dimanche 15 novembre 2009

Des illustrations (0) - introduction


La rédaction du Blog d’Isaac commence ici une série inspirée des mosaïques byzantines de la cathédrale de Monreale en Sicile.
Où l’on observe l’importance des représentations bibliques dans le lieu de culte, fonctionnant comme autant d’illustrations narratives de scènes venues de traditions orales millénaires. Une image, quelques mots accolés pour identifier les personnages ou l’action, et l’imagination de celui qui l’observe pour chercher le sens de ce qui est représenté.

Ce qui nous intéresse ici c’est l’interprétation à la portée de tous. Contrairement à l’écrit réservé aux lettrés ou au prêche orienté, chacun pourra se faire une idée de ce qui est montré « à ses yeux ». Nous jouerons ce jeu subjectif à partir d’images choisies dans la nef centrale dédiée aux récits les plus anciens de la bible.

En contrepoint des représentations byzantines, nous proposerons une image de Robert Crumb qui nous a fait le plaisir d’illustrer magnifiquement la Génèse il y a peu.
df.

jeudi 12 novembre 2009

De la sensibilité et de ses variétés.


Tout à l'heure, dans l'exposition Jim Hodges au Centre Pompidou, la plupart des visiteurs s'attardaient sur les oeuvres accrochées au mur: dessins de fleurs réalisés au bic sur serviettes de bar en papier, toiles d'araignées taillées dans le papier, miroirs brisés marouflés sur toile ...

Il semble bien que nous allions spontanément vers ce qui se tient à la hauteur de notre regard et que nous aimions finalement peu nous pencher sur des vitrines.
Car, une vitrine, il y en a une en effet, au milieu de l'une des pièces.

Pendant le temps que je me suis attardée là, pas un visiteur ne s'y est arrêté (en général, on se contentait de l'effleurer du regard en passant, règle à laquelle je n'ai pas échappé).

Pourtant, il y a eu une exception: un groupe de jeunes Japonaise qui, apparemment moins intéressées par le reste, sont venues s'attarder très longuement sur le contenu de la vitrine, le commentant en long et en large (hélas pour moi, en japonais...), pointant du doigt tel et tel détail.
Après leur départ, je me suis approchée, me demandant bien ce qui pouvait les attirer tant dans cette oeuvre.

A vrai dire, c'était, à première vue, quelque chose de "vite vu", un journal (genre quotidien) dont les pages étaient entièrement recouvertes par une feuille d'or. A priori, pas grand chose à détailler, là-dedans, avec notre regard analytique et intellectuel d'Occidentaux.

Mais on sait que les Japonais sont des amoureux du papier. Et du coup, j'ai eu envie d'essayer d'entrer un peu dans leur sensibilité, de percevoir ce qu'elles avaient pu percevoir avant moi.
Et là, j'ai remarqué les moirures de l'or, les pliures du journal et son gaufrage préservés par la feuille d'or, j'ai aperçu les trous discrets qui ponctuent la marge basse des pages, et puis surtout la délicatesse avec lesquelles les feuilles, parce qu'elles étaient recouvertes d'or, se posaient les unes sur les autres.

J'aurais bien aimé en sentir plus, avancer encore davantage dans la perception que ces Japonaises avaient eu de cette oeuvre.
Parfois je fantasme sur une sensibilité démultipliée, qui permettrait à chacun de sentir autant que tout le monde réuni. Ce serait évidemment impossible à supporter.
Heureusement, il suffit parfois de tendre l'oreille, d'observer les autres et d'échanger avec eux, pour repousser un peu les limites de notre propre perception.

Am.


(Image: No More Dreams / In Real Time, 1994. (Plus de rêve / En temps reel). Fusain et chaîne en laiton sur papier. 107,3 x 76,8 cm. Collection particulière. Courtesy CRG Gallery.)

mercredi 11 novembre 2009

De mettre en scène (2) – impromptu


« La chance… le pont… la colère… la montagne… ». C’est par la voix que le spectacle « impromptu » de Loïc Touzé nous invite à changer de point de vue. Sur scène 6 jeunes gens égrainent une longue liste de mots à tour de rôle, autant d’images évoquées, qui se succèdent trop vite pour s’imprimer dans nos imaginations. Au fond de l’air un morceau de musique. Romantisme allemand. Ils se tiennent debout tout au bord de la scène. Tout près. Trop près de nous. Leur présence est hypnotique. On ne se sent pas très à l’aise (et puis ces 2 projecteurs braqués sur le public nous éblouissent un peu).
Le morceau s’achève puis reprend de plus belle. Les jeunes gens reculent et reprennent le jeu des mots en changeant la prononciation, accentuant chaque syllabe, à outrance, comme une dictée de notre enfance. Effet comique, on sourit, on se décontracte (ces 2 projecteurs sont tout de même gênants, ils ont dû oublier de les éteindre).
Chacun disparaît au fond du grand couloir noir qui mène au fond de la scène dont on ne distingue presque rien. Un à un ils reviennent devant nous réaliser un solo de danse, yeux fermés, somnambules, gestes mécaniques. Tels des automates, désarticulés, le mouvement est brusque et impulsif, comme une ébauche de chorégraphie, pas encore bien taillée, arrêtes saillantes, volumes approximatifs. Opéra italien. Au fond du couloir la troupe s’anime dans une lumière tamisée, on croit voir des accessoires (décidément ces projecteurs sont gênants, on distingue quelques ombres tout au mieux).
Suite aux 6 solos, les danseurs reviennent le visage et les mains peints de blanc et réalisent chacun de nouveaux solos les yeux ouverts. L’effet est réussi, les yeux ouverts, le regard danse devant nous, fixe, intrigué, intrigant, et la chorégraphie s’incarne. Jazz vocal. On croit voir passer une ébauche d’un pas de Fred Astaire, une autre d’un entrechat. La danse s’invente devant nos yeux. On se croirait dans la tête d’un danseur. Ils vont et viennent le long du tunnel de plus en plus sombre (heureusement les projecteurs du public se sont éteints).
On distingue mieux le fond de la scène. Une tête de daim empaillée, un chapeau de cow-boy à paillettes, un manteau de fourrure, un truc à plume pour danse de revue… Ils finissent pas ne pas revenir. Les danseurs s’emparent des accessoires dans la seule lumière qui subsiste tout au fond. Magnifiques tableaux clairs obscurs. Comme avant de monter sur scène. Une autre scène. Là bas. Au delà. Nourris des mots et des représentations, des ébauches de gestes et de mouvements, les yeux fermés, les yeux ouverts. Le renversement est complet. Notre point de vue a changé (ah c’était fait exprès).
Nous avons vu la danse se créer de l’intérieur. Merci Loïc Touzé et ses danseurs.
df.
http://www.t-n-b.fr/fr/mettre-en-scene/fiche.php?id=238

