lundi 31 mai 2010

Des montres mythiques et de ceux qui les portent, Richard Mille

Pour reprendre une rubrique populaire du blog d'Isaac, penchons nous sur les montres Richard Mille.
Un sujet d'actualité puisque Rafael Nadal porte depuis peu une RM 027, spécialement créée pour lui.

La RM027 est la montre mécanique la plus légère jamais réalisée, ce qui permet à Rafa de jouer à Roland avec sa montre au poignet. Une montre à tourbillon dont le mouvement ne pèse que 3,83 grammes.

Petit rappel sur Richard Mille. Le monsieur a révolutionné l'industrie horlogère de tradition. Ancien cadre de Yema et ancien Directeur Général de Mauboussin , il crée sa propre marque en 1999. Son projet est en rupture avec l'idée qu'on se fait d'une grande marque horlogère : luxe et tradition riment jusqu'alors avec manufacture. C'est à dire que les grandes marques possèdent leurs ateliers et manufacturent le maximum de pièce de la montre. Richard Mille se voit davantage comme un concepteur qui emploie ensuite les meilleurs artisans et assemble enfin ces pièces pour donner naissance à ses garde-temps. Conception et assemblage versus manufacture. Positionnant sa marque sous le sceau de la très haute technologie, il l'associe à la Formule1 en équipant Felipe Massa. Son dernier défi donc, faire jouer Nadal avec une RM027.


Mais qui porte donc ces montres dont les tarifs peuvent dépasser les 400 000 € ?



Massa, donc. Nadal. Jean Todt. Julien Dray (Julien présente toi, et la rédaction vote pour toi !).


nm.

mercredi 26 mai 2010

De la paix en Palestine - Israël (1)

Lorsque l’enfant vient au monde, sa venue est un émerveillement. Notre regard est changé pour toujours sur la vie, sa valeur, et sur le monde qui l’accueille. Et l’on se met à espérer un monde meilleur.

Du 29 mai au 4 juin 2010, le conseil œcuménique des Eglises appelle à une semaine mondiale d’action pour la paix en Palestine - Israël. Partout dans le monde, des discussions, des forums, des prières pour une paix désespérée, à valeur universelle. Si la paix est possible sur cette terre de souffrance, alors elle est possible partout. Ce qui se joue ici, est non seulement l’avenir des hommes et femmes qui habitent cette région du monde, mais également un événement sur lequel tous les espoirs de paix pourront fleurir.

Le Blog d’Isaac saisit l’occasion pour copier ici un extrait de cet appel puissant pour la paix :

Il est temps pour la Palestine.
Il est temps pour les Palestiniens et les Israéliens de partager une paix juste.
Il est temps de respecter la vie humaine sur cette terre qu'on appelle sainte.
Il est temps que commence la guérison des âmes blessées.
Il est temps que finissent 60 ans de conflit, d'oppression et de crainte.
Il est temps que la liberté succède à l'occupation.
Il est temps pour l'égalité des droits. […]
Il est temps que les oliviers fleurissent et que leurs fruits mûrissent en Palestine et en Israël.
Il est temps d'honorer tous ceux qui ont souffert, Palestiniens et Israéliens.
Il est temps de tirer la leçon des injustices passées.
Il est temps de comprendre la colère qui gronde et d'en éliminer les causes.
Il est temps que ceux qui ont du sang sur les mains reconnaissent ce qu'ils ont fait.
Il est temps de susciter le pardon entre les communautés et de réparer ensemble la terre blessée.
Il est temps de marcher vers l'avenir en tant qu'êtres humains créés à l'image de Dieu.
Tous ceux qui sont en mesure de dire la vérité au pouvoir doivent la dire.
Tous ceux qui veulent rompre le silence entourant l'injustice doivent le rompre.
Tous ceux qui ont quelque chose à donner pour la paix doivent le donner.
Pour la Palestine, pour Israël, pour notre monde troublé,
Il est temps pour la paix.


La suite est ici.

Bientôt un article sur une communauté de citoyens d’Israël juifs et palestiniens arabes qui vivent ensemble depuis 1970. Un nom magnifique : Oasis de Paix.

df.

lundi 24 mai 2010

Du livre qui crée la polémique, "DSK Les secrets d'un présidentiable"


Le livre tant craint par l'entouraage de DSK est sorti lundi dernier. Il est signé par une dénommée Cassandre, qui a donc pris soin de dissimuler son identité. En effet, celle-ci déclare faire partie de l'équipe de DSK en charge de gérer sa carrière depuis plusieurs années. Le but de ce "Gang" (autodésigné) : le conduire à l'Elysée.

Le propos du livre, a priori : trahir les secrets de DSK, éclairer sa face cachée.

Que faut-il penser de ce livre ? A partir de maintenant, que ceux qui veulent le lire cessent de lire cet article, sous peine de perdre tout l'intérêt de sa lecture. Intérêt, c'est un bien grand mot.
Qu'y apprend-on ? En fait pas grand chose. Voire rien du tout.


Commençons par le plus attendu du livre : le sexe ...

DSK aime les femmes. Et le messieur est un jouisseur infidèle et séduisant. Pas un scoop. Y apprend-on des nouveautés ? Pas vraiment. L'auteur revient sur l'affaire Piroska, cette économiste du FMI avec qui DSK a eu une "affair" et qui avait failli lui couter son siège en 2008. On y évoque d'autres femmes, mais sans citer de noms. On revient sur les fameux clichés que prétendait détenir Frédéric Lefèvre et qui celui lui, s'ils devaient être rendus publics hypotèqueraient toutes ses chances de devenir président. Ces clichés seraient en fait archi connus du monde politico-médiatique : on y voit DSK sortir du fameux club échangiste "Les Chandelles" fin des années 80. Comme dirait Chirac, ça fait Pshitt.
Ok.

