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samedi 5 novembre 2011

De Hélène Darroze à Paris


Voilà, on y est allé. Ca faisait un petit bout de temps qu'on avait envie d'essayer et curieusement, ça avait failli se faire pour la première fois à Londres et puis finalement non ; et oui, car la chef française tient les chaudrons du Connaught, institution de Mayfair.
Alors ? Encensée, doublement étoilée puis rétrogradée à un seul macaron en 2010 par le juge Michelin, on entend tout sur Hélène Darroze.
Je vous le dit tout de go, on a passé une excellente soirée. Jambon noir de Bigorre, Huitres au caviar, Fois Gras cuit au vin doux, velouté de potimarrons et ses ris de veau, homard bleu de bretagne et sa truffe, chevreuil grand veneur, le cèpe, et les fromages, et les desserts ... et j'en oublie sans doute. C'est une cuisine tout simplement extraordinaire. Inspirée, engagée, qui raconte le sud ouest, qui s'articule autour de produits fantastiques. Une cuisine qui nous a fait dire des "Ho ..." et des "Ha ..." devant sa créativité et ses saveurs. Un diner qui donne le sourire.
Le cadre est en outre magnifique.
Et le service ? Pas parfait. Tiens, il a fallu demander pour avoir du champagne à l'apéritif ? Bien, à moins d'être totalement perdu pour l'humanité, ce n'est pas si grave si ? On n'est pas servi de pain dès que son morceau est sur le point d'être terminé ? Heuh, je ne suis pas si blâsé, pas grave ;)
Et les prix ? Pas pour les Grecs ! Très cher, du niveau d'un trois étoiles en province, c'est vous dire ... ça les vaut ? Sacrément !
Michelin est insensé de noter ce restaurant 1 étoile, insensé.
nm.

mardi 13 septembre 2011

De manger japonais à Paris, le Benkay, quai de Grenelle dans le 15eme arrondissement de Paris


Encore des vacances pour le blog d'Isaac. Et oui. Et donc encore une rentrée !

Aussi avant de s'intéresser au retour du come back de la crise, à la primaire socialiste, au marathon de Venise, à la coupe du monde rugby, à DSK, à Guerini, aux dossiers de 2012 .... allons diner japonais.
Rien de tel qu'un excellent restaurant japonais pour adoucir la rentrée.

Allez, direction le Benkay, sis dans l'ex hotel Nikko, quai de Grenelle, aujourd'hui Novotel (le groupe Accord, ça vous dit quelque chose). On passe la porte à l'étage, et on a la sensation immédiate d'arriver à Tokyo. Personnel japonais, décor raffiné, musique nipponne. Tout est à l'avenant. Votre hôte y est allé à deux reprises. Pour tester à la fois le Teppanyaki (le chef officie devant les convives attablés à un comptoir) ou le washoku (diner sur table plus classique).
C'est excellent. Simple et excellent. Une cuisine qui fait une place belle aux saveurs brutes du produit, qui s'agissant du riz parvient à définir en cuisine le gout mat : la cuisine japonaise se décrit assez bien avec les qualificatifs destinés aux arts plastiques. Et une mention exceptionnelle à la pâtisserie.
Cher ? Oui. Mais comme on a chance de vivre dans un pays prospère, on en profite.

nm.

lundi 6 juin 2011

De "L'épicerie du Père Claude", avenue de la Motte Piquet à Paris


"Le Père Claude" est une institution. Un des QGs du président Chirac, gourmet gourmand. Aussi, on suspecte le lieu d'être hautement fréquentable, bien qu'étant situé dans un arrondissement périphérique : sur ce dernier point, pas d'inquiétude. Et rendez-vous avenue de la Motte Piquet à une petite centaine de mètres du Champ de Mars. Donc, pas de danger.
Et la bonne nouvelle, c'est que le Père Claude a tout à coté de son restaurant une épicerie qui propose quelques produits bien sympathiques. Et on signalera tout particulièrement les chipolatas et merguez maison. Une tuerie les amis. Et vous retrouverez des saucissons, une sélection de fromages savoureux .... Que du bonheur !
Et croyez moi, ça vaut mieux que d'aboyer avec la meute.
nm.