mardi 10 novembre 2009

De l'éditorial de la semaine, Sarkozy et NKM dans la ligne de mire


Le sens de l'action politique et de la démocratie. Rien de moins qu'un sujet aussi important, illustré cette semaine par une intervention de Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'une interview dans l'émission hebdo de Ardisson sur Canal, pour inaugurer les éditos du Blog d'Isaac.
A une question portant sur les promesses non-tenue à ce jour d'augmentation du pouvoir d'achat, thème central de la très réussie campagne de Nicola sSarkozy, NKM s'est retranchée derrière la crise mondiale.
Ha, la crise mondiale ... Bien entendu que personne ne s'y attendait. Bien entendu qu'elle impose que nos politiques et que toute la société civile s'adapte et se transforme pour la contrer. Mais pour autant, les conditions auxquels nos politiques sont confrontées les dédouanent-ils de tenir leurs engagements ? Ce n'est pas l'idée que je me fais de l'action politique. Car si c'était le cas, il faut cesser d'organiser des élections. Et nommer à la tête de l'état des gestionnaires. Qui adapteront en fonctions des aléas de la vie du monde la politique du pays en hommes pragamtiques. Or le pragmatisme semble bien être une doctrine revendiquée par nos gouvernants.
En y réfléchissant, c'est abject. Une insulte au vote populaire. La démacratie donne la parole au peuple qui confie mandat à une équipe ou à un homme pour appliquer un programme, et l'appliquer quelque soient les conditions.
Avec la personnalité de Sarkozy, on pouvait penser que le temps des excuses étaient révolu. Ce n'est pas le cas. Ce qui peut laisser de l'espace à des compétiteurs du présidents pour 2012.
nm.

dimanche 8 novembre 2009

De mettre en scène (1) – inStallation


« Ce soir nous allons au cirque ». C’est sous le chapiteau du TNB Ropartz de Rennes que nous avons découvert le spectacle « inStallation » proposé pour le festival « mettre en scène » du Théâtre National de Bretagne.
Tout commence par un cheval blanc au milieu de la piste et un homme ratissant le sable et la sciure. Un harmonium met en musique les gestes du balais. Tout commence dans une écurie. La piste s’anime ensuite par un numéro de dressage en liberté avec un maître de manège orchestrant les enchaînements de 4 magnifiques chevaux blancs. Puis viennent les numéros d’acrobatie dans les airs à la perche, à la corde, aux tissus. Le cheval noir et le jonglage au diabolo. Orgues Fender Rhodes, basses électriques et batteries rock à l’accompagnement.
A travers la virtuosité des hommes et des femmes, la poésie trouve son chemin : le corps de l’acrobate se fait corde pour sa partenaire et soudain la fragilité humaine nous émeut, les parapluies renversés suspendus dans les airs et l’homme resté à terre qui jette du sable, comme on jetterait son humanité vers le ciel, et va rebondir dessous, comme une pluie à l’envers.
Peu à peu les hommes et les femmes s’introduisent dans l’écurie, trouvent leur place, d’abord parmi les chevaux dans une course effrénée autour du manège, puis à leur place autour d’un piano à queue qu’ils installent au milieu de la piste. Puis s’ajouteront batterie, accessoires inventés, propulseurs de diabolos, et numéros d’équilibre sur fil de fer. C’est certainement de cette installation qu’il s’agit. De l’homme dans la nature. Dans un dernier tour, le diabolo fait son numéro sur le fil tendu au dessus du piano puis vient tourner comme une toupie sur le couvercle noir, sous le regard des musiciens et acrobates rassemblés, et d’un cheval blanc intrigué.
A mes côtés, l’enfant sur son banc étend les bras à l’horizontal pour faire l’équilibre. Les yeux accrochés au fil de fer qui traverse la piste. Merci les artistes.
df.
http://installation08.ch/inStallation_cms/index.php?page=presentation-fr

samedi 7 novembre 2009

De l'exposition "Titien, Tintoret, Véronèse ... Rivalités à Venise"