Le coeur du livre ? La description du travail que mène autour de DSK une équipe de Spin Doctors dirigée par Stéphane Fouks, le patron d'Euro-RSCG. Ils épluchent des sondages de toutes sortes, analysent moultes enquêtes, réfléchissent à de retorses tactiques pour combattre les ennemis du PS, sont supposés penser à un programme .... Bon, ce n'est pas si inintéressant que cela. On constate avec panique que ces messieurs-dames dépensent plus d'energie à la gueguerre avec tel ou tel qu'à réfléchir aux Français, c'est le moins que l'on puisse dire. Les uns usant de leurs amitiés avec certains journalistes pour orienter des publications d'articles de presse, les autres de leur entregent avec tel ou tel patron du CAC pour récolter des soutiens précieux en cas de campagnes onéreuses.

On comprend par ailleurs que ces spin doctors ont le plus grand mal à canaliser leur poulain et que le patron ça reste DSK et en aucun cas les hommes de l'ombre ce qui est plutôt rassurant en démocratie.

Quoi d'autres ? En fait, le livre revient sur toutes les casseroles de DSK. Mais contrairement à la promesse de l'éditeur qui nous vend un vrombissant "les secrets d'un présidentiables", pas de secrets en vue. On nous ré-explique la MNEF, l'échec aux primaires de 2006, le coté gauche "hyper" caviar du tendem DSK & Anne Sinclair, qui à en croire Cassandre, feraient passer Sarkozy et Carla pour un aimable couple de RMistes.

Soit.


Et là, je me suis dit, pourquoi ce livre ? Ben, oui, ça n'a aucun sens. Pourquoi un membre de l'entourage de DSK qui a fidèlement servi son maitre s'en prendrait-il à lui ? Aucune explication convaincante. Aucune explication du tout. Cela pourrait avoir un sens pour se venger peut-être ou par déception quant aux qualités de DSK. Mais, il n'est pas ici question de vengeance, ni de remise en question des qualités de DSK.



Humm. Et comme on vient de le voir, en fait, de scoop, il n'y en a pas. Non, ce livre n'est qu'un grand rappel de tout ce qui est déjà connu sur DSK. Donc, là, je me suis dit "Bon sang mais c'est bien sur".

Mon hypothèse : ce livre a été piloté par le gang. Par les spins doctors de DSK. Et écrit par une équipe de journaleux. Pas un seul auteur, mais plusieurs, ce qui expliquerait le style très peu homogène du livre. Pour faire éclater deux ans avant la présidentielle le passif de leur champion. On rappelle juste ce qui est déjà connu. Comme ça, c'est fait. Une fois pour toute. On écrit tout, en se disant que finalement c'est le meilleur moyen de dédramatiser. Pas idiot.

nm.

jeudi 20 mai 2010

De « Exile on Main St. » (courte note)

Le plus grand album de rock & roll de tous les temps vient de sortir. Et il date de 1972.

Inventé par Mick Jagger, Keith Richards, Mick Taylor, Charlie Watts, Bill Wyman. Mais aussi Nicky Hopkins, Bobby Keys, Jimmy Miller, Billy Preston, Jim Price, Ian Stewart. Sans oublier Andy Johns, Glyn Johns à la console son. Et beaucoup d’autres…

Enregistré dans la cave d’une villa humide de la côte d’azur (Exile) et dans un grand studio de Los Angeles (Main Street).

Le critique rock éclairé Lenny Kaye qui n’en manque pas une juge à sa première sortie en 1972 que « certaines chansons sont meilleures que d’autres, et d’autres que vous cesserez d’écouter quand le temps sera venu » pour conclure : « le grand album des Stones est encore à venir ».

La rédaction du Blog d’Isaac est unanime : jamais les Rolling Stones n’ont fait mieux. En fait, jamais personne n’a fait un meilleur album de rock & roll que celui-ci.

Exile on Main St. vient d’être réédité dans de beaux habits tout neufs : un son magnifique. Il faut courir l’écouter, pleurer et se dandiner sur le rythme, la soul, le blues qui sortent de votre système hifi.

“Let it all come down tonight. Keep those tears hid out of sight, let it loose, let it all come down.”

df.

mercredi 19 mai 2010

De l'exégèse paulinienne, Sacré Paul, part 1



Inaugurons ici une série d'articles sur l'un des héros (héraults) du Christianisme : Paul.

"Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?"Livre des Actes, 9, 4.

Paul, donc. Le persécuteur qui deviendra le grand aventurier de l'évangélisation des paiens mais aussi des juifs, cher lecteur, mais aussi de sa communauté à laquelle notre homme était si attaché.

Sacré Paul. Au caractère entier, qu'on imagine volontiers bougon, bourru et plein d'enthousiasme. Entre Nicholson, Michel Simon, et Matt Damon.

On illustre ? Livre des actes, chapitre 16, 16.

"
Un jour où nous nous rendions à la prière, une fille qui avait un esprit de divination se trouva sur notre chemin. Elle disait la bonne aventure et procurait ainsi de gros revenus à ses maîtres. Et voic qu'elle se met à nous suivre, avec Paul, en criant : "Ces gens sont des serviteurs du Dieu très haut, ils vous annoncent le chemin du salut!" Et cela se répète un certain nombre de jours. A la fin, Paul est excédé, il se retourne et dit à l'esprit :"Je te l'ordonne par nle nom de Jésus Christ, sors de cette fille !" L'esprit sort à l'instant même.
"
Voilà un de mes passages favoris du livre des actes. Un passage presque insignifiant. Mais tellement plein de ce sacré bonhomme.

En gros, voilà notre Paul avec Luc en Macédoine. Et une espèce d'illuminée les suit. Pour tout vous dire, imaginez la situation. Une espèce de romanichel d'opérette criant à tue-tête et suivant nos deux compères.

Le père Paul, ça l'a rendu dingue. Faut pas l'emmerder. Moralité, le voilà qui se retourne et qui lui dit de la fermer. Certes au nom de Jésus Christ, mais tout de même, elle est priée de la mettre en veilleuse. Ce qu'elle fait.

Sacré Paul.

nm.

samedi 15 mai 2010

De l'austérité budgétaire, longue note


Est-il nécessaire de rappeler ici les raisons qui ont poussé les Grecs et qui poussent les Portuguais à s'engager dans un régime de rigueur budgétaire ? Peut être.
Est-ce pour faire remonter le cours des actions cotées dans la zone Euro ? Pour le coup, pas vraiment.

