lundi 22 août 2011

De Fellini Roma, et autres baguettes



Assez, j'en ai assez. Si je m'écoutais, je passerais mon temps à publier des articles pour dénoncer, me plaindre, grogner ... pas très positif tout ça.






Aussi, une petite parenthèse. En absolu candide de l'art cinématographique, je ne me risquerai pas à de hasardeuses analyses des qualités de Fellini Roma. Mais c'est quand même vachement bien Fellini, et celui-ci c'est du bonheur. On se régale d'un septième art qui fleurte presque à chaque image avec l'art tout court. Truculent, gourmand, beau, intelligent, drôle, humain.






Pendant ce temps là, la baguette tradition a pris 10 centimes d'Euros, boum !



nm.

jeudi 18 août 2011

De la règle d'Or


Moi, ça me fait penser aux cités d'Or, à un dessin animé, à une quête mystique. Rien de tout ça ? Pas si sur les amis.
Bon, le fond ? On inscrit une règle de retour à l'équilibre budgétaire dans la constitution, voilà ce qu'on a bien voulu nous en dire ... Hummm. Délai ? Modalités ? Pas précisé. Ok, mais l'idée générale est-elle bonne ? En un mot comme en cent, c'est sans intérêt.
Ben oui, il est interdit de rouler à plus de 90 sur les routes départementales, et pourtant, vous avez un paquet de gens qui s'en moquent. Interdit de se garer sur le trottoirs pour les scooters, et pourtant, faute de places de stationnement, ils s'y garent, mais surtout: le respect des critères de Maastricht (obligation pour les membres de l'union monétaire d'être en deça de 3% de déficit budgétaire du PIB) est-il suivi ? Que nenni Denis : tout le monde s'en cogne ! Et les Gaulois en tête. Alors voter une règle d'Or ne changera rien du tout. Ce sera une règle de plus qui pourrait ne pas être respectée.
La forme ? Le piège aux socialistes tendu par le président Sarkozy. Pas idiot. Ils n'ont pas envie de voter cette règle et on les comprend : ils ont tout intérêt à bien expliquer pourquoi pour ne pas être taxés de laxistes.
Finalement, je préfère les Vacheron d'Or à la règle d'Or.
nm.

mardi 16 août 2011

De buvette, de thermomètre, de crise de croissance en Europe


Les marchés financiers sont vilains, très vilains. Et les financiers spéculateurs, bouhhhhh.
Il faut rassurer les marchés lorsque les cors s'effondrent. Il faut interdire les ventes à découvert, c'est vraiment trop affreux. Il faut taxer les transactions financières. Oui, voilà, soyons fermes les amis. C'est le moment de leur montrer !

Mon avis ? Tout ceci est grotesque de A à Z. Totalement. Mais que voulez-vous, il s'agit de servir au public européen de l'action : donc, on gesticule.

La crise des marchés pose-t-elle un problème ? Non mon bon lecteur, à part peut-être aux spéculateurs eux-même : car lorsque les cours baissent, soyez rassurés, il y a davantage de pertes que de gains pour nos amis traders (difficile ensuite de supporter l'inflation galopante chez Brooks Brothers, Ralph Lauren ou le coût d'un verre d'eau vendu 1,5 Euro à la buvette des marionnettes du Jardin du Luxembourg). Le problème de la baisse des cours touche les gros investisseurs et les épargnants encore que ... Si ces derniers vendent c'est qu'ils redoutent des lendemains compliqués, encore plus compliqués que s'il devait conserver leurs titres en portefeuille. Humm. Mais 99% des Européens peuvent dormir tranquillement, la baisse des cours, c'est indolore pour eux.

Alors quoi ? On parle de crise de la dette publique. OK, d'ac. En quoi cela pose-t-il un problème ? Si les états devaient ne pas rembourser ou devoir ré-échelonner les remboursements comme c'est le cas des buveurs d'Ouzo. Bon.

On parle aussi de l'absence totale d'espoir de dynamisme économique en Europe. Tiens on en parle un poil moins : 0 % de croissance en France eu deuxième trimestre. 0,1 % en Allemagne, pourtant plus performant d'ordinaire que l'Hexagone sur le sujet. Ouille ça pique. Le vrai problème est là. Et les cours de bourse reflète en fait sans peu de doute cette situation. Alors qu'il y a encore quelques semaines, nos dirigeants politiques se gargarisaient de la réduction du chômage preuve de la qualité de leur politique économique, les marchés eux entamait une baisse tout à fait cohérente. Qui se matérialise par ce 0 de la nullité. Vous savez jeune lecteur, quand on est malade, on peut casser le thermomètre, la fièvre ne part pas pour autant. Et là 99% des Européens peuvent être inquiets !

Mon point de vue ? Les marchés sont plutôt dans le vrai.

