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mercredi 26 janvier 2011

De "Prise directe", l'émission de France 2 présentée par Béatrice Schönberg


Une note imprévue. Car pour tout vous dire, il était plus qu'imprévu que je regarde (en diagonale, certes) cette émission de France 2 qui est passée hier soir à 20h35. Une sacré mine cette émission.
Allez, on va balancer. D'abord le sujet choisi pour une émission dont l'ambition est d'être "Une émission en prise avec la société, sur les sujets qui font la Une et passionnent les Français. Reportages, débats, révélations, polémique… L’Evénement, un mardi par mois, sur France 2".

Le sujet ? L'aristocratie . Avec pêle-même, les mariages princiers de Kate Middleton et du prince William et de Charlene Whitstock et du prince Albert, les aristos entrepreneur de la marque de prêt-à-prter masculin "Vicomte Arthur" ou un un sujet sur des châtelain désargenté de province.
On sent que ça voler très haut. Mais après tout, le service public a sans doute dans son cahier des charges de proposer des sujets "divertissant".
Certes. Mais vous pouvez me croire, les débats sur le plateau furent au-delà de toute rédemption. Les invités ?

Stéphane Bern. Sympathique, vif, souriant, il est agréable, tiens le rôle qu'on lui demande de tenir : le gentil supporter du cénacle aristocratique.

La patronne de la rédaction de "Point de Vue". Plus sophistiquée dans son approche, plus précise. Elle aussi, plutôt pas mal dans le rôle qu'on attend d'elle.

Itou pour un Thierry Ardisson dans le costume de l'homme en noir, très véhément pour défendre le modèle monarchique, drôle et caustique.

Et là, vous allez me dire, "So what" ? Hummm

Tasha de Vasconcelos. Un ancien top model brésilien de sang aristocratique qui vient de sortir un bouquin sur sa vie (!). Et là, perso, je bugge : comment cette cruche (et je pèse mes mots) peut- elle se faire inviter sur des plateaux de télévision ?????
Certes, la plastique est conforme à l'ancienne profession de la dame. Mais écrire un bouquin à sa propore gloire pour décrire par le menu son engagement humanitaire, c'est tout de même fort de café. Quant à sa passionnante contribution au débat d'hier ? Il s'est agit de répéter au moins trois fois : "le prince Charles est un homme très beau" (rien à vois avec la question posée), "je suis une amie personnelle d'Albert de Monaco" (yesssssss), "je suis monégasque" (sans dec' ?), "l vrai noblesse ce sont les actions que l'on mène, et justement j'en parle dans mon livre" (ta gueule !!!!!!!!!!!!!!!!!). Du coup, sur le plateau, tout le monde était embêté lorsqu'elle prenait la parole. Moi aussi, sur mon canapé, j'étais embêté. La télécommande était trop loin pour que je zappe. Le pompom : France 2 nous la joue émission En direct. Ben, on s'en serait bien passé. Outre que sur ce coup là, cela n'a aucun intérêt, il devient impossible de couper Tasha au montage !

Et une autre perle ? Le Prince Jean de France. Il est bien gratiné lui aussi. De toute évidence il était supposé jouer le rôle de l'homme très courtois, riche de sagesse, de l'héritage de l'histoire de la France, le rôle d'un homme modéré du XXIe siècle. Bamm, C'est râté. Au delà de son physique aux chromosomes sui semblent très fatigués, il nous aréservé quelques perles.
A la question totalement hallucinante de Béatrice Schönberg "Qu'avez-vous fait lors de l'anniversaire de l'assassinat de Louis XVI le 21 janvier dernier ?"

Parenthèse : Je pense que Delarue a du laisser trainé sa coke en coulisse, c'est pas possible autrement. L'assassinat de Louis XVI, elle est bonne celle-ci !

Bref. Le prince est touché par cette question et explique qu'il est allé à St Germain l'Auxerrois pour une célébration où toute sorte de gens étaient venus se recueillir. Ha oui, qui ? Des Princes, des aristocrates, des monarchistes, et même (attention, il cherche ses mots, et m'est avis que l'envie de parler de roturier le gratte très fort) ... des gens du peuple. Ben dis donc, il swingue le prince.