C'est l'exposition phare de la saison 2009-2010 au Louvre. Un blockbuster surgit de la renaissance en quelque sorte. La promesse d'une concentration de velours vénitien et de chefs d'oeuvres venus des 4 coins du monde.
On y va sans crainte d'être déçu. Et on a raison. L'exposition est magnifique. Malheureusement, le public très nombreux (même en nocturne) demande parfois qu'on sache faire l'abstraction du bruit ou des bousculades. Mais les oeuvres aident au bien-être, soyez-en certain.
Je vous recommande très vivement d'aller voir cette exposition. Une fois, deux fois ... Elle se déploie avec beaucoup de clarté, de beauté dans le très bel écrin du Hall Napoléon.
Je ne vous ferai pas l'insulte de faire ici la réclame des artistes présentés. On rappellera peut-être que cette exposition met parfaitement en lumière un moment de l'histoire de la peinture. Le XVIe Siècle vénitien qui semble surgit du génie créatif de Titien, fortement en rupture avec la renaissance classique et florentine qui domine alors. On fera ici l'expérience des différences passionnantes qui séparent les Florentins, leurs enfants (les 3 classiques Raphael, Michel-Ange et Leonard) et leurs petits enfants les maniéristes aux Vénitiens. C'est comme comparer le velours au marbre. La ligne au toucher.
Quelques unes des oeuvres présentées dans l'exposition :


Titien, mise au tombeau, Madrid, musée du Prado



Tintoret, Suzanne et les vieillards, Vienne, Kunsthistorisches Museum



Véronèse, Les Pélerins d'Emmaüs, Paris, Musée du Louvre

Je vous renvoie par ailleurs à l'excellent petit site monté par le Louvre à l'occasion de cette exposition.

nm.

vendredi 6 novembre 2009

De la chute du mur et de leurs érections


La rédaction du Blog d’Isaac se joint à sa façon au concert de célébrations pour l’anniversaire de la chute du mur de Berlin en poussant par ici un petit commentaire aperçu il y a quelques temps chez Alain Badiou.
Nous ne parlerons pas ici du mur berlinois, mais plutôt des murs que ce mur nous évoque : en Palestine, au Mexique, en Espagne, et bien d'autres lieux, des murs se construisent pour "étanchéifier" les frontières que les états ont construits et protéger des hommes de la venue d’autres hommes. Autant de grandes murailles à vocation de “fortifier“ une zone de prospérité contre ceux, plus pauvres, qui voudraient accéder à cet Eldorado. Et encore par chez nous, combien de discours sur la nécessité de restreindre l’immigration, de contrôler les frontières ? Combien de centres de rétention pour retenir ceux que l’on a exclu de notre société avant de les expulser du territoire français ? Et si peu sur la coopération internationale, ce qui peut être fait pour rendre notre monde plus égalitaire.
Alain Badiou pose la question du prix des privilèges dont nous jouissons en tant que citoyen français. Est-ce là le prix à payer ? Laisser un monde extérieur à sa pauvreté et construire des murs pour que sa misère reste extérieure à notre monde intérieur ? Avec 200 millions de migrants dans le monde par an, les constructeurs de murs ont de beaux jours devant eux… à moins que nous ne choisissions collectivement de penser qu’il y a un seul monde ? Sans extérieur et sans intérieur. Et de préférer le développement du même à l’opposition à l’autre ?
df.

mercredi 4 novembre 2009

Du soulier anglais à Paris, Edward Green installe une boutique boulevard St-Germain



On a pu s'exprimer par le passé sur le sujet. Le soulier se doit d'être anglais. Et idéalement venir de Northampton.
Cette ville anglaise située dans le Northamptonshire a la particularité d'héberger les plus fameux bottiers de sa gracieuse majesté : John Lobb, Church's,Crockett & Jones, Edward Green, Tricker's.
Et Paris de compter jusqu'à aujourd'hui des échoppes Church's, Crockett et Lobb. Avec en prime des ateliers Mesure de Lobb, le roi des bottiers (aujourd'hui propriété du groupe Hermès). Aujourd'hui c'est donc Edward Green qui s'installe Boulevard St-Germain. Isaac vous recommande chaleureusement d'y flaner. Et de vous y chausser !

dimanche 1 novembre 2009

De la poésie en pyjama

C’est à 2 heures du matin le 31 août 1970 que l’on réveilla Leonard Cohen pour monter sur la scène du festival de l’île de Wight. Après 5 jours de musique, de fatigue, de bagarres en tout genre, de chaos, le public est électrique et la tension à son comble (plusieurs musiciens ont dû arrêter prématurément leur performance, voire l’annuler simplement). Le poète se chauffe la voix avec ses choristes, puis monte sur scène, sans prendre la peine de se changer vraiment : un imperméable beige noué à la taille sur son pyjama gris suffira. Il prend le temps d’accorder sa guitare et s’approche du micro : « Greetings. Greetings. When I was seven years old, my father used to take me to the circus. He had a black mustache and a great vest and a pansy in his lapel. And he liked the circus better than I did. But there was one thing at the circus that happened that I always used to wait for. […] there was one moment when a man would stand up and he would say “would everybody light a match? So we can locate one another” ». Il demandera aux 600 000 personnes rassemblées autour de la scène d’allumer de la même façon une allumette pour les voir dans l’obscurité, sentir leur présence. Plus tard dans la nuit, il parlera de Nancy qui mis fin à ses jours en 1961, et qui n’avait personne près d’elle pour allumer une allumette. « Seems So Long Ago, Nancy ». Le poésie est partout : dans la voix du poète, dans les lumières qui surgissent de la nuit, dans nos yeux qui se sont ouverts.