Alors plutôt que de nous promener de sommet en sommet sur la régulation financière et de continuer de faire croire aux Français que notre pays a une croissance qui repose sur la consommation (on se demande comment notre déficit n'est pas pire que ce qu'il n'est), on s'attaque au problème de la croissance. Basta.

1,5 Euro pour verre d'Evian à une buvette, c'est vraiment un scandale.

nm

dimanche 14 août 2011

Des bars d'hôtels parisiens en temps de crise, le 8 au Mandarin Oriental


Ha cette crise me désole cher lecteur. Après avoir dénoncé la hausse de 10% d'un de mes fournisseurs favoris de chemises (mais pour combien de temps encore), je me fait le héraut d'une autre sinistre nouvelle : + 20 % pour les polos classiques de Ralph Lauren ... Je sais, ça laisse songeur. De vous à moi, je pense que les mecs ont craqué. Ajoutez à cela le portefeuille boursier des clients de Ralph Lauren qui a fondu en 2 semaines et vous mesurerez la détresse des classes les plus privilégiées, les premières victimes de cette crise, doublée d'une inflation invraisemblable sur les biens de première nécessité.
Bref, c'est pour tromper notre malheur que la rédaction du blog d'Isaac a décidé de se lancer dans une enquête qui va nous imposer des sacrifices, des risques journalistiques et éditoriaux qui nos conduiront sans doute au Pulitzer. Faire une étude raisonnée de l'offre en bar des hotels de luxe parisiens.
Paris est sans doute la capitale mondiale ayant la plus solide tradition dans les palaces de grand luxe. Autant vous dire que le travail sera considérable.
Parenthèse à ce sujet : le secrétariat d'Etat au tourisme, dirigé par le subtil Frédéric Lefebvre, vient de lancer un label Palace afin de rendre lisible pour une clientèle de plus en plus mondialisée l'offre d'hôtellerie de très grand standing française. Ben oui, nos amis milliardaire chinois ils ne savent pas que le Ritz c'est quand même autre chose qu'un Hilton du Texas. Bref. Notre secrétariat d'Etat a monté un jury qui a recalé .... Attention, on s'assied et on essaie de ne pas tomber de sa chaise, qui a recalé donc le Ritz et le George V. Right. Un grand merci à Frédéric Lefebvre qui peut retourner chez Zadig et Voltaire.
Fin de la Parenthèse.

Bref, étape n°1 : tester le tout nouvellement ouvert Mandarin Oriental. Mandarin Oriental, c'est une chaine d'hôtellerie de prestige ambiance Hyatt ou For Seasons. Rendez-Vous rue Saint-Honoré. Alors ?
Extérieurement, on est un peu déçu, il faut bien le reconnaitre. Façade sans grand charme. On rentre, et là, Hollywood. Pas mal du tout. Et plutôt inédit comme décor à Paris ? C'est l'architecte super star Jean-Michel Wilmotte qui a dirigé les opérations. Pas mal, à moins bien entendu d'être blasé de tout, ce qui n'est pas notre cas au blog d'Isaac. Donc, direction le bar, ou plutôt la terrasse. Magnifique terrasse. Manque de pot, derrière notre table, il y avait un espèce de bruit de ventilation, ou de je ne sais quoi. Impossible dans un palace les amis ! Bon, on est quand même au top. La carte ? Tout ce qui va bien dans ce genre d'endroit. Cocktails, des classiques et des créations maisons, du snack, champ', Whisky, des Rouquins. Mais, mais, mais, aucun conseil des jeunes serveurs. Pas de questions sur les gouts des clients, rien. Nada. Pas palace ça ! Ayant pris un Nikka sur glace, pas de soucis. Mais mon accompagnatrice avait tenter la 8ème dimension, un cocktail création maison : verdict ? Pas bon. Ha ...
Ayant fini mon excellent whisky l'un des jeunes serveurs décide de m'apporter un verre d'eau. Excellente initiative, mais pour mon malheur il se penche avec son plateau, patatras un cendrier tombe tout près de mon crâne et s'éclate à mes pieds, tandis que le verre d'eau patatras aussi mais sur mon pantalon. Pas très palace.
Pas de chef de rang pour proposer un verre ou tenter de rattraper le coup.
Bref, l'adition est demandée et se fait attendre ... attendre ... puis arrive enfin. Et on veut payer mais personne.
Alors, et c'est le bon point de ce bar, on se lève sans payer. Et personne ne vous arrête : ça, c'est palace !