Rebelote, tout le monde est gêné sur le plateau. On est pas près de voir revenir la monarchie avec un benêt pareil !

Vivement la prochaine édition de cette émission.

nm.

Ps : pour rigoler aller ici. Quelle humilité ...

mardi 18 janvier 2011

De Julian Assange, de Marvel, courte note


Wikileaks. Tant et tant de commentaires, de débats dans la presse, sur le net bien évidemment, dans les cabinets ministériels du monde entier.

Julian Assange est-il le bien ou le mal absolu ? Le transparence de Wikileaks est-elle l'expression d'un totalitarisme ou bien de la liberté absolue ? héhéhé, bien malin qui a une réponse. La réponse n'existe sans doute pas cher lecteur.

En voyant tout à l'heure Assange présenter son futur nouveau coup d'éclat (il promet de révéler l'identité de pas moins de 2000 politiques et hommes d'affaires, milliardaires qui ont tenté d'échapper à la fiscalité de leurs pays) en plein coeur de Londres alors qu'il est assigné en résidence, j'ai eu une révélation.

Le monde entier suit les aventures de ce type. Il fascine. Il divise. Il magnétise. Il est tout puissant et il se joue des règles. Ce type est un super héros Marvel. Mêmes modes opératoires, même manichéisme des luttes (bien contre mal, liberté contre censure ...), sans doutes même ambiguité des ressorts personnels qui guident ses actions.

Et le public en redemande, agacé et espérant en même temps que le bonhomme en rajoute avec ses super-pouvoirs.

Bien malin celui qui peut dire si Superman resistera à la kriptonite.

nm.

lundi 13 décembre 2010

De l'occupation de la France par des Musulmans en prière, par Marine Le Pen



Bah voilà une nouvelle occasion de rappeler une de nos lignes éditoriales forte. Au blog d'Isaac, on attend de la république, de l'état, de la nation, appelé comme vous voulez les édiles en charge des affaires du pays, on attend donc une société ouverte. Une société qui s'organise pour rendre meilleure la vie de ceux qui habitent en France.


Une société qui donnent à la deuxième plus grande communauté religieuse du pays des lieux de culte et qui ne stigmatise pas les malheureux parisiens condamnés à rouler en scooter.


Si on est scandalisé par les propos de Marine Le Pen, on doit militer pour la création de mosquée, de place de stationement de 2 roues à Paris et de places en crèches.

nm.

dimanche 7 novembre 2010

Des crêches à Paris (et ailleurs sans doute), ou la politique familiale depuis des décennies en France, de la cité, des minarets et des scooters


Difficile, voire impossible d'obtenir les chiffres précis du nombre de places de crêches disponibles à Paris. Ni d'ailleurs de les comparer avec le nombre de demandes qui sont faites pour obtenir une place en crêche.

Mais le Blog d'Isaac enquête et après s'être renseigné auprès de la mairie du septième arrondissement (un lieu qui nous est cher, très cher même) nous avons pu obtenir quelques indications. Une famille a dans septième une chance sur deux d'obtenir une place en crêche. Ce qui provoque un soupir d'autosatisfaction de l'élue qui lache cette information. Ce qui est , ajoute-t-elle avec le sourire de la victoire, beaucoup plus que partout ailleurs à Paris.

Wahou .... Une chance sur deux, mais c'est génial ! Effectivement, quelle performance des édiles qui remplissent à 50% les besoins secondaires de leurs administrés. Il faut absolument que je pense à envoyer une boite de chocolat à Rachida Dati et des Fleurs à Bertrand Delanoë pour cette super performance.

Bon, moi, cette année je vais donc payer mes impôts à 50%. Et les habitants du 18ème n'auront qu'à les payer à 30 ou 25 % en fonction du magnifique travail de leur mairie centrale et d'arondissement. Franchement. On se pince pour vérifier que ce discours est réel !


Le blog d'Isaac revendique des mosquées pour les musulmans de France, des places de 2 roues pour les motards à Paris et .... des places en crêches !

Ben oui. Il y encore pas mal de naissances à Paris les mecs, faudrait peut-être pas les oublier. Et tous les discours sur la place des femmes dans la société s'effondrent si rien ne permet à celles-ci de reprendre leur activité professionnelle après la naissance de leur enfant. Et tous les discours sur la mixité sociale, si importante à Paris où guette le complexe du ghetto de bourgois, s'effondrent si les familles doivent payer une nounou où des assistantes maternelles souvent beaucoup plus honéreuses que des structures d'accueil en crêche.


