lundi 6 juin 2011

De "L'épicerie du Père Claude", avenue de la Motte Piquet à Paris


"Le Père Claude" est une institution. Un des QGs du président Chirac, gourmet gourmand. Aussi, on suspecte le lieu d'être hautement fréquentable, bien qu'étant situé dans un arrondissement périphérique : sur ce dernier point, pas d'inquiétude. Et rendez-vous avenue de la Motte Piquet à une petite centaine de mètres du Champ de Mars. Donc, pas de danger.
Et la bonne nouvelle, c'est que le Père Claude a tout à coté de son restaurant une épicerie qui propose quelques produits bien sympathiques. Et on signalera tout particulièrement les chipolatas et merguez maison. Une tuerie les amis. Et vous retrouverez des saucissons, une sélection de fromages savoureux .... Que du bonheur !
Et croyez moi, ça vaut mieux que d'aboyer avec la meute.
nm.

jeudi 2 juin 2011

De "Nowhere Boy", le biopic sur l'adolescence de John Lennon par Sam Taylor-Wood


Sam Taylor-Wood est une figure très connue et reconnue de l'art contemporain : vidéaste et photographe, elle fait partie des stars du marché et on la retrouve très régulièrement dans les foires les plus importantes, de Miami à Bâle, en passant par New-York, Londres et Paris.
On citera notamment le très beau Still Life ou le Pieta, que j'ai eu le plaisir de voir à l'academia de Florence tout à coté de la pieta Palestrina de Michel-Ange. Prolégomène destiné, vous l'aurez compris, à hausser le niveau de ce modeste blog.
Aussi, quel évènement que ce "Nowhere Boy", première réalisation de Sam Taylor-Wood dans le monde du long métrage.
Sorti en salle en décembre dernier, le film est depuis peu disponible à la vente. Une indéniable réussite. On apprécie la grande maitrise technique de Taylor-Wood, mais surtout l'intelligence du propos, ou comment en 1h30 on parvient avec virtuosité à expliquer la figure de Lennon. Ou plutôt, on esquisse.
Le pourquoi du rocker, du rebelle, de l'écorché, des débuts des Beatles, de la relation complexe qui le liera à Paul MacCartney. Avec quelques morceaux de bravoure que ne renieront sans doute pas les évangélistes des Fab Four : on citera notamment la rencontre Lennon MacCartney, où le minot de 15 ans, Paul, se fend d'une interprétation incroyable du Match Box de Carl Perkins, laissant Lennon entre l'admiratif et la jalousie.
Portrait efficace, intelligent, subtil. Et servi par des acteurs vraiment très convaincants !
A voir ou revoir d'urgence.
nm.

mercredi 1 juin 2011

Des classiques masculins n°8, la chaussette Gallo


Nous avions déjà l'occasion de signaler ici l'importance essentielle de la chaussette en matière d'élégance masculine.
Les détails révèlent à coup sur le goût cher lecteur, aucun doute là-dessus ! Aussi, nous vous invitons à soigner avec une attention toute particulière la sélection des chaussettes que vous portez ami lecteur.
Outre Gammarelli donc, fournisseur de sa Sainteté, je vous recommande donc la maison Gallo. Une maison lombarde hautement recommandable ! Les coupes (je vous garantis que c'est remarquable), les matières, les couleurs, tout y est à l'avenant.
Pas facile à trouver en France, rendez-vous au rez de chaussée du Bon Marché, dans le septième arrondissement, à Paris.
nm.

samedi 21 mai 2011

De "La Grande Cascade", restaurant dans le bois de Boulogne, 16ème arrondissement de Paris


Que nous dit le Michelin ? Une étoile, et les petites fourchettes rouges qui signalent un cadre particulièrement agréable. Et donc ?
Un restaurant niché à l'orée du bois de Boulogne, tout près de l'hippodrome de Longchamp.
Je vais vous faire une confidence, c'est sans doute l'une des tables les plus savoureuses de Paris. Et à midi, c'est tout simplement le meilleur plan que je connaisse : un menu menu du marché à 65 €, entrée, plat, dessert, le tout d'une qualité étourdissante. Une cuisine qui mérite totalement son étoile !
Et la cadre ? Napoléon III s'était fait construire un pavillon pour ses haltes dans le bois. Pavillon qui héberge aujourd'hui "La Grande Cascade". Avec les beaux jours, une terrasse magnifique. Et l'automne arrivant, on passera les jours plus froids et humides à l'intérieur du décor second empire.
Et le service ? Il est parfait.
Et la carte des vins, et les conseils associés ? Parfait aussi.
Bon, un point faible ? Aucun

Et DSK ? Aucune raison d'aboyer avec la meute.

nm.


jeudi 19 mai 2011

De "La Conquête"



Un film qui était attendu, c'est le moins que l'on puisse dire. En effet, c'est sans doute une première pour le cinéma français que de s'emparer d'un sujet aussi contemporain : raconter la quête de l'Elysée par Nicolas Sarkozy pendant la période 2002-2007.