Prochain épisode, la terrasse du Ritz.

nm.

vendredi 12 août 2011

De la Crise .... Encore et encore


Là, la situation devient vraiment critique. La folie boursière et la croissance française au deuxième trimestre bloquée à 0 n'étaient que les trompettes qui annonçaient l'apocalypse : les chemises Brooks Brothers ont augmenté de 10 % !
Certes, elles sont remarquables, mais tout de même ... Dieu merci le blog d'Isaac veille sur le pouvoir d'achat.
nm.

mardi 9 août 2011

De sortir de son mutisme : le retour de la crise


Deux mois de mutisme. Ben oui, très franchement, on ne peut pas dire que l'actualité la plus récente pouvait donner envie d'ajouter quoi que ce soit à la cacophonie ambiante : DSK, les Médias, les Primaires, Aubry en couv' de Match, la séquestration de Charlène et .... la crise !
Souvenez-vous, on en parle ici depuis plus d'un an :
http://newsbizz-ike.blogspot.com/2010/05/de-lausterite-budgetaire-longue-note.html

Mais que voulez-vous ...
On fait quoi ? Tiens, on se demande peut-être qui sont les prêteurs ? Il ne suffit pas de se lamenter sur l'inconscience des emprunteurs les amis, mais il faut encore se demander qui prête ?
Qui doit-on condamner ? Le junkie ou le dealer ? Héhéhé, ils sont marrants les Chinois ou les Allemands à pousser leurs petits cris "Hihihi" : Hé les gars, quand on deale auprès de toxico au fond du gouffre faut peut-être s'attendre à avoir des soucis non ? Prêter de l'argent aux US, à la France, à la Grèce ou renouveler son crédit revolving à Madame Michu c'est comme filer de la dope à Amy Winehouse.

To be continued.

nm.

lundi 6 juin 2011

De "L'épicerie du Père Claude", avenue de la Motte Piquet à Paris


"Le Père Claude" est une institution. Un des QGs du président Chirac, gourmet gourmand. Aussi, on suspecte le lieu d'être hautement fréquentable, bien qu'étant situé dans un arrondissement périphérique : sur ce dernier point, pas d'inquiétude. Et rendez-vous avenue de la Motte Piquet à une petite centaine de mètres du Champ de Mars. Donc, pas de danger.
Et la bonne nouvelle, c'est que le Père Claude a tout à coté de son restaurant une épicerie qui propose quelques produits bien sympathiques. Et on signalera tout particulièrement les chipolatas et merguez maison. Une tuerie les amis. Et vous retrouverez des saucissons, une sélection de fromages savoureux .... Que du bonheur !
Et croyez moi, ça vaut mieux que d'aboyer avec la meute.
nm.

jeudi 2 juin 2011

De "Nowhere Boy", le biopic sur l'adolescence de John Lennon par Sam Taylor-Wood


Sam Taylor-Wood est une figure très connue et reconnue de l'art contemporain : vidéaste et photographe, elle fait partie des stars du marché et on la retrouve très régulièrement dans les foires les plus importantes, de Miami à Bâle, en passant par New-York, Londres et Paris.
On citera notamment le très beau Still Life ou le Pieta, que j'ai eu le plaisir de voir à l'academia de Florence tout à coté de la pieta Palestrina de Michel-Ange. Prolégomène destiné, vous l'aurez compris, à hausser le niveau de ce modeste blog.
Aussi, quel évènement que ce "Nowhere Boy", première réalisation de Sam Taylor-Wood dans le monde du long métrage.
Sorti en salle en décembre dernier, le film est depuis peu disponible à la vente. Une indéniable réussite. On apprécie la grande maitrise technique de Taylor-Wood, mais surtout l'intelligence du propos, ou comment en 1h30 on parvient avec virtuosité à expliquer la figure de Lennon. Ou plutôt, on esquisse.
Le pourquoi du rocker, du rebelle, de l'écorché, des débuts des Beatles, de la relation complexe qui le liera à Paul MacCartney. Avec quelques morceaux de bravoure que ne renieront sans doute pas les évangélistes des Fab Four : on citera notamment la rencontre Lennon MacCartney, où le minot de 15 ans, Paul, se fend d'une interprétation incroyable du Match Box de Carl Perkins, laissant Lennon entre l'admiratif et la jalousie.
Portrait efficace, intelligent, subtil. Et servi par des acteurs vraiment très convaincants !
A voir ou revoir d'urgence.
nm.

mercredi 1 juin 2011

Des classiques masculins n°8, la chaussette Gallo


Nous avions déjà l'occasion de signaler ici l'importance essentielle de la chaussette en matière d'élégance masculine.
Les détails révèlent à coup sur le goût cher lecteur, aucun doute là-dessus ! Aussi, nous vous invitons à soigner avec une attention toute particulière la sélection des chaussettes que vous portez ami lecteur.
Outre Gammarelli donc, fournisseur de sa Sainteté, je vous recommande donc la maison Gallo. Une maison lombarde hautement recommandable ! Les coupes (je vous garantis que c'est remarquable), les matières, les couleurs, tout y est à l'avenant.
Pas facile à trouver en France, rendez-vous au rez de chaussée du Bon Marché, dans le septième arrondissement, à Paris.
nm.

samedi 21 mai 2011

De "La Grande Cascade", restaurant dans le bois de Boulogne, 16ème arrondissement de Paris