samedi 21 mai 2011

De "La Grande Cascade", restaurant dans le bois de Boulogne, 16ème arrondissement de Paris


Que nous dit le Michelin ? Une étoile, et les petites fourchettes rouges qui signalent un cadre particulièrement agréable. Et donc ?
Un restaurant niché à l'orée du bois de Boulogne, tout près de l'hippodrome de Longchamp.
Je vais vous faire une confidence, c'est sans doute l'une des tables les plus savoureuses de Paris. Et à midi, c'est tout simplement le meilleur plan que je connaisse : un menu menu du marché à 65 €, entrée, plat, dessert, le tout d'une qualité étourdissante. Une cuisine qui mérite totalement son étoile !
Et la cadre ? Napoléon III s'était fait construire un pavillon pour ses haltes dans le bois. Pavillon qui héberge aujourd'hui "La Grande Cascade". Avec les beaux jours, une terrasse magnifique. Et l'automne arrivant, on passera les jours plus froids et humides à l'intérieur du décor second empire.
Et le service ? Il est parfait.
Et la carte des vins, et les conseils associés ? Parfait aussi.
Bon, un point faible ? Aucun

Et DSK ? Aucune raison d'aboyer avec la meute.

nm.


dimanche 15 mai 2011

De Thoumieux, restaurant dans le septième arrondissement, Deuxième note !



Et bien oui, c'est intéressant de revenir déjeuner dans un restaurant qui nous avait emballé. Nous avions publié une note sur le sujet en septembre ici. Un superbe souvenir. Et aujourd'hui à nouveau, quel plaisir !


Calmar en entrée en mode carbonara ? Ludique, (et régressif), une entrée qui donne le sourire.


Une poularde aux morilles ? Nerveuse, racée, savoureuse ...Plein de choses à nous dire cette poularde. Elle nous explique qu'on peut-être une volailler et être légère. On l'imagine volontiers gambader dans une ferme bucolique, picorant, se balladant ... Hummm. Une petite merveille !


Et pas de dessert pour votre serviteur qui limite les calories. (Marathon, marathon)


Moralité, on a qu'une envie, réserver le premier étage qui vient de décrocher deux étoiles au millésime 2011 du Michelin.


Et DSK dans tout ça ? Présemption d'innocence aux morilles.


nm.

mercredi 20 avril 2011

Du Jules Verne, restaurant dans le septième arrondissement de Paris



Prenons de la hauteur. Laissons de coté la basse politique. De la hauteur, 125 m de hauteur. Le Jules Vernes est une drôle d'expérience. Un cadre sans doute unique au monde. Une vue à couper le souffle. Une cuisine efficace mais pas aussi audacieuse peut-être que le lieu ne le laisserait penser. Un service magnifique. Une carte de vins magnifique.


Un moment entre gastronomie et parc d'attraction pour esthète adulte. C'est bien finalement. Il faut s'accorder ces moments de jouissance pure où les yeux écarquillés, on se lèche les babines en trinquant une coupe de champagne à la main.


nm.

samedi 2 avril 2011

Des "Galopins", restaurant à Boulogne-Billancourt


Cessez donc de vous plaindre, jeunes habitants des banlieues hot : il est possible de bien manger aussi dans cette zone dangereuse du 92. Pensez donc, un département aux mains de l'UMP et du président Devedjian, un homme qui a presqu'autant d'humour qu'un dentiste allemand (tentative de blague très limite, mais qui avec un peu d'imagination peu s'avérer finalement très amusante).

Hop, rendez-vous au 17 de la rue Paul Bert. Tout près de la mairie et du métro Marcel Sembat ou Billancourt.

