J'avais eu l'occasion de découvrir Rodney Graham à l'occasion de Basel Unlimited 2008 et depuis, je scrutais les opportunités de voir son travail. Au Jeu de Paume donc, où on retrouve des installations "typiques" de l'artistes : Projections dans des espaces monumentaux de film en 35 mms à l'aide de projecteurs mécaniques à l'esthétique et au ronronnement surranés.
Le Jeu de Paume propose notemment deux magniques video : l'une d'une ancienne machine à écrire allemande et l'autre d'un hydravion au milieu d'un paysage sauvage canadien. L'effet est stupéfiant. Graham est un poète qui juxtapose les impressions visuelles, auditives, spatiales.

On découvre également ses réalisations de photographe, souvent présentées dans des caissons lumineux. En dépit des références caravagesques, je dois reconnaitre avoir été déçu par ces oeuvres, beaucoup puissantes que ses videos. Amusantes, Colorées .... Sans doute plus facile à vendre auprès de collectionneurs que certains de ses films.

Quant à Harun Farocki, je l'ai découvert lors de cette visite. Et ce fut un grand coup de coeur. Son travail parait beaucoup plus revendicatif, cérébral, intellectuel et social que celui de Graham. A dire vrai, il n'y a pas beaucoup de comparaisons à faire entre ces deux artistes.
Farocki donc. Qui montrent de remarquables réflexions sur la condition sociale, le pouvoir des images, l'interprétation du spectateur face à aux choix du montage, l'humain. C'est intelligent, efficace, intelligible.

En résumé, une remarquable exposition, à laquelle il convient de consacrer au moins deux heures et demi pour pleinement profiter des oeuvres : à voir absolument

mercredi 6 mai 2009

Du classement des blogs les plus influents


Chers lecteurs, aussi incroyable que cela puisse paraitre, et en dépit de l'ébouriffante acuité dont font preuves les notes du blog d'Isaac, et ce sur les sujets les plus variés, votre blog favori est delà de la 3000 eme place du dernier classement Wikio ...

Je ne vous cacherais pas l'immense déception qui s'est emparée de l'ensemble de la rédaction.

Ainsi, il nous faut réagir.

A chaque blogueuse qui publiera un lien vers le blog d'Isaac, une coupe de champagne sera offerte par votre serviteur. A chaque blogueur qui publiera un lien vers le blog d'Isaac, notre plus grande gratitude lui sera témoignée.

D'avance merci, chers lecteurs pour vos actions.

De 2 ans de Sarkozy à l'Elysée


Paradoxal anniversaire. En effet, les sondages montrent un désaveu du président Sarkozy : 59 % des Français regrettent d'avoir Sarkozy comme président d'après un sondage du JDD.

Cette désafectation est incarnée au delà des sondagestrès concrètement par de nombreux mouvements corporatistes :

Université,

Hopital,

Parlementaires UMP ;)
Gardiens de Prison,
Internautes
Magistrats ... j'en passe.


Et pourtant, et c'est inédit, l'UMP devance le parti socialiste dans les intentions de vote pour les prochaines élections européennes. : 26,5 % contre 22,5 dans un récent sondage IFOP. Le PS doit donc être en bien mauvaise posture pour ne pas recueillir les fruits du mécontentement des Français.

Alors ? Sarkozy finalement ne s'en sortirait donc pas si mal et je suis certain qu'il préfère très largement une victoire électorale à de bons sondages. Curieux sondages pour cet anniversaire ...

A l'occasion de ces deux années, la question se pose aussi de la rencontre entre un homme, le président, et une nation. Très critiqué pour son exercice du pouvoir, Sarkozy en fait n'est-il pas jugé par les élites selon des critères "classiques" de l'exercice dudit pouvoir ? Ayant totalement révolutionné la fonction présidentielle, ne faudrait-il pas aussi faire évoluer les attentes qu'on peut avoir de son président ?

Ou bien, ses opposants et observateurs ne souhaitant pas se résigner à cette (r)évolution de la lecture de nos institutions, ceux-ci attendent-ils de rétablir un exercice du pouvoir à la Chirac ? Est-ce vraiment cela que l'on veut ? Je l'ignore, mais en tout état de cause, il ne serait pas juste de reprocher à Sarkozy de ne pas avoir opérer la rupture invoquée tout au long de sa campagne, au moins pour la gouvernance du pays.


petite note finale : on peut néanmoins penser qu'un élément des deux ans de Sarkozy fera l'unanimité.
N'at-t-il pas incarné une révolution des moeurs ? Divorcé et remarié avec Cécilia, c'est une famille recomposée qui entre au chateau. Et re-divorce, et re-mariage quelques mois après. Voilà un homme qui est dans on époque, c'est le moins qu'on puisse dire. Et qui nous a apporté la plus belle première dame au monde ... et ce n'est pas rien !

mardi 5 mai 2009

De Carla Bruni et ses escarpins, courte note


Non, cher lecteur, il n'y pas que les Piéta dans la vie.

En complément d'une note précédente, il me semblait donc essentiel de relever que lors du voyage présidentiel en Espagne, Carla Bruni était armée d'escarpins à talons. Ce qui est très rare depuis son union avec Nicolas (!). Et qu'il ne s'agissait pas de vulgaires souliers mais de Louboutin, reconnaissables à leur fameuse semelle rouge.