Moi, je n'ai pas boudé mon plaisir. Vraiment divertissant. LE film vaut d'être vu pour au moins, et dans le désordre : l'interprétation incroyable de Denis Podalydès das le rôle titre, mais aussi et surtout celle de Bernard Lecoq qui interprète Jacques Chirac. Il vaut d'être vu pour les dialogues, dont certains pourraient devenir cultes ! Chapeau bas aux scénaristes dont on a pu lire que tout le mérite revenait à leurs informations, car au final, tout est très proche de la réalité dans ce biopic, ce qui est vrai aussi pour les répliques de principaux personnages, Chirac, Villepin et Sarkozy.


Pour le reste, qu'en retient-on ? Pas grand chose il faut bien l'admettre, car on sait déjà tout ou presque de cette histoire, à travers des livres (comme celui dernièrement sorti de FOG M. La président), ou bien par les médias de l'époque. Il faut tout de même dire que l'histoire est ici double puisqu'elle raconte la symétrie entre la conquête de la France et la perte de Cécilia pour celui qui sera élu le 06 mai 2007. Mais, rien de bouleversant dans la narration.


Il est aussi assez remarquable de signaler que ce film n'a rien d'un pamphlet. Et je pense même qu'il rend le personnage de Sarkozy plutôt sympathique, car peut-être un peu plus humain que beaucoup de ceux qui l'entourent. Une humanité faite certes de faiblesses mais une réelle humanité.


Alors, faut-il y aller ? Oui, définitivement, pour passer un moment distrayant avec des personnages sortis tout droit de la Comedia dell' Arte (ha ben non, en fait, ils sont réels !).


nm.

dimanche 15 mai 2011

De Thoumieux, restaurant dans le septième arrondissement, Deuxième note !



Et bien oui, c'est intéressant de revenir déjeuner dans un restaurant qui nous avait emballé. Nous avions publié une note sur le sujet en septembre ici. Un superbe souvenir. Et aujourd'hui à nouveau, quel plaisir !


Calmar en entrée en mode carbonara ? Ludique, (et régressif), une entrée qui donne le sourire.


Une poularde aux morilles ? Nerveuse, racée, savoureuse ...Plein de choses à nous dire cette poularde. Elle nous explique qu'on peut-être une volailler et être légère. On l'imagine volontiers gambader dans une ferme bucolique, picorant, se balladant ... Hummm. Une petite merveille !


Et pas de dessert pour votre serviteur qui limite les calories. (Marathon, marathon)


Moralité, on a qu'une envie, réserver le premier étage qui vient de décrocher deux étoiles au millésime 2011 du Michelin.


Et DSK dans tout ça ? Présemption d'innocence aux morilles.


nm.

samedi 14 mai 2011

Des dossiers de 2012 : que chaque citoyen se sente prince en son royaume

Dans la bataille pour la présidentielle, un grand texte qui tombe à point. Quelques extraits :

« A la différence des candidats des partis de l’argent, le candidat socialiste n’est pas solitaire en son combat. Son « envie » [de devenir président de la république], c’est d’abord l’envie de centaines de milliers de militants et de milliers de citoyens : l’envie de faire enfin respirer à pleins poumons un pays qui étouffe sous le poids des privilèges de la caste au pouvoir. »

« Le désordre s’est installé dans l’Etat par l’intervention permanente du président dans le fonctionnement quotidien de l’administration : se mêlant de tout, il oublie l’essentiel. Votre question se réfère à ce que vous appelez la lourdeur de la charge de président de la république : oui, ainsi conçue par le président sortant, la charge est aujourd’hui si lourde qu’elle tombe des mains fragiles de son dépositaire. »

« Déterminé et humble : voilà les qualités premières de l’homme public ! La parole fraternelle de Sartre concluant Les Mots pourrait être heureusement méditée par chaque responsable politique : être « un homme, fait de tous les hommes, et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui ». Et j’ajouterai : Et que chaque citoyen se sente prince en son royaume ! »