samedi 31 octobre 2009

Du renvoi du président Chirac en correctionnelle, courte note


Pas de surprise. Le blog d'Isaac apporte tout son soutien au président Chirac. Inutile d'en écrire davantage.

vendredi 30 octobre 2009

De la revue de presse, L'Express du 29/10/2009, Raphaël Enthoven




Vous retrouverez dans les pages "culture" de L'Express un billet de Raphaël Enthoven qui mérite qu'on s'y penche. En résumé, notre homme nous explique que l'art contemporain est une escroquerie. Bien évidémment, voilà une idée à laquelle nous ne souscrivons pas ici.

Mais comme dirait Jésus, il faut "rendre à César ce qui est à César". (Nous aimons citer Jésus dans ces colonnes).

Certains de ses arguments sont intéressants. Intellectuellement intéressants, mais inexacts. L'une de ses idées, assez largement partagée, est de se dire que tandis que le geste de l'artiste contemporain se simplifie, le regard du spectateur se complexifie.

Expliquons la pensée de Enthoven. Pour lui l'art contemporain, c'est un monochrome, ou un objet de la vie quotidienne posé sur une table. Du coup, on comprend mieux son article. Mais c'est inexact. En ne retenant que certaines productions anecdotiques, Enthoven se trompe. Et ceux qui connaissent l'art contemporain savent très bien combien il se trompe. Enthoven devrait peut-être arrêter de lire Beaux Arts Magazines et s'abonner à Art Press, il mesurera alors mieux la réalité de ce qui compte dans l'art aujourd'hui. (clin d'oeil).

Là où il a raison, c'est que le spectateur a un vrai travail intellectuel à déployer face à ses oeuvres.

Mais là où il se trompe, c'est en nous expliquons que l'estéthique n'a plus droit de cité. Et que ce n'était pas le cas "jadis". Oui, il faut de la culture, des connaissances pour apprécier certaines oeuvres contemporaines. Pas toutes. Et pas plus que par le passé.

Je vous invite à visiter les chambres de Raphaël au Vatican. Et spécialement l'Ecole d'Athènes. C'est une oeuvre exceptionnelle. Mais si on ne la regarde pas en comprenant son projet intellectuel, on manque tout ou presque. Certes, on appréciera la beauté classique des fresques. Mais il s'agit là de porter une position essentielle de la papauté. Le programme iconographique nous rappelle la cohabitation de la raison et de la foi, de Platon et de Socrate avec l'église fondée par St Pierre. Encore faut-il avoir cette culture.

mardi 27 octobre 2009

De Paris Match, revue de presse sélective


Parfois, on peut se demander ce qui pousse à lire Paris-Match. Easy-reading, c'est écrit gros, ça balaie large, de la littérature aux idées voyages en passant par les immanquables pages people. Bref, ça se lit bien.

En réalité, le dernier numéro de l'hebdomadaire nous éclaire : c'est l'exceptionnelle qualité éditoriale qui nous pousse à lire ce magazine. Des perles !
Commençons par la rubrique Culture (si, si, vous avez bien lu Culture)

Interview de Prince. Question de Paris-Match qui fait suite à une allusion du chanteur à sa foi :
"La foi est souvent peu compatible avec la musique ?"
Mais elle sort d'où cette question ? Si quelqu'un peut peut m'expliquer pourquoi, il faut me faire signe. Prince, quant à lui a été incapable de relever tant le bonhomme semble avoir (et depuis longtemps) totalement quitté la planète Terre.
Mention spéciale donc à Aurélie Raya (la journaliste) qu'on renverra subito à la messe en Si de Bach ou au Requiem de Verdi, pour vérifier que foi et musique sont "souvent peu compatibles".

Continuons. Avec une interview de Jean-Christophe Grangé, le roi du thriller français.
Question passionante dans une rubrique littéraire :
"Avez-vous pris goût au succès et à l'argent?" .... Là, on touche au but.
Mais la question ne serait rien sans la réponse, au delà de toutes nos espérances :
" (...) Je suis devenu riche. Après, cela a été la traînée de poudre. Avec l'argent, on change d'étage mais on a toujours les mêmes emmerdements ! Contrairement à ce que je m'étais promis, j'ai des besoins plus élevés : ma pression financière ne cesse d'augmenter, et l'angoisse avec."

Je comprends pourquoi ce type est un grand écrivain. C'est bien envoyé comme réponse. Chouchou a l'angoisse de l'argent car, vous comprenez c'est dur d'être riche et d'avoir des envies de super riche. L'angoisse de la page blanche, Jean-Christophe, il ne connait pas. Mais celle du relevé de banque, c'est autrement plus stressant.

Un peu énervé, on zappe très vite les pages cultures restantes pour aller lire l'article phare du numéro : Inès de la Fressange a retrouvé l'amour. Passionant. Ce qui par ailleurs est très surprenant ce n'est pas tant que Paris-Match s'intéresse au sujet. Ce qui est surprenant c'est qu'elle accorde une interview sur le sujet. Ce qui suppose en fait qu'elle imagine que sa vie sentimentale peut être intéressante ou bien avoir quelque valeur exemplaire. ! Heuh ! Bugg ...