Car la chute des marchés, pour le coup, s'est avérée plutôt corrélée à l'économie réelle. Les observateurs craignant en effet deux phénomènes :
L'incapacité de certains états à honorer leur dette.
L'incapacité de l'espace Euro à créer les conditions de la croissance dans une économie plombée par les déficits publics.

Bref. Patatras.

Petit rappel de quelques données de l'économie grecque :
Croissance 2010 : -4 %
Déficit du budget : 8,1 %
Cumul de la dette ramené au PIB : 133,3 % (145% prévu pour 2011)

Les conséquences de cette prise de conscience ont été à l'origine des évèvements de ces deux dernières semaines. La situation ne date en effet pas d'hier. Pour avoir trop attendu, le gouvernenement grec a donc pris les mesures suivantes, qui se déclinent en deux volets : augmentation de recettes et baisse drastique des dépenses publiques :
- Hausse de deux points du principal coefficient de la TVA de 19% à 21% (pour les autres coefficients de la TVA, de 4,5% à 5% et de 9% à 10%), ce qui doit rapporter 1,3 milliard d'euros, soit 0,55% du Produit intérieur brut (PIB). Les impôts sur les héritages et les donations sont augmentés au moyen d'un barème d'imposition progressive instauré par une loi adoptée par le parlement en janvier 2010.
- Une augmentation des taxes spéciales sur la consommation (les droits d'accise) est également prévue, ou déjà mise en place. Ainsi, la taxe sur l'alcool va grimper de 20%, soit une augmentation par bouteille de 1,20 euro et de 0,60 euro pour l'ouzo et le tsipouro. Le tabac perçoit une augmentation de 63%. Les carburants n'échappent pas à la règle avec une progression de 0,08 euro des taxes sur l'essence représentant une hausse de 0,1 euro pour le consommateur et 0,03 euros sur le gazole soit +0,04 euro pour le consommateur. En 2009, une augmentation similaire de ces taxes s'était traduite par une augmentation des recettes d'environ 20%. De nouvelles taxes sont également ajoutées aux produits de luxe (les voitures de plus de 35.000 euros, yacht, hélicoptères privés). En tout, la hausse des taxes spéciales sur la consommation doit rapporter 1,1 milliards d'euros, soit 0,45% du PIB.
- Il est également prévu d'introduire un droit d'accise sur l'électricité : 2,5 euros/MWh pour les entreprises et 5 euros/MWh pour les ménages – à l'exclusion de l'électricité produite à partir de sources d'énergie renouvelables. Les exonérations du droit d'accise concernant le diesel utilisé par l'entreprise publique d'électricité est aussi supprimé.
- A ces mesures vient se rajouter une nouvelle réforme fiscale. Elle comporte une nouvelle grille d'imposition des revenus ajoutant notamment un coefficient de 40% pour les revenus supérieurs à 60.000 euros au lieu de 75.000 euros actuellement. Les contribuables devront également fournir avec leur déclaration de revenus les reçus pour tout achat de biens et de services. Et l'Etat veillera au grain, des mesures contre la fraude vont être mises en place. Elles comprennent la création d'un système d'évaluation objective des richesses extérieures (logements, voitures, bateaux, piscines ...) pour croiser la déclaration de revenus. Elles imposent également des caisses enregistreuses pour les taxis, les stations-services, les kiosques, ou encore les marchés de rue. La Grèce a également décidé de créer un impôt sur les constructions illégales qui devrait représenter 1,3 milliard de recette, et l'instauration de nouveaux impôts, notamment des taxes dites "vertes", sur les jeux d'argent et les bénéfices des entreprises.
Dépenses
La réduction du déficit budgétaire passe aussi par une meilleure maîtrise des dépenses. Ainsi, une baisse de 2,4 milliards d'euros est attendue. Dans cet objectif, la Grèce a ciblé sur trois mesures essentielles.
La première concerne les réductions des salaires nominaux et des retraites dans la fonction publique avec un impact de 1,7 milliard d'euros, soit 0,7% du PIB :
- Les employés du secteur public vont avoir une réduction de 30% du 13e mois et de 60% du 14e mois de salaire touchés.
- Même punition pour tous les fonctionnaires avec une réduction de 30% des primes de Noël, de Pâques et de vacances d'été. La réduction totale du "14e mois" (versé à tous les fonctionnaires) qui permettrait de réaliser une économie d'environ 1 milliard d'euro.
- Réduction de 2% en plus des 10% déjà annoncées sur les suppléments de salaires (primes...) La loi correspondante, qui prévoit notamment la réduction supplémentaire de 2 % annoncée le 3 mars, a été adoptée par le parlement le 5 mars et appliquée avec effet rétroactif au 1er janvier.
- Réduction de 7% des salaires dans les entreprises publiques et réduction de 30% des primes de Noël, de Pâques et de vacances d'été. Comme ces entreprises n'appartiennent pas à l'administration publique, ces mesures se traduiront par une baisse des subventions de l'Etat.
- Réduction de 10% du financement par l'Etat des caisses de retraites de l'entreprise publique d'électricité (DEI) et de l'opérateur grec des télécoms (OTE), conduisant à une réduction des crédits budgétaires correspondants.
- Toutes les pensions du secteur public et du secteur privé sont gelées. Cette mesure annule ainsi les augmentations annoncées et inscrites dans le budget mais elle ne concerne cependant pas le personnel de sécurité, le personnel infirmier et les enseignants.

Au Portugal, les impôts sur le revenu devraient augmenter entre 1 et 1,5% et la TVA passer de 20 à 21%. Les impôts sur les bénéfices grimperont quant à eux de 2,5 points pour les entreprises dont les bénéfices annuels dépassent plus de deux millions d'euros.
Par ailleurs, les salaires des dirigeants des entreprises publiques et des élus seront amputés de 5%. Le Premier ministre a indiqué que ces mesures resteront en vigueur jusqu'en 2011, date à laquelle José Socrates table sur un déficit budgétaire s'élevant à 4,6% du PIB, contre 9,4% en 2009.