Alors c'est difficile de créer une crêche ? Bon, on est pas expert, mais réfléchissons. 250 m2, 5 assistantes maternelles. 15 lits. Des tapis. Des jouets. Des couches. 1 Ordinateurs. Une directrice pour l'adiministratifs et hop.

Une structure municipale ou autre pour veiller que tout est conforme aux attentes qu'une telle activité requiert. Et en parallèle, on renforce les effectifs des formations permettant d'obtenir des diplomées en puériculture. C'est difficile à faire ça ? Non. Il faut le faire. Manque-t-on de locaux ? Non. Manque-t-on de moyens ? Il faut décider d'affecter à ce chantier les budgets idoines.

Si ce n'est pas fait aujourd'hui, c'est par manque de volonté politique. Parce qu'une fois de plus, les édiles n'administrent pas la cité en fonction des exigences et des besoins des citoyens.


nm.

dimanche 24 octobre 2010

De la contestation à la réforme des retraites, où comment jouer du billard à trois bandes


Un récent sondage indique que l'opinion publique est majoritairement ( à plus de 60 %) favorable aux mouvements sociaux qui entendent dénoncer la réforme adoptée cette semaine par le parlement.

Une situation explosive à gérer pour le gouvernement. Qui s'évertue à miniser les impacts des grêves et de la pénurie potentielle de carburant. Mais ne se trompe-t-il pas ? Pourquoi celui-ci ne laisserait-il pas s'installer une réelle pénurie ?

En laissant les grévistes bloquer petit à petit le pays en pleine période de vacances scolaires, le gouvernement aurait pu miser sur un retournement de la population. Mais il risquait aussi de se voir reprocher d'être à l'origine de ces problèmes. D'où l'art de jouer du billard à trois bandes. Un art auquel le pouvoir ne s'est pas essayé. Conscient qu'il est de ses propres limites ? Who knows ...

Au risque de n'avoir aucune issue.

nm.

mardi 28 septembre 2010

De la discrimination, de la Halde, de Jeannette Bougrab


Voilà une question qui revient sans cesse. La discrimination. Existe-t-elle ? Envers qui ? Comment se manifeste-t-elle ?

Une chose est sure. La discrimination se manifeste sans aucun doute au moins par la création de la HALDE, la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Elle se manifeste également par les persiflages tous azimuths des observateurs.

Alors, le Blog d'Isaac a enquêté chers amis. Pas une enquête scientifique. Ni exhaustive. Juste une enquête totalement imparfaite. Mais qui s'efforce d'être juste. La discrimination au travail.

Il est important d'être juste, de ne pas convoquer les passions pour aborder un sujet comme celui-là. Nous le serons ici. Nous avons donc interviewé deux personnes. Qui ont plus de 10 ans d'expérience professionnelle. 20 ans à deux. Passées dans différentes sociétés. Une multinationale américaine, un grand groupe industriel français, une société de service européenne.

Ont-ils été témoins de discrimination envers les femmes ? Pas une seule fois.

Ont-ils été témoins de discrimination envers des "groupes éthniques" ou des étrangers ou des membres d'une communauté religieuse ? Pas une seule fois.

Ont-ils été témoins de discrimination envers des personnes gays ou transexuelles ? Pas davantage. Une transexuelle a d'ailleurs été recrutée par l'un de nos interviewé. Pas le moindre problème.


Seuls comptes les performances. Le sens du travail en équipe. Importe peu qu'on soit bourguignon, ou belge, libanais, chilien, pédé, parisien, juif, ou amateur de starcraft.

Bien sur, certaines situations peuvent être perçues comme discriminatoire : un salarié qui est longtemps absent de son poste, parce que malade, atteint d'un cancer par exemple a peu de chance de bénéficier d'une promotion ou d'une augmentation. Non pas qu'il ne le mérite pas. Mais la vérité, c'est qu'il n'a pas pu démontrer ses capacités en raison de son absence. Tout simplement. Il en est de même des femmes qui s'absentent lors de naissance d'enfants. Ce n'est que ça.