Au moins on a droit à un best-off d'enfonçage de portes ouvertes. Mon vieux ça fuzze, c'est à lire :

Question : "Quelle est votre définition de l'élégance ?" (originale comme question)
Réponse : " Elle est le reflet de votre esprit et n'a rien à voir avec le vêtement. Un clochard peut être élégant, mais une femme qui a des pensées vulgaire ne le sera pas." (là, je suis scotché. Dingue. Et une femme qui nous balance des poncifs à l'occasion d'une interview sans intérêt dans un journal de philistin, elle est élégante ?)
Vous en avez deux pages. Je vous les épargne.

Mais le meilleur est à venir.
Nominé pour l'Oscar du Suce-Boule, du champion du monde du cireur de pompe, Eric BEEESSSSSOOOOONNNNN. (Effet d'écrire pour dire en parlant fort, Eric Besson).
Eric Besson :"J'ai été consultant en ressources humaines pendant six ans.Je pense avoir le flair. Jean Sarkozy a un talent que personne n'étouffera." Comme ça, c'est dit.

Mais bon, moi j'aime bien Paris-Match. Malgré tout. Allez comprendre.

dimanche 25 octobre 2009

Des montres mythiques et de ceux qui les portent, la Rolex Submariner

Deuxième volet du rendez-vous dominical du Blog d'Isaac. Cette semaine la Rolex Submariner.

La Submariner est dévoilée en 1953 et présentée au public à la foire de Bâle au printemps 1954. A cette date, peu d’amateurs de montres auraient misé sur la destinée incroyable de la nouvelle ROLEX. Avant tout destinée aux sportifs de l’extrême et aux professionnels des métiers à risques, elle ne correspondait en aucun point aux standards d’élégance de l’époque.


Une légende était née. Le bracelet en acier, la lunette tournante et la loupe pour lire la date dès son introduction. La submariner est progressivement devenue une icône horlogère, puis a dépassé le cercle des amateurs de belles mécaniques pour devenir un objet de mode, que même les femmes ont volé à leur mari.

Pour forger sa légende, on pourra citer les performances techniques, le design novateur, mais il ne faudrait pas oublier Sean Connery qui en fit la montre officielle de l'agent 007 dès le premier opus de la série.

Portée donc par James Bond.

Portée par Steve McQueen.Portée par Isaac.

Portée par Sharon Stone.



Portée par James Cameron.



Portée par Elsa Benitez

samedi 24 octobre 2009

De la FIAC 2009

Il restera deux jours aux lecteurs de ce blog pour profiter de la FIAC. Deux lieux prestigieux.
La cour carrée : on y retrouvera uniquement des galeries présentant de l'art contemporain déjà très établies mais ne jouant pas encore les tous tous premiers rôles. Car les places sont chères pour être admis au Grand Palais. Très chères.
Grand Palais où on retrouvera en plus des créations contemporaines des artistes dits "modernes" : Léger, Fontana, etc.

En résumé. Une cour carrée décevante. Très décevante. C'est un peu un grand bazar. Entre nous, beaucoup de n'importe quoi. Beaucoup.
On retiendra toutefois la galerie Eric Dupond de Paris qui présente une maquette du jeune Clément Bagot, une installation de Pascal Convert et une série magnifique de photographie de Régina Virserius.

Pascal Convert


Et la galerie Sorry we're closed de Bruxelles, qui présente Guillaume Bresson. Isaac a beaucoup aimé. Un Valentin de Boulogne contemporain (Clin d'oeil à A.).

Guillaume Bresson


Et un grand Palais magnifique. Un spectacle de très, très grande qualité. Une première d'abord. Avec la création d'un espace de type muséal où plusieurs très importantes galeries internationales ont collaboré pour créer un lieu unique et magnifique. Picasso, Léger, Calder, Rothko, Bacon. Toutes les pièces sont des chefs d'oeuvres et sont ici à vendre.


Un moment particulier devant la toile de Bacon "Portrait of George Dyer". C'est devant une toile de cette série qu'une émotion si forte avait étreint votre serviteur jusqu'aux larmes lors de l'exposition Bacon montée à Londres l'année dernière. George Dyer, l'ami de Francis Bacon, qui se suicida. A nouveau, me voilà estomaqué par Bacon. Même cause, mêmes effets. Emotion si forte que la rédaction souhaite à chacun. Parenthèse ouverte pour répondre à Pierre Bergé qui considère qu'on ne pleure pas devant l'art. Hérésie. L'art c'est certes cérébral, politique parfois, contestaire, religieux, mais c'est aussi et avant tout l'émotion. Curieux Pierre Bergé, collectionneur et ami des artistes mais qui refuse l'émotion intime. Parenthèse refermée.

Francis Bacon
Les galeries aux stands très réussis ne manquent pas. Une recommandation : Karsten Greve. Tout y est magnifique. Louise Bourgeois, Pierre Soulages, Luise Unger, Jannis Kounellis, et Claire Morgan, jeune artiste irlandaise de 29 ans.


Claire Morgan

De Gérard Garouste, exposition rétrospective à la Villa Medici à Rome, courte note

Le blog d'Isaac a eu le privilège d'être invité au vernissage de "Le Classique et l'Indien", exposition très attendue qui se terminera le 03 janvier 2010.