On le voit, ces pays ont peut-être mis le temps, mais lorqu'on a plus le choix, il n'y a rien de plus facile que de prendre une décision.



La question doit sans doute se poser à la France. Bayrou avait fait de la rigueur budgétaire un élément central de la campagne 2007. Mais à la faveur de la crise de 2008, la nécessité d'éteindre des incendies qui avaient pris un peu partout et menaçaient la maison a mis au second plan cette question cruciale.

Il faut tout de même signaler qu'il y a eu une nette amélioration de la situation depuis 2003 et jusqu'en 2008 donc.

Néanmoins, la dette publique représente aujourd'hui 75% du PIB. Pour un montant cumulé de plus 1400 Milliards d'Euros.

Alors ?

Liste de propositions du blog d'Isaac, à débattre.

Réduction des dépenses :
Baisse uniforme pendant deux ans de 2,5 % des salaires de l'ensemble des salariés de la fonction publique et des collectivités territoriales. Economie prévisionnelle : 2,87 Milliards par an.
Réduction des effectifs de la fonction publique et des collectivités territoriales. L'idée du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n'est pas mal. A ne pas appliquer uniformément.
Economie prévisionnelle : > 1,6 Milliards par an.
Baisse des salaires + primes + pensions de l'ensemble des hauts-fonctionnaires et contrats "spéciaux" de l'état (type ministres, membres des cabinets ...) : 20 %Suppression de l'ensemble des avantages en frais du gouvernement et des membres des cabinets ministériels et des logements de fonction. Chacun doit payer son appartement dans ce pays.
Economie prévisionnelle : > 50 Millions d'Euros (très difficile à établir) mais surtout symbole indispensable.

Augmentation des revenus :
Suppression du bouclier fiscal
Gain supplémentaire prévisionnel : 600 Millions

Augmentation de l'impôts sur le revenu pendant deux ans :
Rappel du barême :
Revenus jusqu'à 5 875 euros 0 % Aujourd'hui -> 0,5% demain
De 5 875 à 11 720 euros 5,5 % Aujourd'hui -> 6 % demain
De 11 720 à 26 030 euros 14 % Aujourd'hui -> 15 % demain
De 26 030 à 69 783 euros 30 % Aujourd'hui -> 31 % demain
Plus de 69 783 euros 40 % Aujourd'hui -> 45 % demain
Création de deux nouvelles tranches :
De 120 000 à 150 000 euros 55 %
Plus de 150 000 euros 65 %
Gain suplémentaire prévisionnel : > 1,2 Milliards

Augmentation de la TVA pendant deux ans de 1%.
Gain suplémentaire prévisionnel : > 1,4 Milliards

Augmentation de l'impot sur sociétés pendant deux ans de 3%.
Gain suplémentaire prévisionnel : > 1 Milliards

Total de nos mesures : Plus 8,5 Milliards. Et on est encore loin du compte pour les sceptiques ...

nm.

vendredi 14 mai 2010

De la brioche à l'écorce d'orange, Chez Secco, Rue Jean Nicot, dans le Septième Arrondissement à Paris, courte note

C'est tout de même vachement bien chez Secco. De bonnes baguettes croustillantes, de bons croissants, des pissaladières (!), des patisseries réussies (simples, choix réduits, efficaces et traditionnelles).
Et un joyau les amis. La brioche à l'écorce d'orange. A se damner.
Vous retrouverez Secco également Boulevard de Grenelle dans le 15 ème.

nm.

mercredi 12 mai 2010

De "La Cuisine", restaurant Boulevard de La Tour Maubourg, dans le septième arrondissement


Changeons de registre. Et pour se réconcilier des débats passionnés que la seule évocation de Sarkozy ne manque pas de susciter, rien de mieux qu'une bonne table.
Et celle-ci en est une.
(Mais que ça reste entre nous cher lecteur. Dans le cas contraire, les prix risqueraient de décoller.)

L'adresse ? Au 14 du boulevard de la Tour Maubourg.

Le lieu ? Un "vrai" restaurant. Nappes blanches, décoration soignée mais pas chichiteuse. Service de qualité. Une alternative aux bistrots, qui aussi bon soient-ils, peuvent lasser.

L'ambiance ? Calme, les tables son espacées les unes des autres. Les fauteuils sont confortables. On se croirait presque dans un restaurant fantasmé.

La carte ? C'est lumineux. La cuisine est claire. Savoureuse. C'est bon. Rien à redire. Une gastronomie française légèrement revisitée. Comme avec cette panacotta en entrée qui s'agrémente de parmesan.

Les prix ? Menus entre 28 Et 40 €.

Difficile à décrire en y réfléchissant, mais vraiment une adresse formidable. Pour un diner romantique comme un déjeuner avec des amis ou ses beaux-parents.

nm.

mardi 11 mai 2010

De Cécile Duflot et Alain Minc, les pénibles du matin




Alain Minc sur Europe 1.
Cécile Duflot sur France Inter.

Minc, plus sur de lui que jamais, truffe ses réponses de "je m'en fous". Ses réponses, c'est un bien grand mot, puisqu'à dire vrai il ne répond pas aux questions posées, qu'il juge de toute évidence trop stupides pour lui. Pauvre Fogiel, pauvre auditeur. Vulgaire ce Minc. Et mal habillé (merci Mr Le Chouan) par dessus la marché. Donc, 1. on s'habille bien. 2. On parle correctement. 3. On est poli, et on répond aux questions ...

Duflot, plus droquée que jamais ? Mention spéciale à Demorand qui semble parvenir à ne pas lui mettre un paire de claques. Sacrée Cécile. A la question : "Etes-vous satisfaite des décisions prises ce week-end par l'Union européenne qui ont rassurées les marchés ?". Réponse : "Non" ?!?!? Certes, elle nous explique que si on en est arrivé là, c'est la preuve que tout va mal, que le système est pourri et parvient même à nous parler des éoliennes ... pourquoi pas des petits pois ? Bref, il était impossible de répondre Non à la question du journaliste d'Inter. Duflot l'a fait.

nm.

