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mercredi 5 mai 2010

De la dette grecque


Bon. Pas banal tout de même. Voilà un état qui a totalement dévissé.

Comment les Hélènes en sont-ils arrivés là ? Simple.
D'abord, ils ont beaucoup plus dépensé que ce qu'ils ont gagné.
Et visiblement, ils ont en plus camouflé la réalité de l'état de leurc comptes publics avec l'aide de banques comme ... Goldman Sachs.

Parenthèse. Goldman Sachs, ils sont vraiment sur la première marche du podium. Création de produits pourris indexés sur des subprimes foireux, camouflage de comptes publics ...Yeahhh. Gordon Gekko (le héros du film Wall Street) a bien choisi son année pour sortir de prison ! Le mec va pouvoir kiffer. Faut faire quelque chose non ? Arrêter de peigner le chien pendant les sommets du G20 et passer à l'attaque. Faut les traquer, les pourrir. Pas de quartier. Les attaquer là on ça fait mal. Au porte-feuille. En France, commencer par débloquer le bouclier fiscal et taxer ces enfoireux au maximum, ambience 90%. A ceux qui disent, heuh, c'est pas possible ... Je dis, si monsieur. C'est ça la politique. Ha ceux qui disent, heuh, vous allez provoquer la fuite des banquiers, et bien je dis, bon débarras, ces mecs sont des mauvais et des escrocs. Et mieux, si le G20 sait s'entendre, on va faire de ces types des apatrides. Parenthèse.

Et nos amis les Grecs donc. Ils se réveillent, et la gueule de bois est sévère. Ambiance Very Bad Trip. Imaginez la tableau.

La Grèce. Une putain de poule qui se ballade. Un Tigre. Une dent en moins. Une droite de Tyson en pleine poire ... Fallait pas déconner comme ça les mecs. En même temps vous vous êtes bien marrer hier soir !

nm.

samedi 21 novembre 2009

Du président de l'Union Européenne, ou la tentation du médiocre


La ratification du traité de Lisbonne par l'ensemble des états membres a permis d'engager les évolutions des institutions européennes.

L'une des réformes clé, une des plus emblématiques en tout cas, est de doter l'Union d'un président. Il y a quelques mois, l'hypothèse Tony Blair déchainait les passions. Les supporters de cette présidence arguant de l'incontestable autorité de celui qui fut pendant 10 ans le premier ministre britannique. Charismatique, artisan de la synthèse d'une gauche moderne et libérale à la fois, et populaire chef de gouvernenement. Blair à la tête de l'Union, ça avait de l'allure. Un homme dont la stature lui permettait de parler d'égal à égal avec Obama, Hu Jin Tao ou les chefs d'état de l'Union. Blair incarnait, je le crois, le choix d'une Union conquérante et amitieuse.

Mais ses détracteurs ont eu raison de cette option. Les arguments publics sont "politiquement audibles" :
Comment un homme qui à engagé son pays en Irak et qui est ressortissement d'un état qui n'appartient pas à Shengen et à l'espace de l'union monaitaire pourrait-il présider l'Europe ?
On peut entendre ces points de vue. Mais à mon sens, ils sont parfaitement contestables. L'engagement en Irak a toujours été assumé par Blair qui a procédé d'une décision politique. Contestable peut-être mais en tout cas, on a affaire à un dirigeant qui prend ses responsabilités. Ne pas être d'accord a posteriori sur une décision prise par un dirigeant ne peut être disqualifiant à mon sens. L'absence de sens des responsabilités et l'inaction sont péchés mortels en revanche.

Quant à l'argument de sa nationalité, c'est je le crois une plaisanterie : on nous parle de symbole ? En voilà un bien bel exemple. Tony Blair, citoyen européen avant même d'être britannique.

Ce que la faiblesse de ces arguments cache, c'est autre chose ... Au fond, ce que les dirigeants des plus grands pays de l'Union craignaient c'était sans aucun doute d'avoir un "boss" qui leur fasse de l'ombre.

Avec la désignation, jeudi soir, du premier ministre belge, Herman Van Rompuy, aucun risque ... mais alors aucun !

nm.