Que nous dit le Michelin ? Une étoile, et les petites fourchettes rouges qui signalent un cadre particulièrement agréable. Et donc ?
Un restaurant niché à l'orée du bois de Boulogne, tout près de l'hippodrome de Longchamp.
Je vais vous faire une confidence, c'est sans doute l'une des tables les plus savoureuses de Paris. Et à midi, c'est tout simplement le meilleur plan que je connaisse : un menu menu du marché à 65 €, entrée, plat, dessert, le tout d'une qualité étourdissante. Une cuisine qui mérite totalement son étoile !
Et la cadre ? Napoléon III s'était fait construire un pavillon pour ses haltes dans le bois. Pavillon qui héberge aujourd'hui "La Grande Cascade". Avec les beaux jours, une terrasse magnifique. Et l'automne arrivant, on passera les jours plus froids et humides à l'intérieur du décor second empire.
Et le service ? Il est parfait.
Et la carte des vins, et les conseils associés ? Parfait aussi.
Bon, un point faible ? Aucun

Et DSK ? Aucune raison d'aboyer avec la meute.

nm.


jeudi 19 mai 2011

De "La Conquête"



Un film qui était attendu, c'est le moins que l'on puisse dire. En effet, c'est sans doute une première pour le cinéma français que de s'emparer d'un sujet aussi contemporain : raconter la quête de l'Elysée par Nicolas Sarkozy pendant la période 2002-2007.


Moi, je n'ai pas boudé mon plaisir. Vraiment divertissant. LE film vaut d'être vu pour au moins, et dans le désordre : l'interprétation incroyable de Denis Podalydès das le rôle titre, mais aussi et surtout celle de Bernard Lecoq qui interprète Jacques Chirac. Il vaut d'être vu pour les dialogues, dont certains pourraient devenir cultes ! Chapeau bas aux scénaristes dont on a pu lire que tout le mérite revenait à leurs informations, car au final, tout est très proche de la réalité dans ce biopic, ce qui est vrai aussi pour les répliques de principaux personnages, Chirac, Villepin et Sarkozy.


Pour le reste, qu'en retient-on ? Pas grand chose il faut bien l'admettre, car on sait déjà tout ou presque de cette histoire, à travers des livres (comme celui dernièrement sorti de FOG M. La président), ou bien par les médias de l'époque. Il faut tout de même dire que l'histoire est ici double puisqu'elle raconte la symétrie entre la conquête de la France et la perte de Cécilia pour celui qui sera élu le 06 mai 2007. Mais, rien de bouleversant dans la narration.


Il est aussi assez remarquable de signaler que ce film n'a rien d'un pamphlet. Et je pense même qu'il rend le personnage de Sarkozy plutôt sympathique, car peut-être un peu plus humain que beaucoup de ceux qui l'entourent. Une humanité faite certes de faiblesses mais une réelle humanité.


Alors, faut-il y aller ? Oui, définitivement, pour passer un moment distrayant avec des personnages sortis tout droit de la Comedia dell' Arte (ha ben non, en fait, ils sont réels !).


nm.

dimanche 15 mai 2011

De Thoumieux, restaurant dans le septième arrondissement, Deuxième note !



Et bien oui, c'est intéressant de revenir déjeuner dans un restaurant qui nous avait emballé. Nous avions publié une note sur le sujet en septembre ici. Un superbe souvenir. Et aujourd'hui à nouveau, quel plaisir !


Calmar en entrée en mode carbonara ? Ludique, (et régressif), une entrée qui donne le sourire.


Une poularde aux morilles ? Nerveuse, racée, savoureuse ...Plein de choses à nous dire cette poularde. Elle nous explique qu'on peut-être une volailler et être légère. On l'imagine volontiers gambader dans une ferme bucolique, picorant, se balladant ... Hummm. Une petite merveille !


Et pas de dessert pour votre serviteur qui limite les calories. (Marathon, marathon)


Moralité, on a qu'une envie, réserver le premier étage qui vient de décrocher deux étoiles au millésime 2011 du Michelin.


Et DSK dans tout ça ? Présemption d'innocence aux morilles.


nm.

samedi 14 mai 2011

Des dossiers de 2012 : que chaque citoyen se sente prince en son royaume

Dans la bataille pour la présidentielle, un grand texte qui tombe à point. Quelques extraits :

« A la différence des candidats des partis de l’argent, le candidat socialiste n’est pas solitaire en son combat. Son « envie » [de devenir président de la république], c’est d’abord l’envie de centaines de milliers de militants et de milliers de citoyens : l’envie de faire enfin respirer à pleins poumons un pays qui étouffe sous le poids des privilèges de la caste au pouvoir. »

« Le désordre s’est installé dans l’Etat par l’intervention permanente du président dans le fonctionnement quotidien de l’administration : se mêlant de tout, il oublie l’essentiel. Votre question se réfère à ce que vous appelez la lourdeur de la charge de président de la république : oui, ainsi conçue par le président sortant, la charge est aujourd’hui si lourde qu’elle tombe des mains fragiles de son dépositaire. »

