
mercredi 30 mars 2011
De "Lucas Cranach, peindre la grâce", de Anne Malherbe

samedi 7 novembre 2009
De l'exposition "Titien, Tintoret, Véronèse ... Rivalités à Venise"
On y va sans crainte d'être déçu. Et on a raison. L'exposition est magnifique. Malheureusement, le public très nombreux (même en nocturne) demande parfois qu'on sache faire l'abstraction du bruit ou des bousculades. Mais les oeuvres aident au bien-être, soyez-en certain.
Je vous recommande très vivement d'aller voir cette exposition. Une fois, deux fois ... Elle se déploie avec beaucoup de clarté, de beauté dans le très bel écrin du Hall Napoléon.
Je ne vous ferai pas l'insulte de faire ici la réclame des artistes présentés. On rappellera peut-être que cette exposition met parfaitement en lumière un moment de l'histoire de la peinture. Le XVIe Siècle vénitien qui semble surgit du génie créatif de Titien, fortement en rupture avec la renaissance classique et florentine qui domine alors. On fera ici l'expérience des différences passionnantes qui séparent les Florentins, leurs enfants (les 3 classiques Raphael, Michel-Ange et Leonard) et leurs petits enfants les maniéristes aux Vénitiens. C'est comme comparer le velours au marbre. La ligne au toucher.
Quelques unes des oeuvres présentées dans l'exposition :

Titien, mise au tombeau, Madrid, musée du Prado

Tintoret, Suzanne et les vieillards, Vienne, Kunsthistorisches Museum

Véronèse, Les Pélerins d'Emmaüs, Paris, Musée du Louvre
Je vous renvoie par ailleurs à l'excellent petit site monté par le Louvre à l'occasion de cette exposition.
nm.
mardi 20 octobre 2009
De l'agenda culturel à Paris, automne 2009


lundi 10 août 2009
De la (re)découverte de la grande galerie du Louvre, Part 2
Et toujours sur votre droite,

Puis de part et d'autres,
Raphaël. Ce n'est pas le propos de cette note que de signaler les oeuvres immanquables. Néanmoins, allez, pour le plaisir, trois oeuvres du maître.
La Sainte Famille. Une de mes préférées. Pour l'harmonie, la composition. La figure de Joseph dont les traits semblent très légèrement floutés, St Elisabeth caravagesque, les drapés de la vierge et le marbre au sol.
Et deux portraits. Simples ? Pas simples, non. Justes.


Revenons sur les oeuvres moins visibles.
A droite,
Le Corrège. Il y a du Titien dsans cette toile, et si on m'avait dit que Courbet l'avait signée, je me serais laissé convaincre sans le moindre doute.
Venus et l'amour découverts par un satyre.

Toujours sur la droite,
Le Parmesan.Un autoportrait et un mariage de Ste Catherine.


Puis, revenant à gauche.
Ah ... Pontormo, Bronzino et Rosso. On est presque à Florence. Assez parlé :
Pontormo, donc. Vierge à l'enfant avec St Anne et quatre Saints. Maniera ? Si ! Bellissima !!

Bronzino. Peintre que je trouve de plus passionnant. Génial portraiste. Ce jeune homme a un air prétentieux non ? Un peu sur de lui, de sa caste ? C'est Bronzino !

Et cette vierge ... si séduisante. Bronzino (je laisse ici une ouverture à des commentaires sur la restauration assez particulière de cette toile)

Et Rosso. Le roux Florentin. Incroyable peintre qui pousse son art aux limites de la caricature, du réalisme, du cubisme ou le truffe de références au cabaret allemand de l'entre deux guerres (si si ...)

BONUS :
Le Caravage au Louvre. Parce que j'ai là aussi le sentiment que tant de visiteurs passent devant La mort de la Vierge sans y prêter la moindre attention.

Le Pérugin et Mantegna. Tandis que vous revenez sur vos pas, en face des Leonard, Minerve chassant les vices du jardin de la vertu et Le combat de l'amour et de la chasteté.

Mantegna
Pérugin
jeudi 6 août 2009
De la (re)découverte de la grande galerie du Louvre Part 1


Difficile aussi de manquer les Giotto. Donc j'insisterai sur l'annonciation de Bernardo Daddi qui est une petite merveille :

A regarder les visiteurs de cette salle, je remarque régulièrement que ceux-ci s'arrêtent sur les Botticelli, un peu moinssur les Lippi, mais qu'ils manquent la bataille de San Romano du florentin Uccello. Or cette oeuvre, dont il existe deux autres panneaux assez semblables aux Offices et à la National Gallery est un chef d'oeuvre très important de l'histoire de l'art. Ami lecteur, arrête toi et observe l'étrange mise en scène, les couleurs surprenantes des chevaux, des soldats.


Sur votre droite,
Ghirlandaio : avec ce très touchant portrait d'un vieil homme avec un enfant.
Puis sur votre gauche,
Bellini : avec un calvaire et une vierge à l'enfant entourés de Saints (mention spéciale à ce dernier tableau pour sa composition "bellinienne" que j'aime énormément) :


Puis sur votre droite,
Piero di Cosimo : avec cette magnifique Vierge à l'enfant avec une Colombe, empreinte de mélancolie (?), ce qui est assez mystérieux, et porteuse du miracle de l'incarnation. Vous noterez par ailleurs que Picasso dans sa période bleue semble marcher dans les pas de cette peinture : un oubli de l'exposition Picasso et les maitres !


Puis, sur votre gauche cette fois-ci,



A suivre ...
lundi 4 mai 2009
De quelques oeuvres françaises (mé)connues du Louvre
C'est ainsi que j'ai fait une série d'immersions au Louvre, bravant parfois des foules hostiles à la dite contemplation (Dieu merci, le son poussé au maximum de mon Ipod a permis de repousser le brouhaha de la grande galerie ...)



Et enfin, nous concluerons cette note par une dernière trouvaille très réjouissante : "La jeune orpheline au cimetierre" de Delacroix. Romantisme, romantisme ... Est-ce un chef d'oeuvre ? Sans doute pas, mais Dieu qu'elle est belle !samedi 3 janvier 2009
Du premier coup de gueule de 2009

lundi 1 décembre 2008
Born again in Italy

est parfaitement illustré (même un béotien comme votre serviteur s'y est retrouvé).