« Les dirigeants actuels savent brandir le drapeau « France » pour faire taire les Français et conduire une politique sociale de répression. Au nom de l’intérêt supérieur de la nation, on perpétue un système d’inégalité, on dépouille les épargnants de leurs économies, on précipite vers le chômage des centaines de millions de travailleurs actifs, on détruit le patrimoine naturel, on gaspille les chances du développement scientifique. La droite proclame toujours : la France exige sacrifices et privations. Elle oublie d’ajouter que la France ainsi conçue se confond avec les intérêts les plus cupides de la classe sociale au pouvoir. »

C’est signé François Mitterrand et daté de mars 1981 (l’intégral ici). Au-delà de la modeste contribution du Blog d’Isaac aux célébrations des 30 ans de la victoire socialiste, ce texte garde toujours quelque chose d’actuel et de bon pour la pensée d’aujourd’hui. On laissera la conclusion à notre hôte, en espérant qu’elle en inspire plus d’un : « Républicain, je suis devenu socialiste. J’ai compris qu’une société fondée sur le profit de quelques-uns asservissait l’homme, le privait de son droit à la vie, de son droit au bonheur. J’ai donc mis en question les lois qui régissent l’économie de profit pour lui préférer un système qui s’assigne pour finalité l’épanouissement de chaque citoyen. »

df.

mardi 10 mai 2011

Des dossiers de 2012 : l'assistanat en question ? Part One



Si un sujet fait toujours l'objet d'un réel clivage droite-gauche, c'est bien celui de l'assistanat. Enfin, que dis-je ... Assistanat pour la droite, solidarité pour la gauche.

En témoigne les très vifs échanges auxquels nous avons assisté entre les deux camps suite à l'interview donné par Laurent Wauquiez Dimanche sur BFM TV.


Pour résumer son propos :

"L'assistanat est le cancer de la société française" sic

"aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic, ça c'est la société française qui tourne à l'envers"



Wauquiez reprend avec fougue l'un des thèmes de campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy : la France qui se lève tôt et qui ne demande pas d'allocations. Et propose de plafonner le cumul des minima sociaux à 75% du SMIC et de faire en sorte que les bénéficiaires du RSA réalisent 5 Heures de travaux d'intérêts généraux par semaine.



Tollé donc. Pour la gauche, Wauquiez et la droite s'en prennent au plus faible à l'heure où les effets de la crise se feraient ensore sentir.


L'UMP applaudit et Roselyne Bachelot, ministre des solidarités, de se désolidariser du jeune ministre aux dents acérés.


Ce qui est amusant, c'est que pour illustrer ses propos, Wauquiez a pris des exemples totalement inexacts. Mais qu'importe finalement cher lecteur ? L'essentiel était de faire parler, et c'est réussi.


Mais qu'a fait Sarkozy pour l'électeur de droite ? En fait de valoriser le travail ? Voyons, voyons, cherchons ... Humm si, il a defiscalisé les heures sup. Mais également mis en place le RSA. Et ? En gros, c'est tout.


Alors le clivage est peut-être davantage dans les postures que dans les actes chers lecteurs.



Néanmoins, sur ce point, comme sur tant d'autres, la question à se poser est sans doute la suivante :

Laissons de coté l'idéologie sur la solidarité et le mérite. Le travail et l'aide aux plus faibles ... blabla blabla blabla.

La question : la France est endettée au delà du possible : plus de 1600 Milliards d'Euros. A-t-on encore les moyens d'avoir le même système social que celui que nous avons connu ces dernières années où bien nous faut-il sur ce point comme sur beaucoup d'autres revoir (au moins temporairement) notre copie ?


Je plaiderais volontiers pour une cure d'austérité. Mais nous y reviendrons.



nm.

lundi 2 mai 2011

De la béatification de Jean-Paul II, de Oussama Ben Laden, de Khadafi, courte note



Alors voilà. Le pape Jean-Paul II été béatifié par son successeur. Le pape Jean-Paul II est quasi hunaniment célébré dans le monde entier, par delà l'appartenance à telle ou telle confession. L'oecuménisme est de rigueur pour saluer l'homme de paix qu'il a été durant toute sa vie.


Et nombreuses furent, parmi les commentateurs de l'évènement, les allusions à l'importance du deuxième dimanche de Pâque pour le saint homme : la fête de la divine miséricorde. Le pardon pour les hommes, aussi grandes soient leurs fautes.


Et le lendemain même de ces célébrations, quels concerts de joie pour saluer la mort d'un homme ! Aussi terrible que furent les actes de Oussama Ben Laden, faut-il vraiment fêter la mort d'un être humain ? Je ne le crois pas.