« Déterminé et humble : voilà les qualités premières de l’homme public ! La parole fraternelle de Sartre concluant Les Mots pourrait être heureusement méditée par chaque responsable politique : être « un homme, fait de tous les hommes, et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui ». Et j’ajouterai : Et que chaque citoyen se sente prince en son royaume ! »

« Les dirigeants actuels savent brandir le drapeau « France » pour faire taire les Français et conduire une politique sociale de répression. Au nom de l’intérêt supérieur de la nation, on perpétue un système d’inégalité, on dépouille les épargnants de leurs économies, on précipite vers le chômage des centaines de millions de travailleurs actifs, on détruit le patrimoine naturel, on gaspille les chances du développement scientifique. La droite proclame toujours : la France exige sacrifices et privations. Elle oublie d’ajouter que la France ainsi conçue se confond avec les intérêts les plus cupides de la classe sociale au pouvoir. »

C’est signé François Mitterrand et daté de mars 1981 (l’intégral ici). Au-delà de la modeste contribution du Blog d’Isaac aux célébrations des 30 ans de la victoire socialiste, ce texte garde toujours quelque chose d’actuel et de bon pour la pensée d’aujourd’hui. On laissera la conclusion à notre hôte, en espérant qu’elle en inspire plus d’un : « Républicain, je suis devenu socialiste. J’ai compris qu’une société fondée sur le profit de quelques-uns asservissait l’homme, le privait de son droit à la vie, de son droit au bonheur. J’ai donc mis en question les lois qui régissent l’économie de profit pour lui préférer un système qui s’assigne pour finalité l’épanouissement de chaque citoyen. »

df.

mardi 10 mai 2011

Des dossiers de 2012 : l'assistanat en question ? Part One



Si un sujet fait toujours l'objet d'un réel clivage droite-gauche, c'est bien celui de l'assistanat. Enfin, que dis-je ... Assistanat pour la droite, solidarité pour la gauche.

En témoigne les très vifs échanges auxquels nous avons assisté entre les deux camps suite à l'interview donné par Laurent Wauquiez Dimanche sur BFM TV.


Pour résumer son propos :

"L'assistanat est le cancer de la société française" sic

"aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic, ça c'est la société française qui tourne à l'envers"



Wauquiez reprend avec fougue l'un des thèmes de campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy : la France qui se lève tôt et qui ne demande pas d'allocations. Et propose de plafonner le cumul des minima sociaux à 75% du SMIC et de faire en sorte que les bénéficiaires du RSA réalisent 5 Heures de travaux d'intérêts généraux par semaine.



Tollé donc. Pour la gauche, Wauquiez et la droite s'en prennent au plus faible à l'heure où les effets de la crise se feraient ensore sentir.


L'UMP applaudit et Roselyne Bachelot, ministre des solidarités, de se désolidariser du jeune ministre aux dents acérés.


Ce qui est amusant, c'est que pour illustrer ses propos, Wauquiez a pris des exemples totalement inexacts. Mais qu'importe finalement cher lecteur ? L'essentiel était de faire parler, et c'est réussi.


Mais qu'a fait Sarkozy pour l'électeur de droite ? En fait de valoriser le travail ? Voyons, voyons, cherchons ... Humm si, il a defiscalisé les heures sup. Mais également mis en place le RSA. Et ? En gros, c'est tout.


Alors le clivage est peut-être davantage dans les postures que dans les actes chers lecteurs.



Néanmoins, sur ce point, comme sur tant d'autres, la question à se poser est sans doute la suivante :

Laissons de coté l'idéologie sur la solidarité et le mérite. Le travail et l'aide aux plus faibles ... blabla blabla blabla.

La question : la France est endettée au delà du possible : plus de 1600 Milliards d'Euros. A-t-on encore les moyens d'avoir le même système social que celui que nous avons connu ces dernières années où bien nous faut-il sur ce point comme sur beaucoup d'autres revoir (au moins temporairement) notre copie ?


Je plaiderais volontiers pour une cure d'austérité. Mais nous y reviendrons.



nm.

lundi 2 mai 2011

De la béatification de Jean-Paul II, de Oussama Ben Laden, de Khadafi, courte note



Alors voilà. Le pape Jean-Paul II été béatifié par son successeur. Le pape Jean-Paul II est quasi hunaniment célébré dans le monde entier, par delà l'appartenance à telle ou telle confession. L'oecuménisme est de rigueur pour saluer l'homme de paix qu'il a été durant toute sa vie.


Et nombreuses furent, parmi les commentateurs de l'évènement, les allusions à l'importance du deuxième dimanche de Pâque pour le saint homme : la fête de la divine miséricorde. Le pardon pour les hommes, aussi grandes soient leurs fautes.


Et le lendemain même de ces célébrations, quels concerts de joie pour saluer la mort d'un homme ! Aussi terrible que furent les actes de Oussama Ben Laden, faut-il vraiment fêter la mort d'un être humain ? Je ne le crois pas.