Le restaurant s'appelle "Les Galopins". Ambiance 11ème arrondissement, Les Galopins nous la joue façon estaminet de Ménilmontant. Et en allant sur leur site web, on comprend : ces galopins l ont aussi deux adresses à Paris, un près de Bastille et un à Nation. Je me disais aussi ....

Une salle bien sympathique, une petite terrasse pour les beaux jours et des plats avec un vrai goût de revenez-y : croquets au pied de porc, tempura, Jarret de Porc au gros haricots et chorizo, Tartes maisons et autres profiterolles géantes. C'est bien, c'est bon. Et un menu du jour au gré du marché à 15 € entrée-plat le midi qui est sans concurrence pour le quartier.

A noter dans son carnet d'adresse. Sans oublier de réserver, sinon, no way, l'adresse est bien connue des riverains qui la prennent d'assaut, entre business men aux très belles montres suisses et pubeux des agences de comms voisines.

nm.

samedi 26 mars 2011

De Tribeca, restaurant dans le septième arrondissement de Paris


Courte note comme dirait l'autre. Rue Cler. Le coeur battant du septième. Tribeca, c'est un cloaque. Beurk, beurk, beurk.

Le pire club sandwich qu'on puisse imaginer, faisant passer ceux de la SNCF pour une clibation digne d'un étoilé Michelin.

nm.

dimanche 20 février 2011

De Ze Kitchen Galerie, restaurant dans le 6ème arrondissement de Paris, courte note


On a tant entendu d'échos positifs sur cette adresse qu'en y dinant pour la première fois, on se dit "Voyons voir ce qu'on va voir"

Parmi ces échos, on dit que l'adresse est plutôt décontractée. Effectivement, le sujet de William Ledeuil n'est pas le luxe ou le service ampoulé. Ce n'est pas un point faible, c'est voulu. Du coup, le service est peut être un poil light. Un poil. Importe peu. Avant de me répandre en éloges, je me risquerais tout de même à une critique négative. La décoration est franchement sympa. Très agréable, mais le restaurant se la joue aussi "galerie". Comme d'autres du reste. Et à chaque fois, ou presque, quelle désolation esthétique. Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Un cuisinier n'est pas galeriste, c'est ainsi.

Allez, je conclue pour tenir dans le format "courte note". Est-ce aussi bon que ce que l'on dit ? Oui, et mieux encore. Un mixte de cuisine très inspirée par l'orient. Remarquable, aérien, inspiré, bluffant, incroyablement savourant. Un des juges de paix d'une belle adresse ? Quid des desserts ? Ici, il sont à se damner.

Pour tout vous dire, et vous convaincre de réserver, au moment de régler l'addition on pense déjà à revenir pour explorer la carte.


nm.

dimanche 30 janvier 2011

De McDonald's, courte note


Tiens, je l'écris enfin cette note. Pour tout vous dire, c'est la même chose à chaque fois. A chaque fois que je vais chez Mc Do, je me dis "ben dis donc, c'est quand même pas mal !".
Oui, franchement, c'est pas mal. Bien évidemment, vous choisirez de prendre à emporter pour éviter le désagrément hautement probable de déjeuner non loin d'une table d'ados parlant trop fort de sujets d'une vacuité abyssale risquant de vous couper l'appétit.
Donc, on est chez soi. On mange son Mac Deluxe. Et on se régale. C'est savoureux les amis. Et les frites ? Mention très honorable. L'ensemble n'est pas trop gras ou trop salé comme on pourrait trop souvent le penser.
Esthétiquement, le burger a même belle allure et la frite, et bien, elle est faite de pommes de terres, aucun doute (comprendre, ça fleur bon la patate !).
Soyons lucides : des frites faites de pommes de terre fraiches coupées au couteau jouent dans une autre division, mais Ronald s'en sort néanmoins très bien.