Je trouve même particulièrement choquantes les images de liesses qui ont accompagné la nouvelle de son décès. Aussi choquante que la joie des insurgés de Benghazi à l'annonce de lamort d'un des fils de Khadafi et de 3 de ses petits fils : ils en appellent au sang du clan pour venger le sang de leurs "martyrs". C'est triste, et c'est une preuve de plus que la coalition à laquelle la France participe n'a pas de légitimité, ni éthique, ni morale.


nm.

dimanche 1 mai 2011

De "Piss Christ", ou la question de la censure dans l'art



Andres Serrano est un artiste américain né en 1950. Piss Christ est l'oeuvre qui fait débat aujourd'hui : elle a en effet été récemment l'objet d'actes de vandalisme lors d'une exposition à Avignon. Ell présente un crucifix immergé dans un mélange d'urine et de sang.

Pour être très précis, il s'agit d'un des tirages de cette oeuvre qui afait l'objet de dégradation. Exposée dans la collection Lambert (à l'hotel Caumont) du très célèbre galeriste français, cette photographie n'en est d'ailleurs pas à ses premières dégradations : Melbourne, Suède, etc ...



Alors quid de la censure dans l'art ?

Ma réponse va être hyper simpe : pas de censure en matière d'art !



En revanche, dans l'hypothèse où une oeuvre justifie que le public soit adulte ou en tout cas soit averti de la nature du propos, alors, il est tout à fait possible de le signaler à l'audience de cette oeuvre. Pour le reste, l'accueil du public des curateurs, des critiques, des conservateurs, du temps décidera si l'oeuvre comptera ou ... pas.



Faut-il rappeler que "Les noces de Cana" de Véronèse ont été très mal accueilliés par leur commanditaires de l'époque : Véronèse a été trainé devant un tribunal pour avoir profiter de la commande des frêres bénédictins pour présenter une scène de banquet et pour avoir négligé le caractère sacré de la commande ! Véronèse on censure pour manque de spiritualité et escroquerie ?


Faut-il rappeler que l' "Olympia" de Manet a été jugée comme indécente lors de sa présentation lors du salon de 1865 : en cause, la représentation, appelons les choses par leur nom, d'une "pute" et le style du peintre dont on considérait qu'il peignait "mal". On la décrochera trois jours après l'ouverture du salon : les organisateurs du salon manquaient singulièrement de flair ...


Idem pour les "Demoiselles d'Avignon" (décidément Avignon) : même les amis de Picasso trouvait l'oeuvre plus que limite ... No comment.


nm.

mercredi 27 avril 2011

De Haruki Murakami, 走ることについて語るときに僕の語ること



Comprendre : "Autoportrait de l'auteur en coureur de fond".

A la rédaction du blog d'Isaac, nous sommes modestes s'agissant de littérature. Aussi, ne t'attend pas fidèle lecteur à ce que cette note soit référencée, bourrée de culture etc. etc. etc.

A la rédaction du blog d'Isaac, on prépare un marathon. Fin octobre.



Alors, voilà, recommandé que nous le fumes, nous avons lu ", Autoportrait de l'auteur en coureur de fond". Un essai sur la vie de l'auteur davantage qu'une vrai autobiographie. Il explique comment il est devenu écrivain et courreur. Et comment il vit son métier d'écrivain et sa condition de marathonien.


C'est remarquable d'intelligence, de sensibilité, de modestie. Une leçon d'amour de la vie. Une célébration du running comme une parabole du plaisir de l'existence.


nm.

samedi 23 avril 2011

Des patisseries parisiennes, des chocolats de Pâques, Jean-Paul Hévin, dans le septième arrondissement de Paris



Pâques est une bonne occasion de succomber à un péché qui n'a rien de capital, l'amour du chocolat. Aussi, chers amis, ai-je sauté sur l'occasion pour aller dévaliser Jean-Paul Hévin, avenue de la Motte Piquet à Paris.


Hévin a déjà fait l'objet d'une courte note dans ces colonnes pour porter aux nues sa tartelette à l'orange qui est une merveille de saveur et d'équilibre. Mais Hévin, c'est surtout un chocolatier.

Formé auprès de Robuchon à Tokyo, l'homme, si il a 3 boutiques à Paris et plusieurs au Japon, et en Chine., l'homme reste un artisan.

Confection artisanale, et souci de la qualité des produits : aussi, Jean-Paul Hévin sélectionne-t-il lui même tous ses produits qui viennent essentiellement du Venezuela, d'Equateur, de Colombie et de Madagascar.