Je trouve même particulièrement choquantes les images de liesses qui ont accompagné la nouvelle de son décès. Aussi choquante que la joie des insurgés de Benghazi à l'annonce de lamort d'un des fils de Khadafi et de 3 de ses petits fils : ils en appellent au sang du clan pour venger le sang de leurs "martyrs". C'est triste, et c'est une preuve de plus que la coalition à laquelle la France participe n'a pas de légitimité, ni éthique, ni morale.


nm.

dimanche 1 mai 2011

De "Piss Christ", ou la question de la censure dans l'art



Andres Serrano est un artiste américain né en 1950. Piss Christ est l'oeuvre qui fait débat aujourd'hui : elle a en effet été récemment l'objet d'actes de vandalisme lors d'une exposition à Avignon. Ell présente un crucifix immergé dans un mélange d'urine et de sang.

Pour être très précis, il s'agit d'un des tirages de cette oeuvre qui afait l'objet de dégradation. Exposée dans la collection Lambert (à l'hotel Caumont) du très célèbre galeriste français, cette photographie n'en est d'ailleurs pas à ses premières dégradations : Melbourne, Suède, etc ...



Alors quid de la censure dans l'art ?

Ma réponse va être hyper simpe : pas de censure en matière d'art !



En revanche, dans l'hypothèse où une oeuvre justifie que le public soit adulte ou en tout cas soit averti de la nature du propos, alors, il est tout à fait possible de le signaler à l'audience de cette oeuvre. Pour le reste, l'accueil du public des curateurs, des critiques, des conservateurs, du temps décidera si l'oeuvre comptera ou ... pas.



Faut-il rappeler que "Les noces de Cana" de Véronèse ont été très mal accueilliés par leur commanditaires de l'époque : Véronèse a été trainé devant un tribunal pour avoir profiter de la commande des frêres bénédictins pour présenter une scène de banquet et pour avoir négligé le caractère sacré de la commande ! Véronèse on censure pour manque de spiritualité et escroquerie ?


Faut-il rappeler que l' "Olympia" de Manet a été jugée comme indécente lors de sa présentation lors du salon de 1865 : en cause, la représentation, appelons les choses par leur nom, d'une "pute" et le style du peintre dont on considérait qu'il peignait "mal". On la décrochera trois jours après l'ouverture du salon : les organisateurs du salon manquaient singulièrement de flair ...


Idem pour les "Demoiselles d'Avignon" (décidément Avignon) : même les amis de Picasso trouvait l'oeuvre plus que limite ... No comment.


nm.

mercredi 27 avril 2011

De Haruki Murakami, 走ることについて語るときに僕の語ること



Comprendre : "Autoportrait de l'auteur en coureur de fond".

A la rédaction du blog d'Isaac, nous sommes modestes s'agissant de littérature. Aussi, ne t'attend pas fidèle lecteur à ce que cette note soit référencée, bourrée de culture etc. etc. etc.

A la rédaction du blog d'Isaac, on prépare un marathon. Fin octobre.



Alors, voilà, recommandé que nous le fumes, nous avons lu ", Autoportrait de l'auteur en coureur de fond". Un essai sur la vie de l'auteur davantage qu'une vrai autobiographie. Il explique comment il est devenu écrivain et courreur. Et comment il vit son métier d'écrivain et sa condition de marathonien.


C'est remarquable d'intelligence, de sensibilité, de modestie. Une leçon d'amour de la vie. Une célébration du running comme une parabole du plaisir de l'existence.


nm.

samedi 23 avril 2011

Des patisseries parisiennes, des chocolats de Pâques, Jean-Paul Hévin, dans le septième arrondissement de Paris



Pâques est une bonne occasion de succomber à un péché qui n'a rien de capital, l'amour du chocolat. Aussi, chers amis, ai-je sauté sur l'occasion pour aller dévaliser Jean-Paul Hévin, avenue de la Motte Piquet à Paris.


Hévin a déjà fait l'objet d'une courte note dans ces colonnes pour porter aux nues sa tartelette à l'orange qui est une merveille de saveur et d'équilibre. Mais Hévin, c'est surtout un chocolatier.

Formé auprès de Robuchon à Tokyo, l'homme, si il a 3 boutiques à Paris et plusieurs au Japon, et en Chine., l'homme reste un artisan.

Confection artisanale, et souci de la qualité des produits : aussi, Jean-Paul Hévin sélectionne-t-il lui même tous ses produits qui viennent essentiellement du Venezuela, d'Equateur, de Colombie et de Madagascar.



Et Pâques ? J'ai fait ce qu'il ne faut surtout pas faire : gouter un Oeuf et sa garniture le Vendredi Saint. Mon Dieu veuillez me pardonner. Verdict ? Une merveille absolue, a. b. s. o. l. u. e. !