Voilà, c'est dit.

nm.

dimanche 16 janvier 2011

Du restaurant 39 V, dans le 8ème arrondissement, à Paris


Une table qui a ouvert il y a un peu plus de 2 mois. A l'angle de l'avenue George V et de la rue Quentin Bauchard. Hep ! Inutile de vous inquiéter si vous ne voyez pas de salle de restaurant en arrivant : vous tomberez sur le Sony Store et c'est très normal. Le lieu est caché. Perché au sixième étage, sur les toits.

Entrée incognito. Une jeune hotesse ambiance New-York Fashion quand tu nous tiens vous accueille et vous propulse dans l'ascenseur. Ben dis donc, c'est assez beau. Déco très réfléchie. Depuis les couverts, les formes des assiettes, un bar, une cuisine visible de la salle qui tourne autour de la cour de l'immeuble où le restaurant s'est posé. On se croirait décidément dans une adresse branchée de New York.

Le chef ? Frédéric Vardon, un ancien "cadre" de Ducasse. Bon, ça rassure mais souvenez vous ...

La carte ? Elle est super. Appétissante, agrémentée d'un menu degustation à 85 €, ce qui est très raisonnable. Mention spéciale pour la carte des vins. Et pour la sympathique sommelière. Pourquoi une mention spéciale ? Parce que dans la plupart des adresses qui souhaitent compter, on est assez rarement déçus par la cave mais Dieu que les prix peuvent être dissuasif. Ici, les bouteilles commencent à 29 € et le choix des vins au verre est assez complet pour un amateur éclairé.

Et l'assiette ? Alors ? C'est bien, c'est franchement bien. Mais, on suppose qu'elle peut être encore meilleure. L'une des convives avec qui j'ai partagé ce dîner m'a confié après le dessert. "C'était bien, mais ce n'est pas Lameloise !" C'est vrai dear lady, mais c'est déjà très très bien. On passe un excellent moment. Alors, il faut y aller chers amis !

nm

mercredi 1 décembre 2010

Du Chiberta, rue Arsène Houssaye, dans le huitième arrondissement à Paris


Voilà un avent qui commence plutôt bien. Le Chiberta. Curieux nom, et pour tout vous dire, un sobriquet qui ne me disait rien de bon jusqu'à aujourd'hui. Qu'est-ce que ça veut dire ? Mystère ... En tout cas, voilà une adresse qui m'évoquait une pseudo adresse basque à destination de touristes errants sur les Champs en peine de cuisine pseudo-authentiquement régionale. Mais, non, rien de tout ça.

Le lieu ? Déco léchée et architecture globale signée Jean-Michle Wilmotte. C'est donc classieux. Un peu dans l'air du temps. Ambiance, ce qu'on attend d'un 1 Etoile michelin près des champs appartenant à la constellation d'un chef 3 étoiles, ici, Mr Guy Savoie. Vous me direz il y a pire ? C'est vrai.

L'accueil et le service ? Propre. Plutôt efficace. Sérieux. Allez, ça manque un peu de décontraction. Mais, au Chiberta, le midi, c'est plutôt ambiance déjeuner d'Affaires. Et des affaires faites par des messieurs que ça n'a pas l'aire d'amuser plus que ça de faire des affaires en déjeuner dans un restaurant très confortable. Ben alors, les mecs, faut changer de taff si ça vous barbe.

Bon, nous, les affaires, ça nous amuse. Surtout si on peut se taper la cruche avec une carte réalisée par Guy Savoy. On prendra pour accompagner du Volnay 2005 et un magnifique St Aubin Premier Cru 2008. Bene, bene.

Et on se pâme pour la digression autour de l'huître de Cancale : un entrée de folie les amis. On se régale d'une seconde digression mais autour du veau en primo piatto : elle est bonne celle-ci. Et en dessert, je cite "Biscuit pain de Gênes aux pommes façon Tatin glace caramel au beurre salé". Wahou. Wahou. Wahou. Tuerie ? Tuerie.