« Une nuit, je croise un homme sur une route de campagne. Il s'arrête et m'explique que l'humanité se divise en deux catégories d'individus : les Classiques et les Indiens. Ils sont inséparables, marchent toujours par paire. Un Indien ne se déplace jamais sans son Classique, de même que l'intuition ne peut se passer de la raison »
Gérard Garouste

On a pu dire ici tout le bien qu'on pense de la peinture de Gérard Garouste qui compte sans doute parmi les peintres français les plus importants. Ainsi, le blog d'Isaac ne saurait que trop vous recommander cette exposition si vous passez par Rome. L'occasion de voir plus de 70 pièces dans un accrochage dont le curateur est Daniel Templon, l'excellent galeriste parisien de Garouste.
On retrouvera avec gourmandise le velouté du toucher de Gérard Garouste.
Et l'univers du maestro, qui nous plonge dans un maelstrom hérité de ses désordres psychiatriques, des obsessions de son héritage familiale (un père violent et anti-sémite ayant profité de la seconde guerre pour s'enrichir sur le dos des populations déportées et persécutées), de la quête de l'identité et de son immense poésie intérieure, empreinte de spiritualité.

mercredi 21 octobre 2009

De l'agenda culturel à Paris, addendum



En complément, il est impossible de manquer la rétrospective d'un des artistes vivants Français le plus fameux, Pierre Soulages à Beaubourg jusqu'au 8 Mars 2010.


Le blog d'Isaac vous envoie à ce sujet au hors série de la revue "l'objet d'art" consacré à Pierre Soulages.

mardi 20 octobre 2009

De l'agenda culturel à Paris, automne 2009


Cette rentrée est particulièrement riche en évènements culturels. Il est donc bon de faire un rapide point de ceux que la rédaction vous recommande de ne pas manquer :



D'abord, la FIAC ; la foire d'art contemporain de Paris, qui, pour la quatrième année maintenant, se déroule au Grand Palais et dans la cour carrée du Louvre.

Du 22 au 26 Octobre pour le grand public.

En marge de la FIAC, il peut être intéressant de visiter les foires off qui s'organisent à cette occasion. A commencer par SLICK au 104. Mais aussi Show Off sous le pont Alexandre III, Art Elysées dans les jardins des Champs-Elysées avec ses galeries moins "tendances" mais présentant des oeuvres souvent très intéressantes d'artistes des années 50 et 60.

Ensuite, l'exposition "Titien, Tintoret, Véronèse, rivalités à Venise" au Louvre jusqu'au 4 janvier 2010 est immanquable.

Et ce n'est pas fini, on ira aussi à la Pinacothèque de Paris pour l'exposition "L'age d'or hollandais, de Rembrandt à Vermeer" jusqu'au 7 Février.

Et ça continue avec l'exposition Bruegel Memling Van Eyck au musée Jacquemart-André jusq'au 11 janvier.

On finira cette sélection par l'exposition des galeries nationales du Grand Palais "De Byzance à Istanbul" qui se terminera le 25 janvier. Une manifestation qui accompagne l'année de la Turquie en France dont on parle trop peu. Ce qui nous permet ici (mais on y reviendra plus longuement) de rappeler que la Turquie, n'en déplaise à certains, c'est historiquement l'Europe, et c'est historiquement l'un des berceaux de la chrétienté. A bon entendeur ... Nous sommes ici très favorables à l'adhésion de la Turquie à l'union européenne.


dimanche 18 octobre 2009

Des montres mythiques et de ceux qui les portent

Une nouvelle rubrique dans le blog d'Isaac. On commencera ici par l'Omega Speedmaster.

Modèle le plus fameux de la manufacture suisse, il a été lancé en 1957 et fut le seul garde-temps porté sur la Lune. Cette montre fut sélectionnée par la NASA en 1965.


On retiendra deux missions essentielles : Apollo 11 bien entendu, et le 21 juillet 1969, date à laquelle l'homme pour la première fois posa le pied sur la Lune. Avec une speedmaster au poignée.

La Speedmaster s’est également brillamment illustrée en 1970 lors de la mission Apollo 13 : une explosion du réservoir d’oxygène avait endommagé les circuits électroniques et mis fin au fonctionnement des montres de bord. Le commandant James Lovell chronométra donc à la fraction de seconde sur son OMEGA Speedmaster le moment crucial de la mise à feu des fusées, permettant le retour sur Terre de l’équipage. Le rôle essentiel joué par la Speedmaster dans le sauvetage de l’équipage d’Apollo 13 valut à OMEGA d’être récompensée en octobre 1970 du "Snoopy Award", la plus haute distinction attribuée par les astronautes de la NASA.


Qui la porte ?

Buzz Aldrin !



Tom Hanks dans la film Apollo 13 (!)

Michael Schumacher

Jean Dujardin (ici dans 99F) :


A suivre.

vendredi 16 octobre 2009

De la revue de presse du 16/10/2009, Nicolas Sarkozy interviewé par Le Figaro


A lire aujourd'hui l'interview donnée par Nicolas Sarkozy au Figaro. Pressé par les différents fronts qui occupent aujourd'hui l'actualité et notamment mis en défaut par sa propre majorité, il faut croire que le chef de l'état a jugé opportun de reprendre la main.