Et Pâques ? J'ai fait ce qu'il ne faut surtout pas faire : gouter un Oeuf et sa garniture le Vendredi Saint. Mon Dieu veuillez me pardonner. Verdict ? Une merveille absolue, a. b. s. o. l. u. e. !


Et pour dire deux mots de l'accueil et du cadre qui font partie du plaisir de patisserie parisienne ? Assurément, JP Hévin se positionne chic et classe : néanmoins, pas d'abus de chichitage. C'est élégant, luxueux mais pas "too much" comme peuvent l'être Hugo & &Victor ou La patisserie des rêves.



nm.

mercredi 20 avril 2011

Du Jules Verne, restaurant dans le septième arrondissement de Paris



Prenons de la hauteur. Laissons de coté la basse politique. De la hauteur, 125 m de hauteur. Le Jules Vernes est une drôle d'expérience. Un cadre sans doute unique au monde. Une vue à couper le souffle. Une cuisine efficace mais pas aussi audacieuse peut-être que le lieu ne le laisserait penser. Un service magnifique. Une carte de vins magnifique.


Un moment entre gastronomie et parc d'attraction pour esthète adulte. C'est bien finalement. Il faut s'accorder ces moments de jouissance pure où les yeux écarquillés, on se lèche les babines en trinquant une coupe de champagne à la main.


nm.

lundi 18 avril 2011

Des dossiers de 2012 : le sondage n°2 du blog d'Isaac, les résultats


Le sondage du blog d'Isaac : deuxième . Rappel de la question posée : Si le premier tour des élections présidentielles opposait les candidats suivants, pour qui voteriez-vous ? N. Sarkozy, D. Strauss-Kahn, M. Le Pen, E. Joly, JL. Mélanchon ou bien JL. Borloo


Les résultats donc :

N. Sarkozy 0%

D. Strauss-Kahn 36 %

M. Le Pen 0%

E. Joly 18%

JL. Mélanchon 9%

JL. Borloo 36%


Comme toujours et bien évidemment, ce sondage n'est en rien scientifique. Seuls les lecteurs de bonne volonté de ce blog y ont participé. A nouveau, pas un seul internaute ne voterait pour le président sortant. Pas un seul ! En revanche, alors que Bayrou plafonnait à 0%, Borloo arrive en tête ex aequo avec DSK : tiens, tiens ... Bizarre, Marine Le Pen passe à 0% ... Les lecteurs changent ... Et E. Joly Hulot et Mélanchon parviennent à convaincre quelques potentiels électeurs. Si Sarkozy le sent bien pour 2012, on est ici plus sceptique.


A suivre.


Pour continuer dans ces réjouissants sondages, voilà une enquête sur les primaires socialistes : petit rappel important. Inutile d'être membre du PS pour participer. Excellente idée du PS qui associe tous les volontaires à ces primaires, toute personne inscrite sur les listes électorales peut voter: les infos ici.


nm.

samedi 16 avril 2011

Des Rameaux, courte note


Après une petite semaine de vacances hautement profitables (sinon méritées), le blog d'Isaac est de retour.

Demain s'ouvre le temps de Pâques, la semaine sainte : le dimanche des rameaux célèbre l'entrée de Jésus dans Jérusalem.

Matthieu XXI, 8 Le peuple, en foule, étendit ses vêtements sur la route ; certains coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant lui et qui suivaient, criaient : "Hosanna au fils de David !Béni soit celui qui entre au nom du seigneur !Hosanna au plus haut des cieux !"

Jean XII, 12 La grande foule venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ;ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient :"Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'Israël !"

L'entrée de Jésus est modeste. A dos d'âne. Pour signifier que le règne du messie de Dieu est pacifique et plein d'humilité.

nm.

lundi 11 avril 2011

Des dossiers de 2012 : le sondage du blog d'Isaac, les résultats


Intéressants ces résultats. Rappel de la question posée :

Si le premier tour des élections présidentielles opposait les candidats suivants, pour qui voteriez-vous ?

N. Sarkozy

D. Strauss-Kahn

M. Le Pen

N. Hulot

JL. Mélanchon

F. Bayrou


Les résultats donc :

N. Sarkozy 0 %

D. Strauss-Kahn 57 %

M. Le Pen 30 %

N. Hulot 7 %

JL. Mélanchon 3 %

F. Bayrou 0 %


Bien évidemment, ce sondage n'est en rien scientifique. Seuls les lecteurs de bonne volonté de ce blog y ont participé. Mais il est représentatif de tendances qui semblent fortement s'inscrire dans l'opinion :

Pas un seul internaute ne voterait pour le président sortant. Pas un seul ! Ni pour François Bayrou. C'est tout de même fort comme tendance et finalement, pas si surprenant.