Nous sommes conscients que nous parviendrons pas à convaincre. Mais c'est un fait.

Pour être tout à fait complet, il nous faut néanmoins préciser qu'un type de discrimination existe effectivement. L'âge. Il ne fait pas bon vieillir. Vous avez plus de 30/35 ans ? Difficile de se faire recruter comme ingénieur d'étude. Vous avez plus de 50 ans ? Vous pouvez être sur qu'on pense fortement à vous envoyer en pré-retraite.

Quant à la HALDE, et bien, elle offre au moins un poste en or massif à Jeannette Bougrab, membre de l'UMP de 37 ans à qui le pouvoir a confié une institution au budget de près de 12 millions €.


nm.

vendredi 10 septembre 2010

De le réforme des retraites ? Du déficit budgétaire ? Du personnel politique ? Courte note


Déficit budgétaire 2010 : 116 milliards €

Déficit du régime des retraites 2010 : 32 milliards €

"C'est guignol, c'est guignol !"

nm.

mercredi 18 août 2010

De la rentrée politique, petit édito aoutien


J-1 semaine avant le retour de vacances pour le chef de l'état et le gouvernement. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la période estivale fut riche et dense. La France a vécu d'abord au rythme de l'affaire triangulaire Woerth-Bettancourt-Banier. Puis la réplique gouvernementale sur le terrain médiatique a consisté a tenir un discours très autoritaire et archi orienté à droite sur le thème de la sécurité.

Alors, que restera-t-il de ces deux grands sujets dans une semaine ?

Tout cela restera-t-il en suspension pour s'effacer devant une rentrée sociale dominée par la réforme des retraites, le pouvoir d'achat et le chômage ? Mystère pour l'instant.

Il n'en reste pas moins qu'en replaçant le débat public sur le champ de l'insécurité la majorité a plutôt réussi son coup.

Mais à quel prix ? Car si sur le fond de l'affaire, la sécurité et la tranquilité est un droit de nature sociale et que personne ne le conteste, l'appropriation droitière est très appuyée. Roms, déchéance de nationalité ... On frappe très fort. Humm, qu'il est difficile d'être de droite. Il ne me reste plus qu'à espérer une candidature DSK ;)


nm

vendredi 23 juillet 2010

Du management des ressources humaines dans l'éducation nationale


En son temps, un ministre qui n'avait pas fait long feu et qui en avait le physique avait déclaré vouloir "dégraisser le mamouth". Ce dont on peut être convaincu, c'est qu'il faut le réformer.

Petite histoire incroyablement révélatrice.

Sophie M. est ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure. Agrégée de lettres modernes. Elle a enseigné plus de deux ans à Ulm et à la Sorbonne. Elle a par ailleurs collaboré avec le centre Pompidou sur plusieurs projets majeurs, dont l'exposition "Dada" et l'exposition "Nicolas de Stael". Sophie demande une mise en disponibilité pour se consacrer à l'écriture, pour se consacrer au conseil en acquisition d'oeuvres contemporaines, au journalisme. 4 ans après, elle "doit" toujours un an à l'éducation nationale, son ministère de tutelle (la scolarité à l'ENS entraînant un engagement décennal) . Elle demande donc sa réintégration.

Et là, Kafka entre en scène. Aucun entretien pour faire le point avec elle sur ses compétences, ses points forts en matière de pédagogie, ses faiblesses éventuelles, ses souhaits. Rien. Sinon qu'une inscription impersonnelle par internet qui ne mentionne que des préférences d'affectation géographique. Sophie habite le 6ème et appartient à l'académie de Versailles. Elle vient d'avoir un bébé. Très logiquement elle demande des "affectations" les plus proches de Paris possible.

Puis silence radio. Et enfin, le couperet : ce sera Gonnesse (!?!!?). Rendez-vous le 1 septembre à 8h00. Et entre-temps, non, pas d'entretien avec l'équipe pédagogique, pas de formation sur les programmes à appliquer !