Il faut y aller. Oui. Le soir, peut-être, pour éviter les tristounets du midi. Et plutôt avec un compte en banque assez fourni, car l'addition est designé pour les notes de frais, si vous voyez ce que je veux dire.

nm.

samedi 13 novembre 2010

De l'Ecaille de la Fontaine, dans le 2ème arrondissement à Paris


Au 15 rue Gaillon. Une jolie place. Entre Opéra, Palais Royal et les grands boulevards. Impossible de vous tromper, c'est en face de Chez Drouant, où le facétieux Houellebecq a obtenu le Goncourt la semaine dernière.
Bref. Une toute petite adresse, succursale d'un autre établissement de cette très belle place parisienne, la Fontaine Gaillon.

Bon ? Très bon. A l 'essai : une morue toute simple et une choucroute de la mer. Deux plats qui ne supportent pas la médiocrité. C'est soit très bon, soit très vite pas bon du tout, pour le coup. Et là, franchement, c'est réussi. Et à 18 € le plat, c'est franchement très honnête.

Mais .... le service, mon Dieu ! C'est une blague, pas possible autrement. On a un peu l'impression de déranger, c'est embêtant. Peut-être un mauvais jour.

Tentez et dites-moi !

nm.

dimanche 10 octobre 2010

Du Clos des Sens à Annecy, chez Laurent Petit


Le blog d'Isaac s'est offert un petite virée en Savoie. A Annecy. Pour s'oxygéner, visiter l'exposition Samuel Rousseau que donne la fondation Salomon et ... se faire le Clos des Sens. 2 étoiles michelin et un menu végétarien qu'on se régalait de découvrir.

Bon, on fait les rabat-joies ? Le cadre n'est pas extraordinaire. Ca se voudrait élégant mais bon. Peut mieux faire.

Le service ? Pas mal. Bien pour un deux étoiles. La cuisine ? Intéressante. Un chef, Laurent Petit qui s'inscrit dans la lignée de Michel Bras. Il cultive son propre jardin, s'inspire de la cuillette du jour (champignons, fleurs des montagnes).

Le repas donc. 10 plats, 3 desserts. Une coupe de champagne et de l'eau pétillante. C'est léger. Parfaitement exécuté. Le timing (Dieu que c'est important) est parfait. C'est bon. C'est parfois appuyé pour garantir l'effet de surprise et jouer du spectaculaire. Mais il y a de vrais très bonnes choses. La salade qui se mange du bout des doigts. Le cèpe. Le risotto au concombre dont j'ai aimé les intentions.

Et les desserts à se pâmer chers lecteurs. A se pâmer. A se pâmer (il faut le dire !).

Bref : a ne pas manquer pour qui visite la région.

nm.

dimanche 12 septembre 2010

De Thoumieux, restaurant dans le septième arrondissement de Paris


Bingo. Enfin, une table. Il faut réserver cher lecteur pour avoir la moindre de chance de s'assoir sur les banquettes de la neo-brasserie de Jean-François Piège et de Mister Costes.

Déco réussie. Ambiance année 20 qui, Dieu merci, ne s'embarrasse des excès de mauvais gouts loungien qui signe la déco des Costes. A dire vrai, ce restaurant n'a pas grand chose d'un Costes. Et peut-être parce que là, il s'agit d'une association, d'un projet co-produit avec Jean-François Piège donc, l'ancien chef du Crillon, deux étoiles michelin.

Le monsieur souhaitait tourner le dos à une cuisine de haute-gastronomie qu'il considère comme une impasse en reprenant Thoumieux, vieille institution du 79, rue St-Dominique.

Est-ce bon ? C'est top. Et c'est raisonnable quant aux honoraires (tiens, ça fait plaisir). Une cuisine qui donne le sourire et dont on se souvient. Une assiette qui rigole, c'est plutôt agréable. De l'amuse bouche au dessert, parfait.