A la lecture de l'article, et au vu du choix du Figaro de titrer sur "Je n'augmenterai pas les impôts", Sarkozy semble fatigué. Car le procédé est tout de même un peu gros. Faire les gros titres sur les impôts pour se repositionner au centre d'un discours classiquement audible et attendu de la part de l'électorat et de la majorité UMP.

Sur Frédéric Mitterrand, je le trouve bon. A la fois juste dans ses propos et solidaire. Quant au prince Jean, et bien si "La princesse de Clèves" ne trouvait pas grâce aux yeux du président, il faut croire que Corneille l'inspire davantage. Le Cid comme seul argument face à la polémique déclenchée par la future accession de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD.

"Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées
La valeur n'attend point le nombre des années."
C'est vrai que c'est beau ...
Mais comme dirait Dumas, c'est un peu court jeune homme ! Le fils Sarkozy nous dit que quoi qu'il fasse il sera sous le feu des critiques : faux. S'il poursuit son cursus de droit avec succès et qu'il devient avocat, personne n'aura rien à redire. Et s'il bénéficie de l'entregent de son père pour constituer sa clientèle, on n'y trouvera rien non plus à redire. C'est la loi du genre. Le père boulanger confie son échoppe à son fils boulanger, etc...

Le problème posé est ici bien différent.

Il pose une double question :

1. A Sarkozy père, mais ça, c'est son affaire : en commettant cette maladresse, il se retrouve sous un feu de critiques nourries, venant de la gauche, de la droite et du centre. Et, il faut bien reconnaitre que cela risque de lui coller à la peau.

2. Les limites de la démocratie : on nous dit aussi. Jean Sarkozy est élu. Oui, mais pourquoi ? Il a obtenu l'investiture à 21 ans, pour les élections au Conseil général, uniquement sur sa naissance.
Il n'est en mesure de se présenter et de gagner la présidence de l'EPAD qu'en l'absence de concurrence et à la faveur de la miraculeuse démission de son siège d'administrateur d'Hervé Marseille. Bref. Inutile de poursuivre le raisonnement, il est très clair.

jeudi 15 octobre 2009

De la revue de presse du 15/10/2009, courte note

Une brêve note pour vous recommander la lecture de l'excellente tribune d'Alain Duhamel publiée aujourd'hui dans les pages rebonds de Libération :" Marine Le Pen ou le ministère de la haine". Sur Marine Le Pen bien entendu, mais aussi Frédéric Mitterrand, Benoît Hamon, ou le "procureur" Arnaud Montebourg.
A ne pas manquer non plus le désopilant dessin de Willem (même page), toujours dans Libé : Copé, Devedjian et Balkany en arrière plan, avec des fleurs, déclarent à l'unisson à un Jean Sarkozy au premier plan qui semble bien embêté : "On te soutient à mort Jean !"
Bien vu.

vendredi 9 octobre 2009

De Frédéric Mitterrand, courte note (elliptique)

Nous apportons ici tout notre soutien à Frédéric Mitterrand Ainsi, les choses sont claires.
Et cette affaire apporte un coup de projecteur incroyablement puissant à la difficulté de l'appréhension de la "culture" et de l'art.
L'art n'est pas, comme l'a très justement rappelé le ministre de la culture, fait de bons sentiments.
Pour résumer les sentiments de la rédaction, sachez qu'en d'autres temps, nous aurions apporté tout notre support au Caravage lorsqu'il était attaqué pour des oeuvres comme celle qui suit, où la Vierge Marie, sur son lit de mort, y est représentée si humaine. Si loin d'être divine. Scandale.


à voir au Louvre, grande galerie.

lundi 5 octobre 2009

De Roman Polanski


En pleine tempête médiatique, il est bon de rappeler qui est Roman Polanski.

Un réalisateur très marquant à l'histoire personnelle qui brille comme un miroir du XXe siècle. Juif Polonais, il échappe par miracle aux camps d'extermination alors que sa mère trouve la mort à Auschwitz et que son père est interné à Mathausen.

Il émigre aux US, et devient un réalisateur qui signera des films dont certains sont entrés au panthéon du 7eme art : Le Bal des Vampires, Rosemary’s baby, Chinatown, The Tenant, Le pianiste.

D'autres rencontreront une grand succès commercial et critique, comme Frantic ou Pirates.

Polanski a également été metteur en scène d'opéra, comme ce fut le cas pour Rigoletto ou Les Contes d'Hoffmann

Polanski traverse dans a vie personnelle une succession d'épisodes extrèmement fort. Outre le traumatisme de la Shoah, il doit traverser le meurtre de sa femme, Sharon Tate, alors enceinte, en 1968. Meurtre incroyablement violent, on parle de boucherie, perpétré par des adeptes du gourou Charles Manson, qui croupit aujourd'hui encore encore dans une prison US.

Et bien entendu l'épisode du détournement de mineur (la justice US n'ayant pas retenu le qualificatif de viol) que Polanski paie aujourd'hui cash.

Un rtiste important, et un homme plein. Plein de traumatisme, de créativité, de violence (ses films parfois sont les vecteurs de ses fantasmes, le satanisme, la violence, la noirceur, ùmais aussi l'humour noir ..)

Son arrestation finalement n'enlève rien à ce qu'il est. Un chapitre final magnifique peut-être au film de sa vie. Tragique et un peu comique à la fois quand on pense au plus de 30 années qu'il a passé à courir le monde et à créer sans être inquiété ou presque. Rock'n roll Roman.

dimanche 4 octobre 2009

De Jamal Dati, courte note


Que de bruit pour rien. On glose sur les pressions faites à Jamal Dati pour qu'il renonce à écrire puis finalement publier son livre "A l'ombre de Rachida".