Aucune information non plus sur les classes qui lui seront confiées : donc, il lui est tout simplement impossible de préparer quoi que ce soit. De même qu'avec de telles méthodes,il lui est impossible de se sentir appartenant à une équipe, à un projet. C'est la pire gestion des ressources humaines que je connaisse. Et pourtant, j'ai un ami qui travaille dans une société de services, sociétés qui ont une bien vilaine réputation. Réputation bien injustifiée, vous pouvez me croire. Et réalité infiniment plus professionnelle et humaine qu'à l'éducation nationale.

En résumé. L'éducation nationale se moque de ses collaborateurs avec un mépris assez unique. L'éducation nationale se moque finalement aussi de ses élèves en montant des équipes pédagogiques qui n'en sont pas et en positionnant des profs qui le matin n'ont aucune idée des programmes à appliquer.


nm.

vendredi 2 juillet 2010

Des mesures d'économies du train de vie de l'état


Depuis l'annonce il y a quelques jours du tour de vis du train de vie de l'état, les critiques de l'opposition ou de la presse se déchaînent contre le président Sarkozy.

Ha bon ? Sans surprises, j'accueille favorablement ces mesures (cf cette note publiée le 15 mai dernier).

Et bien oui, le minimum dans ces périodes troublées où les finances publiques et la situation du chomage ne sont guères reluisantes. De vous à moi, on pourrait vite se laisser aller. La situation générale du pays est au moins aussi catastrophique que la campagne de l'équipe de France en Afrique du Sud. Qui a couté sa place à Escalette et Domenech. Notament sous la pression des politiques. Oups.

Donc, des mesures s'agissant du train de vie de l'état. C'est bien le minimum et il ne s'agit pas de dégager massivement des économies mais plutot de dire aux Français : ok, message reçu, on fait des efforts nous aussi.

Oh, le PS trouve ça ridicule, de la poudre aux yeux. Ok, que fallait-il faire sur CE sujet ? Rien ? Augmenter les frais des ministres ? Passer des C6 officielles à des Bentley conduites par des call girls blondes ?

Bien entendu, ce n'est que du symbole. Mais ce symbole, il est absolument indispensable.

Je rappelle à cette occasion que je suis personnellemenent favorable à une baisse faciale des salaires des ministres, conseillers spéciaux et haut-fonctionnaires.

nm.

jeudi 1 juillet 2010

De François-Marie Banier, courte note


Allez, quelques faits. Les dons de Liliane à François-Marie :

2002: 11 millions d'euros accordés sous forme de chèques et de donations
2003: 250 millions d'euros en chèques, donations et assurance-vie
2004: 6 millions d'euros en chèques et donations
2005: 56 millions d'euros en chèques et donations
2006: 250 millions d'euros en chèques, donations et assurance-vie
2007: 2 millions d'euros en chèques

& la donation en nue-propriété en 2003 de neuf tableaux de maîtres dont des Picasso, Matisse, Mondrian, Léger...

Heuh ... comment dire. Besoin d'une enquête pour se faire une idée ? C'est un sale type non ? Aucuns doutes possibles. Un très sale type.

nm.

samedi 26 juin 2010

Du mariage homosexuel, à l'occasion de la Gay Pride


On se le dit. Je suis tout à fait favorable au mariage républicain ouvert aux personnes d'un même sexe.

Parce que la république doit garantir l'égalité des droits pour tous les citoyens, et que l'orientation sexuelle n'a pas à être facteur d'exclusion civique. La république doit être au service des citoyens et il nous faut être totalement paranoiaque s'agissant de la défense de l'égalité.

nm.

mardi 22 juin 2010

Du Football et d'Alain Finkielkraut, première note de EB




Souhaitons la bienvenue à EB au sein de très prestigieuse rédaction du Blog d'Isaac (Il y a le NY times et nous ...). Et chers lecteurs, nous ne doutons pas une seconde que vous lui accorderez le meilleur accueil.