De l'Espace 117, rue St Dominique, courte note


L'espace 117, au 117, rue St Dominique à Paris se veut un "lieu de rencontre", un cercle "amical" à un croire le site web de cette pseudo-galerie. Importe peu.

De vous à moi, il me semblait, pour passer devant régulièrement sans vraiment y prêter attention, que les expositions présentées n'étaient pas terribles. Pour avoir jeté un coup d'oeil aux simili Basquiat qui sont exposés ces jours-ci le couperet tombe. Cette galerie est nullissime. A fuir.

nm.

dimanche 9 mai 2010

De la compétence de la présidence Sarkozy


On ne peut nous reprocher à la rédaction du blog d'Isaac de faire preuve de complaisance à l'égard du président Sarkozy. C'est le moins que l'on puisse dire.
Cependant, il est bon, selon nous de lui accorder un grand mérite. Techniquement, Nicolas Sarkozy est un bon président de la république.

Et je vous demande là de ne pas vous attacher à des lois gadgets (dont on a pu dire ici le plus grand mal). La France est gouvernée. L'insurection ne menace pas d'éclater. Face à une situation économique et sociale extrèmement délicate depuis 18 mois, le président tient. La France tient. Les institutions tiennent. La vie démocratique dans notre pays va bien.

Ce que nous signalons là, c'est qu'aucune "très mauvaise" décision n'a été prise. Voire des choix techniquement plutôt bons ont été retenus. La sécurité, le système de santé, l'éducation, bref toutes les grandes fonctions régaliennes de l'état fournissent un service de premier ordre. Et celà est loin d'aller de soi cher lecteur.

Nous ne sommes pas la Grèce où le précipice semble aujourd'hui inévitable. Nous ne sommes pas l'Islande qui est presque ruinée elle aussi. Nous ne sommes pas la Thailande où la rébellion entre "chemises rouges" et le gouvernement a déjà fait 29 victimes.

Bien entendu, tout n'est pas rose, mais il ne s'agit pas de l'objet de cet article. Techniquement, ce président est sérieux, il travaille avec beaucoup d'énergie tant sur la scène nationale, qu'européenne, voire mondiale avec la présidence du G20 qu'il va exercer en 2011. Et de vous à moi, j'ai toute confiance dans sa capacité à exercer cette présidence, à s'entourer pour y parvenir et à préparer ses dossiers.

Du coup, la question du politique, elle, se pose d'autant plus. Car la fonction est ici évaluée techniquement et non politiquement.
Est-ce à dire qu'il ne reste plus d'espace à la politique si on considère la complexité des problèmes qui sont posés à un président de la république ?
Est-ce à dire qu'il ne reste plus d'espace à la politique si on considère les prérogatives qui sont celles d'un président de la république ? Par prérogatives, traduisez (en résumé) : enseigner, soigner, sécuriser, garantir les libertés constitutionnelles majeures de chaque citoyen, garantir le modèle social français.

Pas évident. Et si la réponse est oui, alors, l'élection présidentielle qui rythme la vie démocratique de la France devient un espèce de concours de compétence évalué par un jury de 40 000 000 de membres. Et à bien y réfléchir, n'est-ce pas déjà le cas ?

nm.

jeudi 6 mai 2010

Des classiques masculins n°3, la double boucle de John Lobb aka la légendaire "William"

Voilà le tant attendu troisième volet des classiques masculins.
Et nous le consacrons à une figure mythique du soulier pour homme. Le modèle double boucle, William, du roi des bottiers John Lobb. L'honorable maison a été fondée en 1849 et s'est installée au coeur du quartier aristocratique de Londres, sur St James Street.
Parmi les clients, on retrouve Gary Cooper, Sinatra, James Bond, Karajan, Nico Reine, Isaac ou le Prince de Galles.

John Lobb, c'est probablement l'Himalaya en matière de souliers, et même si le marketing et la diffusion plus large ont été accéléré par le rachat de la société familiale par Hermès, on reste ici dans le très haut de gamme.

Les puristes de chez puristes ne fréquenteront donc que la boutique du 9, St James's Street qui reste indépendante et ne propose que des souliers "Bespoke". Mais Hermès a bien fait les choses et les collections Lobb sont de facture exceptionnelle.

Parmi ces collections, un modèle emblématique, la William. Créée en 1945, ce derby à double semelle est a priori destiné à être porté dans la verte campagne anglaise. Depuis, on le porte aussi bien avec un costume, une paire de Jean's, un Chino. Le William, c'est la marque de l'esthète. Incontournable et increvable.

nm

mercredi 5 mai 2010

De la dette grecque


Bon. Pas banal tout de même. Voilà un état qui a totalement dévissé.

Comment les Hélènes en sont-ils arrivés là ? Simple.
D'abord, ils ont beaucoup plus dépensé que ce qu'ils ont gagné.
Et visiblement, ils ont en plus camouflé la réalité de l'état de leurc comptes publics avec l'aide de banques comme ... Goldman Sachs.

Parenthèse. Goldman Sachs, ils sont vraiment sur la première marche du podium. Création de produits pourris indexés sur des subprimes foireux, camouflage de comptes publics ...Yeahhh. Gordon Gekko (le héros du film Wall Street) a bien choisi son année pour sortir de prison ! Le mec va pouvoir kiffer. Faut faire quelque chose non ? Arrêter de peigner le chien pendant les sommets du G20 et passer à l'attaque. Faut les traquer, les pourrir. Pas de quartier. Les attaquer là on ça fait mal. Au porte-feuille. En France, commencer par débloquer le bouclier fiscal et taxer ces enfoireux au maximum, ambience 90%. A ceux qui disent, heuh, c'est pas possible ... Je dis, si monsieur. C'est ça la politique. Ha ceux qui disent, heuh, vous allez provoquer la fuite des banquiers, et bien je dis, bon débarras, ces mecs sont des mauvais et des escrocs. Et mieux, si le G20 sait s'entendre, on va faire de ces types des apatrides. Parenthèse.