Sur Canal +, son avocat explique que jamais ces pressions n'ont été exprimées par sa soeur Rachida qui n'entretient plus de rapport avec lui, mais par d'autres membres de la famille. Sous entendu, Rachida est à la manoeuvre.

Mais j'espère bien ! Et le reste de la famille aussi, et j'espère bien. Rien de plus logique non ? Imaginez qu'un membre de votre famille s'apprête à publier un pamphlet agressif contre un autre autre membre de votre famille. Je suis prêt à parier que tout le monde tenterait de l'en dissuader. Punto basta.

samedi 3 octobre 2009

De Art Forum Berlin

Art Forum est la foire d'art contemporain de Berlin. Une capitale dont le dynamisme dans le milieu de la création contemporaine est croissant, à l'image de cette ville qui renait et se transforme depuis 20 ans.

Une capitale où la peinture a une place plus importante qu'à Paris ou Londres par exemple. L'attente était forte. Peut-être un peu trop. Pas de grand choc visuel mais tout de même de belles pièces. Et des galeries qu'on n'a pas l'habitude de voir sous nos lattitudes !

Un photographe, Marko Vuokola, présenté par une galerie de Helsinky, Anhava :

Comme dans toutes les grandes foires, les photographes tiennent une place importante. Peut-être parce qu'au contraire de la peinture on y trouve moins le phénomène de "croute". Plus vendeur. Mais le revers de la médaille, c'est que pour le collectionneur il est plus diffile en photo de démêler le bon du facile.


Un peintre, Allemand, Jorg Lozek, ambiance Ecole de Leipzig. Pas de découverte néamoins pour nous autres français puisqu'il est représenté par une importante galerie parisienne, Daniel Templon. Mais revoir une de ses toiles confirme tout le bien que nous avions pu penser lors de son exposition de l'année dernière :




Toujours de l'Ecole de Leipzig, deux figures importantes : Tim Eitel et Matthias Weisher. Présentés par la galerie Eigen & Art qui représente également la superstar Neo Rauch. Mais que les toiles étaient petites. Quant à Neo Rauch, nous n'avons pu voir qu'une minuscule esquisse.



Tim Eitel

Nous avons beaucoup aimé les dessins de Bjarne Melgaard, de chez Krinzinger à Vienne. Un "Freak Show" qui évoque le Barnum des années 30 :


Exposée par la galerie berlinoise Alexander Ochs, une peintre, Miriam Vlaming :


Un très beau Philip Pearlstein, artiste de 85 Ans, représenté entre autre par Templon

Anton Kannemeyer. Outre le fond de son travail, (passionant, drôle et énergique) la forme choisie posera la question des frontières de l'art contemporain : BD ? Caricature ? Il est représenté par la galerie Michael Stevenson, de Cape Town ! (PS : pensez à aller voir Disctrict 9 toujours en salle pour profiter de la création sud-africaine)

Nous avons beaucoup aimé les dessins de Chloé Piene de la galerie Barbara Thumm :


Un peintre, assez remarquable, Armin Boehm, galerie Mayer Rieger à Karlsruhe.








C'est avec plaisir qu'on a pu voir un buste de la céramiste Klara Kristalova. C'est avec moins de plaisir qu'on a été déçu par Thomas Lerooy de la galerie Belge Janssenn, dont on a pu sentir que si le coup de crayon est toujours là, et bien le moins que l'on puisse dire c'est que l'inspiration est aux abonnés absent. Le garçon produit néanmoins, sans doute sous la pression de collectionneurs sur liste d'attente prêt à acheter un dessin dont on ne s'est pas très bien s'il s'agit de la dernière campagne anti tabac ...


Et pour conclure, pas de peinture, ni de dessin, mais une installation. Zilvinas Kempinas, qui sculpte sans trucage et met en lévitation une frêle bande magnétique (galerie Brownstone à NYC) :


En conclusion, une très belle foire. Riche. Foisonnante. Peut-être pas à l'avant garde comme Frieze peut l'être. Mais agréable. Indéniablement.

jeudi 1 octobre 2009

De Docks

Docks est la foire d'art contemporain de Lyon, qui se tient durant la semaine du vernissage de la biennale tous les deux. Elle a lieu tout à coté du site de la sucrière, sur les quais (Docks !), site important de la biennale.

Une foire très agréable, de dimension humaine, et qui impose aux exposants de consarer au moins 70% de l'espace des stands à un seul artiste. Ce qui est, je trouve, très intéressant.

A la rédaction, nous avons particulièrement apprécié les remarquables oeuvres de Chiharu Shiota, japonaise présentée par la galerie Christophe Gaillard, et qui été récompensé du prix Montblanc 2009.

Nous souhaitons également mettre en lumière les oeuvres de Harding Meyer de la galerie Voss :


On citera ici Julien Beneyton, de la galerie Olivier Robert, dont on a déjà dit ici le plus grand bien. Vraiment exceptionnel, le Van Eyck du quotidien pour reprendre une comparaison déjà faite par d'autres :


Et le photographe Laurent Pernot , présenté par la galeir Odile Ouizeman, dont le travail multi support (entre la video, la photo et l'installation) est poétique et intriguant :



Moralité, rendez-vous dans deux ans à Lyon !