Tout comme Bernard Guetta, Alain Finkielkraut a réussi ce matin à m’intéresser au football. Il m’a convaincue du caractère indigne et révoltant de cette équipe, notamment en mentionnant ce joueur – faut-il le nommer?- exclu avant hier pour avoir traité son entraîneur de « fils de pute » au nom d’un égo susceptible et tyranique – entre autres. Ce même joueur avait réclamé déjà il y a quelques années que son entraîneur se mette à genoux et s’excuse s’il voulait qu’il revienne jouer dans l’équipe de France « dont il a n’a pas besoin ». Finkielkraut nous cite Gourcuff, le fils d’entraîneur venu d’un milieu plutôt aisé devenu le bouc émissaire de cette équipe de caïds qui fait régner sur le terrain et dans les vestiaires, l’esprit de la cité, de la caille-ra, pas celui des éducateurs qui essaient d’y insuffler de l’espoir, du respect, une certaine morale. Non cette équipe ne représente plus la France, pas parce qu’elle est black blanc beur ou parce que les joueurs sont de confessions religieuses et d’origines sociales différentes, mais parce que, encore pour citer Alain F. elle ne respecte plus ce qu’Orwell appelait la décence ordinaire. Il dénonce ce manque de respect, cette perte de valeur de la part de notre médiocre équipe de France.

Tout comme Bernard Guetta, Alain Finkielkraut ne m’a en revanche absolument pas convaincue – je dirais même qu’il a subitement perdu toute crédibilité à mes yeux- quand il a affirmé que par ailleurs le « Casse-toi pauvre con » était un détail, un emportement humain normal de la part d’un président de la république ; que le « Quand il y en a un ça va quand il y en a plusieurs… » de Brice Hortefeux était aussi une malheureuse petite maladresse sans conséquences entendue dans une sphère privée. Lui qui vient de nous démontrer qu’il fallait être attaché à cette décence ordinaire jusque dans les vestiaires (là où tout ce qui se dit l’intéresse et le concerne, à l’instar de ce qui se passe dans une salle de classe),il justifie d’un coup tous les débordements « off the records » de la part des représentants de notre pays. De même que lui qui est professeur ne répond pas dans un établissement scolaire de sa réaction contre un élève qui l’agresserait en lui disant par exemple « Me touche pas tu me salis ». Quelle brutalité, quelle violence, dit-il! Il vient donc se contredire en légitimant le même égo tyranique et susceptible qu’il dénonçait un paragraphe plus haut. Subitement au nom de l’institution (gouvernement, école) on peut dire n’importe quoi et s’emporter car il « sait trop ce que c’est qu’être un être humain ». Et pour paraître plus crédible dans sa flagornerie à l’égard de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, il tempère en citant le « pas vu pas pris » de la première Dame de France à propos de la main de Thierry Henri comme un pavé dans la mare, quelquechose qui n’aurait pas dû être dit.

Monsieur Finkelkraut nous a construit une dissertation en direct, dont le sujet aurait été « La décence ordinaire : art de vivre ou luxe inutile? » En première partie il a développé la thèse « La décence ordinaire absolument nécessaire pour certains représentants d’un pays : l’équipe de France au mondial de foot en Afrique du Sud ». En seconde partie dans l’antithèse il nous a énoncé « les limites de la décence ordinaire : luxe futile et accessoire pour d’autres représentants de la France, des institutions : exemple du président de la république au salon de l’agriculture».

En guise de conclusion, il aurait sûrement dit: il y a représentants de la France et Représentants de la France. Oui mais comment faites-vous votre arbitrage ?Monsieur le philosophe, briguez-vous une place de « Henri Guaino de la Philosophie » aux côtés du président?

eb.

jeudi 17 juin 2010

De la retraite à 60 ? 62 ? 65 ? 67 ans ?, courte note


Avant de revenir dans les détails sur la réforme annoncée, je voudrais partager avec vous une question qui me chiffonne.

Les opposants à la réforme, qui n'ont pas attendu qu'elle fût rendue publique pour la combattre, focalisent essentiellement leurs critiques sur l'abandon de la retraite à 60 ans. Or pour beaucoup, aujourd'hui, la retraite est à 65 ans. Et, demain, peut-être 67 ans pour bénéficier d'une pension à taux plein.

Mais, visiblement, ça a échappé aux syndicats et au PS.

nm.

dimanche 9 mai 2010

De la compétence de la présidence Sarkozy


On ne peut nous reprocher à la rédaction du blog d'Isaac de faire preuve de complaisance à l'égard du président Sarkozy. C'est le moins que l'on puisse dire.
Cependant, il est bon, selon nous de lui accorder un grand mérite. Techniquement, Nicolas Sarkozy est un bon président de la république.