Et nos amis les Grecs donc. Ils se réveillent, et la gueule de bois est sévère. Ambiance Very Bad Trip. Imaginez la tableau.

La Grèce. Une putain de poule qui se ballade. Un Tigre. Une dent en moins. Une droite de Tyson en pleine poire ... Fallait pas déconner comme ça les mecs. En même temps vous vous êtes bien marrer hier soir !

nm.

lundi 3 mai 2010

Du campanier, c'est pas mal ça !


Une note un peu atypique pour signaler à nos lecteurs un excellent plan. L'affaire s'appelle Campanier.

Le principe ? Commander (au plus une fois par semaine) une sélection de fruits et/ou de légumes bio qui sont livrés dans des points de distribution que vous retrouverez sur leur site.

C'est vachement bien pour au moins trois raisons.

1. C'est bon ! Produits vraiment savoureux
2. C'est sain (dans les limites des labels bio)
3. C'est varié et ça vous force à cuisiner. Ben oui. Chaque semaine, c'est la surprise quant aux légumes ou aux fruits que vous récupérez. Donc, on se creuse la tête, on essaie des recettes qu'on aurait jamais tentées. Et comme le truc est bien pensé, des recettes sont fournies avec votre livraison.

Bref, c'est que du bonheur. A la rédaction du blog d'Isaac, on se régale de Fenouil, de Chourave, de Potimaron et d'asperge depuis qu'on a découvert ce système ;)

nm.

dimanche 2 mai 2010

De trouver du bon boudin à Paris, chez Jeusselin dans le septième arrondissement, courte note


On aime bien le boudin (noir) au blog d'Isaac. Aussi lorsqu'on découvre une bonne adresse, on la partage avec vous.

Rendez-vous donc au 37, rue Cler, chez Jeusselin. Cette honorable maison fait un magnifique boudin maison. Et pour les amateurs de bonne chaire, on signalera que ce traiteur a reçu la maédaille d'or 2008 du fromage de tête.

nm.

PS : Jacques Chirac, amateur éclairé, ne s'y trompe pas et visite tout comme Issac la maison Jeusselin

jeudi 29 avril 2010

De Liès Hebbadj, la récolte de la haine


Pour les lecteurs les plus fidèles, cela ne sera pas une surprise. A de multiples reprises, le blog d'Isaac s'est très fortement positionné contre la promulgation d'une loi anti-burqa. On retrouvera ces réflexions ici et .

Pas une surprise donc. Notre position n'a pas changé. Pas le moins du monde. Alors quand l'actualité, à la faveur d'un fait divers très secondaire (qui n'aurait jamais du quitter les colonnes de Ouest-France, 15ème page, rubrique "Faits divers" justement), fait de Liès Hebbadj le hérault du droit de porter la burqa, on est tout de même très mal à l'aise.

Les informations contradictoires qui circulent à son endroit ne permettent pas de se faire à ce jour une idée très précise sur les faits. Mais de toute évidence, il s'agit a minima d'un très sale type. Ca saute aux yeux.

Résultat. Voilà une affaire qui provoque au café du commerce la stigmatisation accrue de l'Islam, donne du grain à moudre aux anti-burqa, et risque de voir les modérés et les défenseurs de la liberté religieuse prendre une posture de défense du sale type.

Bref. Pas bon du tout.

nm.

mardi 20 avril 2010

De la réforme des retraites (3)

Un peu d’humour pour commencer, ça ne peut pas faire de mal…

Les chiffres impressionnant des prévisions de déficit cumulé des retraites d'ici 2050 sans recettes nouvelles ont été largement relayés dans la presse ces derniers jours : 2 600 milliards d'euros. Vertigineux bien sûr, les milliards volent au dessus de nos têtes, comme lors du sauvetage du secteur bancaire, et l’on serait tenté d’en rester là : panique à bord…

Comparons maintenant au PIB cumulé sur la même période : de l'ordre de 120 000 milliards d'euros (avec toujours la même hypothèse de croissance modérée à +1.7% par an). Ce déficit cumulé revient donc finalement à 2.2% de PIB cumulé sur la même période. C’est beaucoup, mais relativement, ça fait déjà moins peur. On a peut être le temps d’y réfléchir un peu plus ?

Le dernier rapport du Conseil d'Orientation des Retraites donne dans toutes ses hypothèses (effets de la crise à moyen terme, croissance, taux d'emploi) un besoin de financement annuel du système de retraite de l'ordre de 1.7 à 3% de PIB.

Un autre ordre de grandeur à mettre en relation : depuis les années 60, la part du PIB allant aux salaires (charges sociales incluses – sécurité sociale, cotisations retraites…) a fortement varié dans les 50 dernières années : elle est globalement passée de 62% dans les années 60 à un pic de 67% au début des années 80 pour décroitre dans les années 80 et se stabiliser autour de 58% jusqu'à aujourd'hui.

Ce ratio n'est pas suffisant bien sûr pour faire une analyse fine d'où va la richesse produite (on peut avoir un ratio stable globalement mais qui cache en réalité un enrichissement seulement d'une partie de la population au détriment d'une autre – comme aux états unis par exemple) mais ses fluctuations dans le temps montrent que des rééquilibrages sont possibles sans mettre en péril l’économie du pays.

Le débat actuel organisé par le gouvernement semble écarter systématiquement la possibilité de hausse des cotisations pour ne se concentrer que sur l’âge de départ, la durée de cotisation, et le montant des retraites… Tout serait déjà écrit… Le mouvement inéluctable… La rédaction du Blog d'Isaac est unanime sur le sujet : ne nous prenez pas pour des cornichons !

Allons même plus loin : si la part des salaires et charges sociales dans le PIB est historiquement basse aujourd’hui, il faut garder en tête que la France est un pays riche qui a les moyens d’une politique sociale de haut niveau. Et nous parlons seulement ici de rééquilibrage, pas de révolution… Les progrès technologiques passées, apportant des gains de productivité substantiels, ont souvent été synonymes de chômage pour des profits accrus. Pourtant ils constituent une chance immense de progrès pour les hommes : par la réduction de leur peine, par un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle (réduction du temps de travail), etc...

