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dimanche 13 février 2011

Du nom des gens

On nous avait dit que c’était un très beau film et que l’actrice principale passait son temps nue à l’écran. Un parfait film de Noël, quoi. En effet, Sarah Forestier ne nous cache pas grand-chose… Mais pas que.

D’abord la mise en scène et le scénario léché de Michel Leclerc et Baya Kasmi, nous tient en haleine la première demi heure sans une seule fausse note. Les scènes plus drôles les unes que les autres nous font pénétrer avec rythme l’univers étonnant de Bahia qui fait de son sexe une arme politique pour convertir à gauche ceux qui n’en sont pas. Jouissif.

Toutefois rapidement, on ne pleure pas que des larmes de rires, et l’on découvre sous des allures légères un propos bien plus profond sur les origines et les évènements de la vie qui nous font devenir ce que nous sommes. Les personnages sont fouillés et vraisemblables, et leurs relations émouvantes. Par un artifice délicat, on en verra certains resurgir du passé et prendre soin de leur présent, et inversement. Bouleversant.

Au fond, le film pose la question du choix de ce que l’on veut être, et son propos humaniste nous mène à une fin heureuse. Pour ne rien gâcher, Lionel Jospin y est tout à fait convaincant dans son propre rôle, drôle et touchant de douceur.
Encore à l’affiche dans quelques salles, courez-y ! Ce film est bon pour le cœur.

df.

mercredi 9 février 2011

De la musique des Who, A Quick One While He's Away

C’est l’histoire de peggy, betty ou mary qui n’en peut plus d’attendre son mec parti depuis un an et qui tarde à revenir. On cherche en vain des remèdes à sa tristesse mais c’est finalement Ivor le mécanicien qui lui offre un réconfort… Quand le gars refait surface, il surprend son monde, et tous finissent pas se pardonner car « c’est comme un rêve d’être de nouveau avec toi ».

Cette petite histoire pleine de piquant est la trame d’une chanson monument des Who enregistrée en 1966 : « A Quick One While He’s Away ». Tour de force musical de 10 minutes, composé de 6 parties, où les who rivalisent de virtuosité et d’humour.
Keith Moon magistral à la batterie, en solo permanent. John Entwistle à la basse et au chant complète merveilleusement les harmonies. Roger Daltrey au chant dans tous les registres (notez les “cello cello cello” du final que les who ont inventé pour remplacer les violons que leur manager leur refusait). Et enfin Pete Townshend à la guitare, tout en contrastes, entre moulinets et ballade cowboy.

En 1966, quel groupe fait preuve d’autant d’ingéniosité et d’humour dans l’écriture musicale ? Avec un peu plus de 20 ans au compteur, cette bande de grands ados vont marquer l’histoire du rock et de la pop, dans une veine entre beach boys et sex pistols, développant un jeu de scène à l’énergie inégalée. En 1967, les who tirent au sort avec Jimi Hendrix l’ordre de passage au festival de Monterey (ni l’un ni l’autre ne voulant jouer second). C’est finalement les who qui casseront les premiers la guitare (ici). La vidéo ci-dessous témoigne déjà de l’ambiance, même si le groupe monte en puissance dans les années qui suivent.

Pour finir, procurez vous le live at leeds si vous ne l’avez pas déjà. 1970. Le groupe est à son apogée scénique. La musique est ébourrifante. C’est du rock n roll pur jus. Je ne connais pas beaucoup d’enregistrements live délivrant une telle puissance. La version de A Quick One y est particulièrement réussie (3 ans après Monterey, le groupe est au point). Et si vous avez passé l’âge d’écouter du rock n roll, offrez-le à vos enfants !

df.

samedi 20 novembre 2010

De "Au Lotus", rue de Grenelle, à Paris


Deux bonnes raisons à cette petite note.

Tout d'abord, Noël approche et les bonnes adresses de magasins de jouets sont une aubaine !

Ensuite, parce que très récemment l'UNESCO a classé le repas gastronomique français au patrimoine mondial immatériel de l'humanité.

Alors, il faut classer l'échoppe dont je vais vous parler, car elle en vaut vraiment la peine. "Au Lotus", 170bis, rue de Grenelle dans le septième à Paris. Une merveille qui semble tout droit sorti des années 50. Un décor à la Willy Ronis. Un très vieux monsieur très gentil (il a au moins 100 ans !) et son fils tiennent le lieu avec le cachet idéal. Et le plus extraordinaire, c'est que rien n'est ici pensé pour faire comme il faudrait. C'est l'essence même du lieu d'être ce sas vers un passé où les écoliers étaient en culotte courte et portait un béret.

Magique. Le mot est faible. Pas de Wii ou de Nintendo, mais plutôt des Playmobil, des trains électriques, des petits soldats ... Vivement Noël !

nm.