DSK lui se positionne très nettement en tête, avec Marine Le Pen en deuxième position.

Et N Hulot et Mélanchon parviennent à convaincre quelques potentiels électeurs.


Afin d'envisager un autre scénario de premier tour, le nouveau sondage c'est ici ->


nm.

dimanche 10 avril 2011

De Sydney Lumet, 1924-2011, courte note


Rendons hommage à l'immense Sydney Lumet, qui a rejoint John Ford, Henry Fonda, Chaplin et Bergman.

Ici, nous avions adoré son dernier film : 7h58 ce samedi là.

On citera bien évidemment les excellents "12 hommes en Colères" et "Un après-midi de Chien".

Henry Fonda, Pacino, Seymour Hoffman pour ne citer qu'eux, éclaboussent de génie les 3 films cités dans cette courte note.

Lumet, un réalisateur, qui de toute évidence ne manquait ni d'énergie, ni de créativité, ni de vista pour choisir et diriger ses acteurs.

nm

jeudi 7 avril 2011

De l'intervention militaire en Lybie (2)

La preuve étant faite que le Blog d’Isaac est le repère de dangereux gauchistes (voir sondage sur les présidentielles), relayons ici un petit texte d’Alain Badiou lu dans la rubrique « Rebonds » de Libé la semaine dernière. Il faut soigner son public.

L’article, titré « un monde de bandits, dialogue philosophique », prend pour sujet l’intervention internationale en Lybie et choisit une grille de lecture très stimulante (ce que la rédaction du Blog d’Isaac avait proposé de faire ici également).

Le postulat de départ, est qu’une personne qui n’existe que pour son profit personnel, quitte à « liquider son ami de la veille s’il s’agit de garder ou augmenter son train de vie » est un bandit. Et notre monde régi par le principe du profit est donc un monde de bandits.

La suite du texte propose ainsi de lire les évènements actuels d’Afrique comme un bon film de bandits : les peuples se rassemblent pacifiquement pour dire que ceux qui les dirigent depuis des décennies sont des bandits. Le problème est que ces petits caïds ont été installés et soutenus par des parrains occidentaux pour protéger leurs intérêts. Les tueurs ne suffisent pas à faire taire cette foule qui dénonce un système local, et remet en cause à travers celui-ci une organisation mondiale. Problème pour les parrains qui pourraient bien en faire les frais si cette vérité venait à faire tâche d’huile.

Alors les parrains trouvent un truc : ils mettent en scène le retournement d’un des petits caïds pour reprendre la main, reprendre pieds dans ces territoires qui vivaient leurs révolutions sans eux, démontrer leur force, se draper soudainement de la pureté des bonnes causes, et finalement redorer le blason de l’organisation mondiale qu’ils défendent à coups de bombes. Ça décape.

Le final est tout aussi remuant : pourquoi l’opinion publique approuve-t-elle aussi largement une expédition de cette sorte ? Parce qu’il est plus rassurant de voir ces conflits résolus par les organisations issues du système dans lequel nous baignons (le profit avant tout) que par des foules anonymes qui le dénoncent. Ne sommes nous pas tous corrompus à la manière du slogan « mon train de vie d’abord » ?

Allez, je vais lire le programme du PS !

df.

mardi 5 avril 2011

Des dossiers de 2012 : le "programme" PS, part 1


Ha ben oui. Il est ici.

Avant de s'intéresser au fond des 30 propositions, l'intention ? Bonne nouvelle, un parti amené à gouverner rend public un programme ou bien une boite à outil pour le futur candidat (problème, on ne sait finalement pas trop ce que c'est ... va falloir nous le dire, c'est important).

Bon, on s'est dit, au Blog d'Isaac, que le mieux c'est de le lire. Et pour tout vous avouer, l'idée de se taper un programme, ça nous semblait un peu fastidieux. Mais enfin, on est le Blog d'Isaac ou on ne l'est pas. Donc, au travail. Et ..... Et .... Et ?