Une fausse note cependant, proposer au verre un côte du rhone blanc sans aucun intérêt n'a ... aucun intérêt.

Vite, prenez le téléphone et réservez-vous une table, c'est vraiment magnifique.

nm.

jeudi 26 août 2010

Du "Café de l'Alma", dans le septième arrondissement à Paris


A l'angle de l'avenue Rapp et de la rue de l'Université, le Café de l'Alma se la joue discret. Une adresse qu'on ne remarque pas. Passez devant et vous verrez que rien n'est fait pour attirer l'attention du passant qui passe.

Mais voilà pourtant un joli établissement. Alternative aux petits bistrots de la rue Cler pas très éloignée et aux grandes brasseries de l'Ecole Militaire qui sont assaillies par les touristes de retour du champs de Mars.

On se la joue discret, sans doute parce que le lieu est un tuyau qu'on se refile. Un club auquel on appartient. La déco et l'espace de la boutique ? Réussi. On parie sur l'élégance, le confort et l'espace. L'espace d'ailleurs est une vrai luxe à Paris, et la terrasse ne ressemble pas ici à un alignement de tables à touche-touche. On respire. Les sièges sont moelleux et les nappes sont blanches.

La carte ? Ben, elle est super. Rien de fou. On mise sur des classiques tendance 'Frais' et 'Léger'. C'est bien fait, savoureux, l'assiette vous sourit, alors on sourit aussi. Service impecc.

Adition raisonnablement salée pour le quartier.

Vraiment, très sympa.

nm

mercredi 25 août 2010

De la brasserie "Le Bourbon", dans le septième arrondissement à Paris


C'est en flanant que l'opportunité de s'attabler au Bourbon se présente. A moins d'être député et d'en avoir fait sa cantine. "Le Bourbon" est en effet place du palais Bourbon (!), à l'angle de la rue St Dominique. Cette petite parcelle du septième, pour méconnue qu'elle est, est empreinte d'un immense charme. Aussi, c'est guilleret qu'on prend place en terrasse, sous le soleil apaisant d'une mi-aout parisienne calme et relaxante. Oups. Ce qui suivra ne sera pas à la hauteur des espoirs mis dans cette boutique.

Tagine de poisson ? Assez fadasse. Foie de veau, accompagné de sa sauce aux framboises ? La viande est de qualité, mais l'assaisonement trop sucré, trop caramélisé. Le café gourmand ? Des petites patisseries qui s'avèrent être industrielles (on retrouve en effet exactement le même café gourmand, deux fois moins cher, dans un rade du quartier près du champ de mars... sacré coincidence ...). L'addition ? Salée, sans compter que demander d'avoir des haricots verts à la place de la purée vous en coutera un supplément (!). Ok, mais dans ce cas, je veux partir avec ma purée !

Bref, peut-être était-ce un très mauvais jour, et l'établissement tournerait au ralenti en l'absence de messieurs les députés que ce la ne nous étonnerait pas.En tout cas, sans aucuns doutes, d'ici la rentrée parlementaire, fuyez ce lieu.

nm.

vendredi 20 août 2010

De la "Fontaine de Mars", rue St-Dominque dans le septième arrondissement


La rue St-Dominique est un spot bien connu des amateurs de bonne chaire à Paris. Pensez. JF Piège y tient Thoumieux et Christian Constant décline son offre à travers 4 restaurants ; bref, que du beau monde. Et on y trouve une institution, "Le Fontaine de Mars". "La Fontaine de Mars", c'est en quelque sorte le restaurant français un peu rustique tel qu'on pourrait se le représenter en image d'Épinal. Des nappes vichy (mais aucune référence ici ni à BB ni au sauveur de la France), une carte simple, composée de Harengs, d'oeufs, de Sole, de Cassoulet, de Poulet, et une décoration à l'avenant.