Et je vous demande là de ne pas vous attacher à des lois gadgets (dont on a pu dire ici le plus grand mal). La France est gouvernée. L'insurection ne menace pas d'éclater. Face à une situation économique et sociale extrèmement délicate depuis 18 mois, le président tient. La France tient. Les institutions tiennent. La vie démocratique dans notre pays va bien.

Ce que nous signalons là, c'est qu'aucune "très mauvaise" décision n'a été prise. Voire des choix techniquement plutôt bons ont été retenus. La sécurité, le système de santé, l'éducation, bref toutes les grandes fonctions régaliennes de l'état fournissent un service de premier ordre. Et celà est loin d'aller de soi cher lecteur.

Nous ne sommes pas la Grèce où le précipice semble aujourd'hui inévitable. Nous ne sommes pas l'Islande qui est presque ruinée elle aussi. Nous ne sommes pas la Thailande où la rébellion entre "chemises rouges" et le gouvernement a déjà fait 29 victimes.

Bien entendu, tout n'est pas rose, mais il ne s'agit pas de l'objet de cet article. Techniquement, ce président est sérieux, il travaille avec beaucoup d'énergie tant sur la scène nationale, qu'européenne, voire mondiale avec la présidence du G20 qu'il va exercer en 2011. Et de vous à moi, j'ai toute confiance dans sa capacité à exercer cette présidence, à s'entourer pour y parvenir et à préparer ses dossiers.

Du coup, la question du politique, elle, se pose d'autant plus. Car la fonction est ici évaluée techniquement et non politiquement.
Est-ce à dire qu'il ne reste plus d'espace à la politique si on considère la complexité des problèmes qui sont posés à un président de la république ?
Est-ce à dire qu'il ne reste plus d'espace à la politique si on considère les prérogatives qui sont celles d'un président de la république ? Par prérogatives, traduisez (en résumé) : enseigner, soigner, sécuriser, garantir les libertés constitutionnelles majeures de chaque citoyen, garantir le modèle social français.

Pas évident. Et si la réponse est oui, alors, l'élection présidentielle qui rythme la vie démocratique de la France devient un espèce de concours de compétence évalué par un jury de 40 000 000 de membres. Et à bien y réfléchir, n'est-ce pas déjà le cas ?

nm.

lundi 3 mai 2010

Du campanier, c'est pas mal ça !


Une note un peu atypique pour signaler à nos lecteurs un excellent plan. L'affaire s'appelle Campanier.

Le principe ? Commander (au plus une fois par semaine) une sélection de fruits et/ou de légumes bio qui sont livrés dans des points de distribution que vous retrouverez sur leur site.

C'est vachement bien pour au moins trois raisons.

1. C'est bon ! Produits vraiment savoureux
2. C'est sain (dans les limites des labels bio)
3. C'est varié et ça vous force à cuisiner. Ben oui. Chaque semaine, c'est la surprise quant aux légumes ou aux fruits que vous récupérez. Donc, on se creuse la tête, on essaie des recettes qu'on aurait jamais tentées. Et comme le truc est bien pensé, des recettes sont fournies avec votre livraison.

Bref, c'est que du bonheur. A la rédaction du blog d'Isaac, on se régale de Fenouil, de Chourave, de Potimaron et d'asperge depuis qu'on a découvert ce système ;)

nm.

jeudi 29 avril 2010

De Liès Hebbadj, la récolte de la haine


Pour les lecteurs les plus fidèles, cela ne sera pas une surprise. A de multiples reprises, le blog d'Isaac s'est très fortement positionné contre la promulgation d'une loi anti-burqa. On retrouvera ces réflexions ici et là.

Pas une surprise donc. Notre position n'a pas changé. Pas le moins du monde. Alors quand l'actualité, à la faveur d'un fait divers très secondaire (qui n'aurait jamais du quitter les colonnes de Ouest-France, 15ème page, rubrique "Faits divers" justement), fait de Liès Hebbadj le hérault du droit de porter la burqa, on est tout de même très mal à l'aise.

Les informations contradictoires qui circulent à son endroit ne permettent pas de se faire à ce jour une idée très précise sur les faits. Mais de toute évidence, il s'agit a minima d'un très sale type. Ca saute aux yeux.