Et ...... Ben, c'est là que la bas blesse. C'est vite lu. Très vite. On passe plus de temps à cliquer pour retrouver les différentes propositions qu'à les lire. Heu, les mecs, c'est une plaisanterie, hein ? Je veux, dire, quoi, vous comptez vraiment nous la jouer comme ça ? C'est Oui Oui fait de la politique. 30 propositions, 30 phrases. 300 mots. Pas de détails de mise en oeuvre, d'analyse des risques, des contraintes, des hypothèses d'application. C'est la politique pour les maternelles là les poulets. Exemple ? Allez :

"Pour protéger les salariés, nous dissuaderons les licenciements boursiers par des pénalités financières pour les entreprises qui en même temps versent des dividendes à leurs actionnaires."

Qui ? Comment ? Où ?

Bon, on se plaignait que les Enarques et que les types issues des grandes écoles noyautent les partis politiques, ben là, ils ont du pas trop bosser pour pondre cette mesure. Une autre ? Allez, une autre :

"Pour sortir de la dépendance du nucléaire et du pétrole, nous développerons massivement les économies d’énergie et les énergies renouvelables et nous proposerons à nos partenaires la mise en place d’une Communauté européenne des Energies"
Yeahhhhhh Une troisième ? "Pour que chaque Français retrouve envie de vivre en harmonie dans notre beau pays, nous prendons des mesures pour qu'il fasse beau". no comment. Il a du boulot le père DSK. nm.

lundi 4 avril 2011

Des dossiers de 2012 : le sondage du blog d'Isaac


Allez, on s'y met aussi. Tous les autres le font, commentent, dissèquent, encore et encore.

Le sondage tant attendu sur le premier tour des élections présidentielles, par "Le blog d'Isaac", c'est juste à droite ->

nm.

samedi 2 avril 2011

Des "Galopins", restaurant à Boulogne-Billancourt


Cessez donc de vous plaindre, jeunes habitants des banlieues hot : il est possible de bien manger aussi dans cette zone dangereuse du 92. Pensez donc, un département aux mains de l'UMP et du président Devedjian, un homme qui a presqu'autant d'humour qu'un dentiste allemand (tentative de blague très limite, mais qui avec un peu d'imagination peu s'avérer finalement très amusante).

Hop, rendez-vous au 17 de la rue Paul Bert. Tout près de la mairie et du métro Marcel Sembat ou Billancourt.

Le restaurant s'appelle "Les Galopins". Ambiance 11ème arrondissement, Les Galopins nous la joue façon estaminet de Ménilmontant. Et en allant sur leur site web, on comprend : ces galopins l ont aussi deux adresses à Paris, un près de Bastille et un à Nation. Je me disais aussi ....

Une salle bien sympathique, une petite terrasse pour les beaux jours et des plats avec un vrai goût de revenez-y : croquets au pied de porc, tempura, Jarret de Porc au gros haricots et chorizo, Tartes maisons et autres profiterolles géantes. C'est bien, c'est bon. Et un menu du jour au gré du marché à 15 € entrée-plat le midi qui est sans concurrence pour le quartier.

A noter dans son carnet d'adresse. Sans oublier de réserver, sinon, no way, l'adresse est bien connue des riverains qui la prennent d'assaut, entre business men aux très belles montres suisses et pubeux des agences de comms voisines.

nm.

jeudi 31 mars 2011

De quelle république s’agit-il ?

Coup de sang lorsque mon regard s’est posé sur ce papier dans le hall de l’école maternelle de mon fils la semaine dernière. J’ai d’abord cru à une affiche de propagande d’extrême droite. Posée là par un militant zélé entre les 2 tours d’élections cantonales médiatiquement très réussies pour le Front National. D’une main j’arrache l’affiche, de l’autre je tiens celle de mon fils, en lui expliquant mon geste. Ce torchon pourrait blesser des mamans de son école.

Stupeur. Après vérification sur internet, cette affiche est issue des services de l’état, un site web a même été créé pour l’occasion au nom tristement marketing : www.visage-decouvert.gouv.fr.
Dans quel état vivons-nous ? La circulaire demande aux établissements publics de participer à cette campagne d’affichage et rendez-vous est donné en 2012 pour faire le bilan. Le texte est loin d’être clair et se prête aux dérives. Quelles sont ces tenues destinées à dissimuler le visage ? Au-delà du slogan marketing, il fait surtout référence à un débat qui se joue hors de son cadre, à un contexte que l’on connait malheureusement fort bien : débat sur l’identité nationale, débat sur la burqa, débat sur l’islam… Débats officiels qui visent la division, l’exclusion et le rejet de celui qui n’est pas même. Alors que la honte devrait les étouffer, voilà qu’ils en font la publicité. Ecœurement.