Mettre ces progrès au service d’une meilleure satisfaction des besoins des hommes à tous les âges de la vie : c’est un choix politique.

df.

lundi 19 avril 2010

Des Cocottes de Christian Constant, rue St Dominique, dans le septième


Christian Constant devait aimer le monopoly étant enfant. Car l'ancien chef du Crillon (passé, excusez du peu par Ledoyen et le Ritz) a mis 4 Hôtels rue St-Dominique. le Café Constant, les Cocottes, le Violon d'Ingres et les fables de La Fontaine, c'est lui !

Bref, incontournable entre Bosquet et La Bourdonnais.

Les Cocottes donc. Ambiance comptoir, tables hautes, déco épuré. Ok. Pas de téléphone, donc pas de réservation possible. Tiens, c'est pas mal ça, parce que devoir planifier ses envies quand on habite Paris, c'est pas franchement réjouissant, pas très "spontané".

Accueil et service ? Impec. Pro. Et ce qu'il faut de cordial. Bon. Et l'assiette ? Pas d'assiette, mais des caquelons, des cocottes "Staub" comme chez nos grands-mères. Magnifique. Pas chichiteux comme le décor aurait pu nous le laisser craindre (l'accueil nous avait rassurés). C'est vraiment bon. Et la carte est très originale par son évocation d'un passé mis au gout du jour avec beaucoup de respect. Terrine ? Top ! Pommes de terre fourrées au pied de porc ? Fatal ! La daube de ma voisine ? Elle avait aussi fière allure. Et bonne idée, on accompagne tout ça d'un Bandol rouge. En pichet. Vous connaissez beaucoup d'adresse qui proposent ce vin ? Pas tant que ça à bien y réfléchir. Bien vu Mr Constant.

Bref. Il faut y courir dès lors que l'appel du ventre se fait entendre.

Et les tarifs ? 70 € à deux, 2 entrées, 2 plats, 1 Dessert, eau minéral et vin.
Du bonheur.

nm.

dimanche 18 avril 2010

Des classiques masculins, n°2, la chemise blanche Button-Down


Pour ce deuxième billet concernant les classiques masculins du vestiaire, nous vous proposons de nous pencher sur la chemise blanche Button Down, ie. à col boutonné.

Voilà vraiment une pièce remarquable et indispensable car tout à fait polyvalente. Mais elle se doit d'être impeccable.

On la portera aussi bien sur une paire de jean's, sur un pantalon de type chino, avec un costume ou avec ... ce qui vous plaira !

Si vous la portez avec un costume, d'aucun vous recommanderont de vous abstenir de porter une cravatte, d'autres (dont je suis) vous diront qu'avec ou sans cravatte, la button down c'est du bonheur.

On pourra aussi la porter col ouvert avec ses boutons de col déboutonné, à la Agnelli. Classieux mais peut-être un peu casse gueule quand on ne possède pas Fiat.

Mais auprès de qui se la procurer ? L'offre est vaste, très vaste, c'est pourquoi un petit conseil s'impose. Brooks Brothers. A Paris, on ira Rue St Honoré pour se procurer le précieux objet.

Sachez par ailleurs qu'en portant du Brooks, vous rentrerez dans l'histoire, en portant les vêtements d'un marchand qui a habillé Kennedy, Agnelli, Chirac (!) et qui aujourd'hui encore fournit certaines pièces à Obama. Par exemple Ben Bernanke (président de la FED) est magnifique n'est-ce pas ? Et il démontre que la cravatte (Brooks elle aussi d'ailleurs) se marie à merveille avec la button down.

nm.

samedi 17 avril 2010

De dénoncer ou pas des criminels lorsqu'on est journaliste


Très récemment, une polémique assez virulente a eu lieu à l'occasion de la diffusion sur France Télévision d'un numéro des "Infiltrés" consacré aux réseaux pédophiles.

Petit rappel.
Les infiltrés est un magazine d'investigation qui repose sur l'infiltration (!) de journalistes qui enquêtent sans faire état de leur carte de presse, en caméra cachée. Des infiltrés qui filment à l'insue des individus "étudiés".

Très récemment donc, un numéro consacré à la Pédophilie a défrayé la chronique. En effet, suite à cette enquête, certains des journalistes infiltrés ont pu rencontrer des pédophiles en activité. Qui leur expliquaient leurs intentions de pousuivre leur sinistre chasse, tout en étant très précis pour certains s'agissant des cibles qu'ils avaient dans leur ligne de mire. Des agressions étaient imminentes.

Les journalistes, à l'issue de cette enquête, ont rencardé la police. Celà a donné lieu à plus de 20 arrestations.

Et c'est à ce propos que le débat a fait rage. Opposant ceux qui considèrent que les journalistes doivent absolument protéger leurs sources aux ... autres.

Robert Ménard, ancien président de RSF, est l'un des tenants les plus radicaux de cette première posture. Il a défendu becs et ongles le respect d'un comportement modèle du journaliste qui n'a pas à donner ses sources, aboyant sur tous ceux qui ne sont pas de son avis. Et rappelant avec fierté (on se demande pourquoi) qu'en Suède, selon leur législation, ce sont les journalistes qui auraient été écroués. Ok, et depuis quand la Suède doit-elle être considérée comme un étalon législatif et moral ? Ce Robert Ménard est totalement à la dérive.

Et les autres.

Les autres sont divisés en deux groupes. D'abord, il y a ceux qui considérent que le journaliste est aussi un homme. Et que sa conscience ne peut pas se plier à certaines règles, aussi déontologiques soient-elles, au regard de circonstances exceptionnelles. L'agression d'un enfant faisant partie de toute évidence de ces circonstances.
Nous faisons sans doute partie de ce groupe à la rédaction.

Mais surtout, il y a ceux qui constatent que dans cette affaire, la déontologie est totalement respectée. En effet jamais les enquêteurs ne se sont présentés comme journalistes. Donc aucun contrat "moral" n'a été passé avec les individus qu'ils dénonceront, comme c'est parfois le cas.
Nous sommes totalement en ligne avec cette vision de l'affaire à la rédaction.

nm.

vendredi 16 avril 2010

De la réforme des retraites


Comme tout à été dit et que l'actualité est très riche s'agissant de ce sujet :



Le débat continue.