Et pour dire deux mots de l'accueil et du cadre qui font partie du plaisir de patisserie parisienne ? Assurément, JP Hévin se positionne chic et classe : néanmoins, pas d'abus de chichitage. C'est élégant, luxueux mais pas "too much" comme peuvent l'être Hugo & &Victor ou La patisserie des rêves.



nm.

mercredi 20 avril 2011

Du Jules Verne, restaurant dans le septième arrondissement de Paris



Prenons de la hauteur. Laissons de coté la basse politique. De la hauteur, 125 m de hauteur. Le Jules Vernes est une drôle d'expérience. Un cadre sans doute unique au monde. Une vue à couper le souffle. Une cuisine efficace mais pas aussi audacieuse peut-être que le lieu ne le laisserait penser. Un service magnifique. Une carte de vins magnifique.


Un moment entre gastronomie et parc d'attraction pour esthète adulte. C'est bien finalement. Il faut s'accorder ces moments de jouissance pure où les yeux écarquillés, on se lèche les babines en trinquant une coupe de champagne à la main.


nm.

lundi 18 avril 2011

Des dossiers de 2012 : le sondage n°2 du blog d'Isaac, les résultats


Le sondage du blog d'Isaac : deuxième . Rappel de la question posée : Si le premier tour des élections présidentielles opposait les candidats suivants, pour qui voteriez-vous ? N. Sarkozy, D. Strauss-Kahn, M. Le Pen, E. Joly, JL. Mélanchon ou bien JL. Borloo


Les résultats donc :

N. Sarkozy 0%

D. Strauss-Kahn 36 %

M. Le Pen 0%

E. Joly 18%

JL. Mélanchon 9%

JL. Borloo 36%


Comme toujours et bien évidemment, ce sondage n'est en rien scientifique. Seuls les lecteurs de bonne volonté de ce blog y ont participé. A nouveau, pas un seul internaute ne voterait pour le président sortant. Pas un seul ! En revanche, alors que Bayrou plafonnait à 0%, Borloo arrive en tête ex aequo avec DSK : tiens, tiens ... Bizarre, Marine Le Pen passe à 0% ... Les lecteurs changent ... Et E. Joly Hulot et Mélanchon parviennent à convaincre quelques potentiels électeurs. Si Sarkozy le sent bien pour 2012, on est ici plus sceptique.


A suivre.


Pour continuer dans ces réjouissants sondages, voilà une enquête sur les primaires socialistes : petit rappel important. Inutile d'être membre du PS pour participer. Excellente idée du PS qui associe tous les volontaires à ces primaires, toute personne inscrite sur les listes électorales peut voter: les infos ici.


nm.

samedi 16 avril 2011

Des Rameaux, courte note


Après une petite semaine de vacances hautement profitables (sinon méritées), le blog d'Isaac est de retour.

Demain s'ouvre le temps de Pâques, la semaine sainte : le dimanche des rameaux célèbre l'entrée de Jésus dans Jérusalem.

Matthieu XXI, 8 Le peuple, en foule, étendit ses vêtements sur la route ; certains coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant lui et qui suivaient, criaient : "Hosanna au fils de David !Béni soit celui qui entre au nom du seigneur !Hosanna au plus haut des cieux !"

Jean XII, 12 La grande foule venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ;ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient :"Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'Israël !"

L'entrée de Jésus est modeste. A dos d'âne. Pour signifier que le règne du messie de Dieu est pacifique et plein d'humilité.

nm.

lundi 11 avril 2011

Des dossiers de 2012 : le sondage du blog d'Isaac, les résultats


Intéressants ces résultats. Rappel de la question posée :

Si le premier tour des élections présidentielles opposait les candidats suivants, pour qui voteriez-vous ?

N. Sarkozy

D. Strauss-Kahn

M. Le Pen

N. Hulot

JL. Mélanchon

F. Bayrou


Les résultats donc :

N. Sarkozy 0 %

D. Strauss-Kahn 57 %

M. Le Pen 30 %

N. Hulot 7 %

JL. Mélanchon 3 %

F. Bayrou 0 %


Bien évidemment, ce sondage n'est en rien scientifique. Seuls les lecteurs de bonne volonté de ce blog y ont participé. Mais il est représentatif de tendances qui semblent fortement s'inscrire dans l'opinion :

Pas un seul internaute ne voterait pour le président sortant. Pas un seul ! Ni pour François Bayrou. C'est tout de même fort comme tendance et finalement, pas si surprenant.

DSK lui se positionne très nettement en tête, avec Marine Le Pen en deuxième position.

Et N Hulot et Mélanchon parviennent à convaincre quelques potentiels électeurs.


Afin d'envisager un autre scénario de premier tour, le nouveau sondage c'est ici ->


nm.

dimanche 10 avril 2011

De Sydney Lumet, 1924-2011, courte note


Rendons hommage à l'immense Sydney Lumet, qui a rejoint John Ford, Henry Fonda, Chaplin et Bergman.