Pas très étonnant finalement que le lieux ait autant la faveur des américains en villégiature à Paris, et spécialement dans ce quartier. Pensez-donc, Barack "Yes we can" Obama lui-même y a diné lors de son premier séjour dans la capitale !

Mais derrière tout ça, que reste-t-il ? N'ayant modestement goûté qu'un plat du jour (Tartare de l'Aubrac, Frites maisons et salade), un verre de Brouilly et le pain j'irai tout de même de ma critique. J'ai passé un très bon moment. Serveur agréable, le tartare était excellent. Ici, la viande est vraiment savoureuse, les frites sont superbes et le Brouilly offre tout ce qu'un Brouilly peut avoir à offrir !

Je nuancerai néanmoins puisque ma délicieuse accompagnatrice fut moins convaincue par son poulet, sauce crème et morille (qui à moi, paraissait pourtant très joli).

Un conseil ? Allez-y et réservez.


nm

vendredi 13 août 2010

De la Brasserie du Lutetia


Voilà une note culinaire qui croise l'actualité économique. En effet, on a appris la semaine dernière que le Lutetia, le très célèbre hotel 4 Etoiles de la rive gauche venait d'être racheté par la société israélienne Alrov, déjà propriétaire d'hotels de luxe à Jérusalem.

Quid de la brasserie donc ?

Etant parisien depuis plus de 10 ans, voilà un seuil que je n'avais encore jamais franchi. Et m'est avis que bon nombre de gens sont dans mon cas ; passant très souvent devant cette façade Art-Déco sans pousser la porte pour y prendre un déjeuner. Si il peut arriver d'aller flaner au bar de l'hotel, bizzarement, la brasserie semble moins séduisante au premier abord. Erreur cher lecteur. Erreur. Car le service est top, la déco est un voyage dans les années 20/30, un voyage authentique et la cuisine est au rendez-vous. Généreuse et savoureuse. Pas de chichis. Des saveurs franches, on ne finasse pas. C'est bien. Et la note n'est pas aussi salée que les tarifs des consommations au bar de l'hotel, donc, aucune excuse pour ne pas s'y laisser aller.


nm

dimanche 25 juillet 2010

De "Frédéric Simonin", restaurant rue Bayen, dans le 17ème


Soyons honnête. C'est par erreur que je me suis retrouvé à déjeuner chez Frédéric Simonin. La veille, me voilà en quête d'un restaurant près de la porte maillot. Hop, un coup de Guide Michelin, version iPhone. Bath's, 1 étoile, des tarifs encore raisonnables et une description alléchante. Re Hop, téléphone, réservation, c'est réglé.

Surprise arrivé sur place : pas de Bath's ! Mais le restauraut "Frederic Simonin". Heuh ... Après vérification, monsieur Bath a déménagé son établissement dans le 8ème. Mais ni le Michelin iPhone 2009, ni son site web n'était au parfum. Et le numéro de téléphone n'a pas suivi !!!

Donc, déjeuner chez ce Simonin sans s'attendre à quoi que ce soit.

Alors ? Ben, une impression assez mitigé. L'établissement se positionne sur un segment de table 1 étoile michelin qui pourrait aller en chercher 2. Mais pour tout vous dire, je n'ai pas été convaincu. Car à chaque plat, il semble que le chef appuie trop sur les épices (mon entrée de légumes croquants trop aprêtés), ou la mise en scène (le gaspacho accompagné de fumée ambiance à la croisée de du clip Thriller et de pseudo cuisine moléculaire). C'est bon ? Oui mais pas tant que ça. Le Saint-Pierre était bien, mais aucun bluff, aucune émotion en fait.

Depuis je me suis donc rencardé sur le chef : ancien de Robuchon notament ayant été cherché 2 etoiles à la "Table".

Il doit en avoir sous le pied. Il faut épurer, ou franchement inover.

On attendra un peu avant de réessayer.


nm.