mercredi 28 novembre 2007

Sarkozy, la banlieue et les grèves


On a beaucoup réfléchi sur la soudaineté de l'absence de Sarkozy durant les mouvements sociaux. On a pu évoquer qu'il découvrait la dimension présidentielle de son poste, et qu'il souhaitait laisser son gouvernement en première ligne afin de préserver son authorité, et par pure tactique de laisser le conflit s'engager. De provoquer un conflit social afin de prouver la fermeté des positions de son gouvernenemnt, et de s'assurer le soutien de l'opinion.

Et ça aurait marché. Sarkozy stratège. Je n'y croyais pas.

Les émeutes récentes de banlieue ont vu le président revenir sur le devant de la scène : sans perdre une seconde. Il rencontre les familles des victimes, visites les blessés à l'hopital, anime des réunions de travail sur le sujet. Encore une stratégie de sa part ?

Je ne crois pas.

Mon idée, c'est que le président kiffe les crises de banlieue, c'est un sujet dans lequel son action politique prend toute sa dimension.

Et mon idée, c'est qu'il n'est juste pas à l'aise avec les questions sociales.

2 commentaires:

françois a dit…

Lors des récents conflits sociaux, les règles du jeu, les acteurs et leurs stratégies sont parfaitement connus. Le gouvernement sait en gros où il met les pieds. Bon il peut y avoir quelques erreurs d'interprétation ici et là mais en gros ils savent comment gérer.
En banlieue, le problème est que les règles ne sont pas connues. On a affaire à la base, surexcitée en plus, et cela pète sans crier gare (SNCF!). Il n'y a pas les leviers habituels des médiations organisées (la CGT par exemple).

Anne a dit…

Intéressantes analyses (Isaac et François).
Pourquoi est-ce que je ne parviens jamais à avoir d'opinion sur ce genre de questions?