Mais au fait, a-t-on déjà croisé dans cette école une personne portant un voile intégral ? Non, en 3 ans, pas la moindre. Alors quoi ? Quel besoin a la république d’afficher ici cette règle ? Pourquoi ne pas rappeler aussi qu’il est interdit d’uriner dans l’espace public ou que le port du pantalon est soumis à autorisation pour les femmes ? Je propose un site www.jambes-couvertes.gouv.fr. L’effet de cette campagne stigmatisante est évident : toutes les femmes voilées qui conduisent leur enfant à l’école vont se demander si elles sont concernées. Elle est belle cette république qui bombe le torse face à des mamans qui accompagnent leurs enfants à l’école. Et les intolérants du dimanche de se sentir confortés…

La république à visage découvert : mais de quelle république s’agit-il ? Est-elle fidèle à sa devise : Liberté, Egalité, Fraternité ? Préoccupée de l’intérêt général ? C’est décidé : l’hiver prochain, j’achète une cagoule verte.

df.

mercredi 30 mars 2011

De "Lucas Cranach, peindre la grâce", de Anne Malherbe


Alors que l'exposition "Cranach et son temps" se donne à voir au musée du Luxembourg jusqu'au 23 mai et que le Louvre expose depuis peu les "Trois Grâces" du maître allemand, quel livre peut-on vous suggèrer sur le peintre de Wittemberg ? Sans hésiter, le dernier ouvrage de Anne Malherbe. Normalienne, historienne de l'art, consultante auprès de collectionneurs privés et institutionnels, la dame qui a publié son premier roman à la rentrée dernière nous revient ici avec un excellent petit ouvrage sur Cranach.

Ni trop savant, ni trop vulgarisateur. On y apprend l'art de Cranach, un personnage assez romanesque, mais aussi le contexte qui était celui de le Renaissance en Allemagne et de la Réforme, ô combien importante pour comprendre l'art du bonhomme. Un bouquin intelligent qui rend intelligent.


nm.

De la rupture de la digue à Droite


Pour ceux qui comme moi ont vu le Grand Journal lundi soir, ils ont assisté à la rupture de la digue. Pour les autres, voici l'affaire. Coppé a balancé sans détours sur le premier ministre, expliquant ce que nous décrivions ici-même (Coppé lit-il le Blog d'Isaac) : en gros, Coppé nous dit que le premier ministre ne joue pas en équipe et profite de la situation présente pour prendre un posture. La posture étant d'être raisonnable en n'appelant à ne pas voter FN et à veiller à ce que la débat sur la laicité ne tourne pas à la stigmatisation de l'Islam ...

Bref, on avait jamais vu ça, d'ailleurs Jean-Michel Apathie en était fort marri !

R'n Roll.

Le matin, la digue s'était fissurée lorsque Baroin, porte-parole du gouvernement avait indiqué lors d'une interview radio qu'il était temps de fermer les débats come ceux qui portent sur la laicité.

On nous expliquera plus tard que ce matin là, Baroin n'était que le porte-parole de lui-même et pas du gouvernement ... Ha .... Ok .... On suggérera donc à Baroin de porter un chapeau melon lorsqu'il parle au nom du gouvernement et un bob lorsqu'il parlera ne son nom, ce qui à l'avenir évitera toute confusion.


Berf, la digue a cédé. Et Sarkozy se voit ouvertement remis en question. Il est vrai que la litanie des sondages qui renvoie Nicolas Sarkozy en troisième place au premier se suivent et vont tous dans le même sens.

Et que ceux qui se rassurait en essayant de rappeler la situation de Chirac en 1995 réfléchissent. Certes le futur président était très en retard dans les sondages 4 mois avant le début de l'élection, mais les Français n'avaient alors rien contre lui. Ils n'avaient à cette date pas adhéré à sa candidature. C'est très différent pour le président qui lui traîne un vrai déficit. Les français lui en veulent.

Une seule issue pour l'UMP, Fillon. Et cessez ces débats sur l'identité, la laicité. Inutiles et ravageurs. Il leur faut se consacrer sur l'emploi, sur la dette, sur la croissance, sur le pouvoir d'achat.


nm.

samedi 26 mars 2011

De Tribeca, restaurant dans le septième arrondissement de Paris


Courte note comme dirait l'autre. Rue Cler. Le coeur battant du septième. Tribeca, c'est un cloaque. Beurk, beurk, beurk.

Le pire club sandwich qu'on puisse imaginer, faisant passer ceux de la SNCF pour une clibation digne d'un étoilé Michelin.

nm.