N'en déplaise donc aux afficionados de Jimmy Choo, Carla porte haut les couleurs de la création française


PS : fait encore plus rare, les talons des escarpins de Carla Bruni ne dépassent pas 3 à 4 cms, ce qui est assez exceptionnel pour Louboutin et montre le bon gout de la première dame pour le respect de l'harmonie esthétique de son couple

lundi 4 mai 2009

De quelques oeuvres françaises (mé)connues du Louvre

Les week-end prolongés, lorsqu'on a la chance de ne pas partir et de jouir de Paris, sont l'occasion de donner du temps à la contemplation.
C'est ainsi que j'ai fait une série d'immersions au Louvre, bravant parfois des foules hostiles à la dite contemplation (Dieu merci, le son poussé au maximum de mon Ipod a permis de repousser le brouhaha de la grande galerie ...)
Je profite donc de cette courte note pour vous faire partager quelques (re)découvertes d'oeuvres françaises souvent méconnues. Et la bonne nouvelle, c'est que les salles qui habritent ces chefs d'oeuvres sont assez peu fréquentées et très agréables.



Lançons nous avec une magnifique "Grande Piéta Ronde", datant du tout début du XVe et attribuée à Jean Malouel (?). Je ne connaissais abolument pas cette oeuvre dont la beauté m'a totalement emporté. Vous noterez les magnifiques expressions des personnages, exprimant chacun des sentiments différents. J'espère que comme moi, vous apprécierez la délicatesse de la représentation des figures qui approche (si, si) la perfection de Fra Angelico.
On retiendra par ailleurs qu'il s'agit d'une oeuvre commandé par Philippe Le Hardi, témoignage d'une Bourgogne toute puissante et moteur de l'art Européen au XVe siècle.



Pour continuer, je vous propose un chef d'oeuvre beaucoup plus connu que le précédent puisqu'il s'agit de la grande Piéta de Villeneuve les Avignon, réalisée par Enguerrand QUARTON. Certes, cette oeuvre n'a pas besoin d'Isaac, mais qui sait si Isaac, lui, n'a pas besoin d'elle ...
Quelle profondeur, quelle grace dans cette piéta : St Jean, Marie-Madeleine et Marie accompagnent le sacrifice de Jésus qui s'incarne dans leurs émotions et leurs gestes.



Faisons maintenant un grand saut dans le temps pour rejoindre le XVIIIe siècle et admirons là-encore une oeuvre que je ne connaissais pas (quel béotien je fais) : "La raie" de Chardin. Chardin que j'avais découvert au musée Thyssen de Madrid et pour qui j'avais eu un coup de coeur. Cette raie donc.
Et je dois bien reconnaitre que les mots me manquent comme bien souvent pour exprimer la beauté de ces natures mortes. Les contrastes entre le vivant et le mort.
Surtout, la puissante évocation du toucher. Le spectateur d'une peinture n'a que son oeil (ou bien le gardien risque de vous gronder). Avec Chardin, le toucher semble être totalement en éveil. On touche le chat, on ressent la matière, les poissons, la chair de cette raie. C'est une expérience tout à fait incroyable.
Pour terminer cette brêve parenthèse sur "La Raie", je passerai la parole à Proust qui, je dois le reconnaitre, a plus de verbe que moi : "Ce monstre étrange ... la beauté de son architecture délicate et vaste, teintée de sang rouge, de nerfs bleus et de muscles blancs, comme la nef d'une cathédrale polychrome".

Et enfin, nous concluerons cette note par une dernière trouvaille très réjouissante : "La jeune orpheline au cimetierre" de Delacroix. Romantisme, romantisme ... Est-ce un chef d'oeuvre ? Sans doute pas, mais Dieu qu'elle est belle !

jeudi 30 avril 2009

De Franck Dubosc et Bénabar, critique d'Incognito


Je pensais être en décalage avec les média bien pensant de notre beau landerneau parisien en vous recommandant d'aller voir "Incognito", mais non .... Le Monde a aimé, Libé a aimé ... Ha non, Dieu merci, Les Inrocks n'aiment pas ! Ouff, Isaac est donc un (petit) rebel.

Entre nous, c'est drôle. Un bon moment.

Un point très positif à mettre au crédit de cette production, c'est que de toute évidence, ce film ne se prend pas pour autre chose qu'un petit divertissement. Aucune prétention donc dans ce film : réalisation hyper simple, comique de situation, et ... basta.

Petit point néanmoins : il est sans doute préférable d'aimer Bénabar et de ne pas être allergique à Dubosc pour apprécier totalement.

mardi 28 avril 2009

De Carla Bruni et Laetitia Ortiz, courte note



A ma gauche la princesse ibérique,

A ma droite la première dame de France,



(Soupir)
No comment.

lundi 27 avril 2009

Des Dalton à Cassoulet City


Après une semaine parisienne pleine de rebondissements et d'aventures qui ont tenus en haleine les télespectateurs de HBO, Joe retrouvait ses frères pour le tournage d'une version grand écrans de ses péripéties.

Le pitch : les retrouvailles donc des 4 Dalton, qui rendent visite à Averell qui s'est installé au lieu-dit Pêche David, sur les hauteurs de Toulouse.

Au programme de ce film très attendu, et dans le désordre :Des nuits Caliente, des scènes de danses à la chorégraphie inédite au cinéma, des matchs de Basket Ball à Gaillac au petit matin qui tournent au règlement de compte, du sexe (avec des Daltonnettes toutes plus belles les unes que les autres, Amandine, Les Bérangère ...), de l'émotion aussi. Bref si vous aimez la danse et les Chinois, vous allez vous régalez.


Et pour patienter, quelques un des morceaux de la bande originale :

Sly and the family stone, Jackson 5, Les Jack Johnson Session de Miles Davis, Helmut Fritz, Discobitch ....