Ici, nous avions adoré son dernier film : 7h58 ce samedi là.

On citera bien évidemment les excellents "12 hommes en Colères" et "Un après-midi de Chien".

Henry Fonda, Pacino, Seymour Hoffman pour ne citer qu'eux, éclaboussent de génie les 3 films cités dans cette courte note.

Lumet, un réalisateur, qui de toute évidence ne manquait ni d'énergie, ni de créativité, ni de vista pour choisir et diriger ses acteurs.

nm

jeudi 7 avril 2011

De l'intervention militaire en Lybie (2)

La preuve étant faite que le Blog d’Isaac est le repère de dangereux gauchistes (voir sondage sur les présidentielles), relayons ici un petit texte d’Alain Badiou lu dans la rubrique « Rebonds » de Libé la semaine dernière. Il faut soigner son public.

L’article, titré « un monde de bandits, dialogue philosophique », prend pour sujet l’intervention internationale en Lybie et choisit une grille de lecture très stimulante (ce que la rédaction du Blog d’Isaac avait proposé de faire ici également).

Le postulat de départ, est qu’une personne qui n’existe que pour son profit personnel, quitte à « liquider son ami de la veille s’il s’agit de garder ou augmenter son train de vie » est un bandit. Et notre monde régi par le principe du profit est donc un monde de bandits.

La suite du texte propose ainsi de lire les évènements actuels d’Afrique comme un bon film de bandits : les peuples se rassemblent pacifiquement pour dire que ceux qui les dirigent depuis des décennies sont des bandits. Le problème est que ces petits caïds ont été installés et soutenus par des parrains occidentaux pour protéger leurs intérêts. Les tueurs ne suffisent pas à faire taire cette foule qui dénonce un système local, et remet en cause à travers celui-ci une organisation mondiale. Problème pour les parrains qui pourraient bien en faire les frais si cette vérité venait à faire tâche d’huile.

Alors les parrains trouvent un truc : ils mettent en scène le retournement d’un des petits caïds pour reprendre la main, reprendre pieds dans ces territoires qui vivaient leurs révolutions sans eux, démontrer leur force, se draper soudainement de la pureté des bonnes causes, et finalement redorer le blason de l’organisation mondiale qu’ils défendent à coups de bombes. Ça décape.

Le final est tout aussi remuant : pourquoi l’opinion publique approuve-t-elle aussi largement une expédition de cette sorte ? Parce qu’il est plus rassurant de voir ces conflits résolus par les organisations issues du système dans lequel nous baignons (le profit avant tout) que par des foules anonymes qui le dénoncent. Ne sommes nous pas tous corrompus à la manière du slogan « mon train de vie d’abord » ?

Allez, je vais lire le programme du PS !

df.

mardi 5 avril 2011

Des dossiers de 2012 : le "programme" PS, part 1


Ha ben oui. Il est ici.

Avant de s'intéresser au fond des 30 propositions, l'intention ? Bonne nouvelle, un parti amené à gouverner rend public un programme ou bien une boite à outil pour le futur candidat (problème, on ne sait finalement pas trop ce que c'est ... va falloir nous le dire, c'est important).

Bon, on s'est dit, au Blog d'Isaac, que le mieux c'est de le lire. Et pour tout vous avouer, l'idée de se taper un programme, ça nous semblait un peu fastidieux. Mais enfin, on est le Blog d'Isaac ou on ne l'est pas. Donc, au travail. Et ..... Et .... Et ?

Et ...... Ben, c'est là que la bas blesse. C'est vite lu. Très vite. On passe plus de temps à cliquer pour retrouver les différentes propositions qu'à les lire. Heu, les mecs, c'est une plaisanterie, hein ? Je veux, dire, quoi, vous comptez vraiment nous la jouer comme ça ? C'est Oui Oui fait de la politique. 30 propositions, 30 phrases. 300 mots. Pas de détails de mise en oeuvre, d'analyse des risques, des contraintes, des hypothèses d'application. C'est la politique pour les maternelles là les poulets. Exemple ? Allez :

"Pour protéger les salariés, nous dissuaderons les licenciements boursiers par des pénalités financières pour les entreprises qui en même temps versent des dividendes à leurs actionnaires."

Qui ? Comment ? Où ?

Bon, on se plaignait que les Enarques et que les types issues des grandes écoles noyautent les partis politiques, ben là, ils ont du pas trop bosser pour pondre cette mesure. Une autre ? Allez, une autre :

"Pour sortir de la dépendance du nucléaire et du pétrole, nous développerons massivement les économies d’énergie et les énergies renouvelables et nous proposerons à nos partenaires la mise en place d’une Communauté européenne des Energies"
Yeahhhhhh Une troisième ? "Pour que chaque Français retrouve envie de vivre en harmonie dans notre beau pays, nous prendons des mesures pour qu'il fasse beau". no comment. Il a du boulot le père DSK. nm.