Mais une chose est certaine. Allongement de la vie n'est pas égal à augmentation des cotisations salariales, n'est pas égal à report de l'âge légal de départ à la retraite. Non.

On peut baisser les pensions, on peut taxer le capital, on peut mettre en place une taxe carbone sociale, on peut taxer les produits fabriqués en Chine. Bref il faut réfléchir en repartant de la feuille blanche. La politique, c'est ça.


nm.

mercredi 14 avril 2010

Du bar Hemingway, de 4 Raspberry Martini, courte note


Parmi tous les bars parisiens, le bar Hemingway occupe sans aucun doute une place à part. Niché à l'une des extrémité du palace parisien le Ritz (coté Cambon), il célèbre par son décor, son ambiance et son nom l'un des plus célèbres hôtes de l'hôtel, Ernest Hemingway, grand buveur devant l'éternel.

Ce qui vaut le détour ? Les cocktails ! Le taulier, Colin Field, jouit d'une réputation très méritée pour son sens de l'accueil et ses créations, parfois machiavéliques. Au premier rang desquelles : le raspberry martini. OVNI du monde du cocktail, ce breuvage est une sorte de bombe H. Une expérience totalement folle qui mêle la douceur de la framboise et un mix de vodka et de napalm.

Record : 7 dans une même soirée, détenu par un Lady ... Au sein de la rédaction, nous sommes parvenus à 4, ne reculant devant aucun danger pour faire avancer le journalisme d'investigation.

Violent !

nm.

samedi 10 avril 2010

De Marko Velk, exposé par la galerie Eric Mircher, rue St Claude à Paris



Marko Velk est le fils de son père. Vladimir Velicovic pour ceux qui l'ignoreraient. Son père est un artiste remarquable. Et son fils depuis 1 an ou 2 a tué le père. Comme ont peu en témoigner ses deux expositions à la galerie Mircher ou ses travaux présentés dans différentes foires (Volta, Slick, ArtParis ...).
L'exposition "Il y a quelque chose dans l'air" est une remarquable réussite. Elle déploie toutes les qualités de Velk. Un dessin magnifique à la fois très respectueux d'une tradition classique et très personnel.
Des compositions qui font que ses oeuvres pourraient répondre à la question: "Ca ressemble à quoi le bon art contemporain ?"
Ca ressemble à des collages, un montage d'idées sur la toile. Ca ressemble à des cadrages en rupture de l'art classique. En confèrent les oeuvres "Spleen" ou "Cortex".
Ca ressemble à des oeuvres qui ont quelque chose à dire. Qui posent des questions, et qui de toute évidence apportent parfois des réponses. L'humanité, le spleen donc, la spiritualité. Et j'ai le sentiment que Marko Velk ne donne pas dans la facilité. Les questions posées et les réponses rendues sont à la fois intelligibles et intelligentes.

A voir, 26, rue St Claude dans le troisième à Paris.

nm.

vendredi 9 avril 2010

De mettre en scène – l’homme cirque

Tout commence par un petit tour qui en dit long. Un petit tour sur soi, en équilibre sur un pied, les mains occupées à enfiler et lasser une chaussure et le regard tout sourire fixé vers le public. Ça ressemble à un gage pour un pari perdu mais ça tient en haleine un chapiteau et ça déclenche un tonnerre d’applaudissement à la fin. C’est du cirque, voilà tout.

Au temps des mondes virtuels et des réalités augmentées, le matérialisme forcené de David Dimitri est offensif. Son spectacle n’est pas une série d’images que l’on admire confortablement assis dans ses habitudes comme devant son téléviseur (les fauves, les chevaux, le clown…) mais plutôt une succession de frissons et d’émotions, que seuls les ah et les oh savent délivrer. Ce n’est pas un cirque qui nous rappelle notre enfance, c’est un cirque qui rappelle au galop la simplicité de l’enfant en nous.

On assiste émerveillés à un numéro équestre sur cheval de bois, un saut périlleux avec accordéon, une danse sur fil de fer et trompette. L’artiste joue, s’amuse, et le plaisir est partagé. La tension aussi. Lorsqu’il nous fait partager son angoisse face au numéro. Ici la matière est réelle et les corps chutent. Le sac lourd sur la bascule. L’acrobate de son fil. Rien ne nous est épargné.

Pourtant c’est un spectacle merveilleux de voir cet homme cirque se battre contre l’apesanteur et s’envoler dans les airs à plusieurs mètres au dessus de nos têtes. Tantôt par une bascule. Tantôt par un canon. Parfaitement mis en scène, la musique à suspense, la combinaison, la mèche enflammée, la fumée… Le claquement qui fait sursauter et l’homme canon propulsé droit devant, se rattrape au vol à une corde et rebondit sur la toile du chapiteau. Extraordinaire.

Le final est grandiose : par une ouverture dans le toit du chapiteau, le fil-de-ferriste sort à l’extérieur et se transforme en funambule. Le public le suit au dehors et dans la nuit, à plus de 13m de hauteur, l’homme et son balancier s’avance lentement. Pas un bruit dans la ville. Les mètres parcourus paraissent des kilomètres et l’on frémit à chaque pas si haut, si loin. Enfin, les applaudissements explosent lorsque l’artiste arrive à son point culminant.

Cesson-Sévigné a choisi de développer les arts dans la ville et l’on comprend ici l’intérêt du projet. Lorsque l’artiste redescend et se réfugie sous son chapiteau après avoir salué son public, il nous laisse ensemble dans la ville familière. Habitée soudain des rêves et de nos yeux grands ouverts.
« Le monsieur, il attrape les étoiles » m’a dit l’enfant à côté de moi. Vous aviez de la chance ce soir, David Dimitri, vous marchiez au milieu des étoiles. Et pour les spectateurs qui ont levé le nez grâce à vous, ce sont maintenant ces étoiles qui habitent la ville.

df.