Résultat. Voilà une affaire qui provoque au café du commerce la stigmatisation accrue de l'Islam, donne du grain à moudre aux anti-burqa, et risque de voir les modérés et les défenseurs de la liberté religieuse prendre une posture de défense du sale type.

Bref. Pas bon du tout.

nm.

samedi 17 avril 2010

De dénoncer ou pas des criminels lorsqu'on est journaliste


Très récemment, une polémique assez virulente a eu lieu à l'occasion de la diffusion sur France Télévision d'un numéro des "Infiltrés" consacré aux réseaux pédophiles.

Petit rappel.
Les infiltrés est un magazine d'investigation qui repose sur l'infiltration (!) de journalistes qui enquêtent sans faire état de leur carte de presse, en caméra cachée. Des infiltrés qui filment à l'insue des individus "étudiés".

Très récemment donc, un numéro consacré à la Pédophilie a défrayé la chronique. En effet, suite à cette enquête, certains des journalistes infiltrés ont pu rencontrer des pédophiles en activité. Qui leur expliquaient leurs intentions de pousuivre leur sinistre chasse, tout en étant très précis pour certains s'agissant des cibles qu'ils avaient dans leur ligne de mire. Des agressions étaient imminentes.

Les journalistes, à l'issue de cette enquête, ont rencardé la police. Celà a donné lieu à plus de 20 arrestations.

Et c'est à ce propos que le débat a fait rage. Opposant ceux qui considèrent que les journalistes doivent absolument protéger leurs sources aux ... autres.

Robert Ménard, ancien président de RSF, est l'un des tenants les plus radicaux de cette première posture. Il a défendu becs et ongles le respect d'un comportement modèle du journaliste qui n'a pas à donner ses sources, aboyant sur tous ceux qui ne sont pas de son avis. Et rappelant avec fierté (on se demande pourquoi) qu'en Suède, selon leur législation, ce sont les journalistes qui auraient été écroués. Ok, et depuis quand la Suède doit-elle être considérée comme un étalon législatif et moral ? Ce Robert Ménard est totalement à la dérive.

Et les autres.

Les autres sont divisés en deux groupes. D'abord, il y a ceux qui considérent que le journaliste est aussi un homme. Et que sa conscience ne peut pas se plier à certaines règles, aussi déontologiques soient-elles, au regard de circonstances exceptionnelles. L'agression d'un enfant faisant partie de toute évidence de ces circonstances.
Nous faisons sans doute partie de ce groupe à la rédaction.

Mais surtout, il y a ceux qui constatent que dans cette affaire, la déontologie est totalement respectée. En effet jamais les enquêteurs ne se sont présentés comme journalistes. Donc aucun contrat "moral" n'a été passé avec les individus qu'ils dénonceront, comme c'est parfois le cas.
Nous sommes totalement en ligne avec cette vision de l'affaire à la rédaction.

nm.

vendredi 16 avril 2010

De la réforme des retraites


Comme tout à été dit et que l'actualité est très riche s'agissant de ce sujet :



Le débat continue.

Mais une chose est certaine. Allongement de la vie n'est pas égal à augmentation des cotisations salariales, n'est pas égal à report de l'âge légal de départ à la retraite. Non.

On peut baisser les pensions, on peut taxer le capital, on peut mettre en place une taxe carbone sociale, on peut taxer les produits fabriqués en Chine. Bref il faut réfléchir en repartant de la feuille blanche. La politique, c'est ça.


nm.

samedi 3 avril 2010

De la revue de presse du 03 Avril 2010, la une de Libération


"Faut-il changer de Pape ?"


Libération a donc opté pour cette Une en ce 03 avril, Samedi Saint. Fête la plus sacrée des Chrétiens et des Catholiques.

Une provocation de plus qui s'ajoute au flot de critiques tous azimuts qui se déchainent à l'endroit du Saint Père. Des critiques, qui une fois de plus, viennent d'horizons qui ne devraient pas se soucier de la conduite de l'Eglise. Pourquoi ? Parce que ces critiques viennent de groupes laiques, ou anti-cléricaux : le journal Libération, des groupes de Gauche, des assocaition Que ne préoccupent-ils pas de sujets qui les concernent ?

nm.