jeudi 24 septembre 2009

De la stratégie de Nicolas Sarkozy envers DSK


Fraichement élu à la présidence de la république, Nicolas Sarkozy avait activement soutenu la candidaure de DSK à la présidence du FMI. Ce soutien n'a sans doute pas été étranger à son accession à la tête de l'institution.

En faisant cela, Nicolas Sarkozy devait certainement poursuivre plusieurs objectifs.

1. En positionnant DSK, c'est la France dont il souhaitait amplifier la voix et c'est la France à travers un de ses représentants qu'il positionnant sur l'échiquier des grandes institutions internationales.

2. En soutenant DSK, Nicolas Sarkozy le pragmatique faisait le choix de la compétence. Et montrait à nouveau son état d'esprit d'ouverture et de rassemblement, ce qui était alors pour lui un enjeu fort au lendemain de son élection.

3. DSK à la tête du FMI, c'est bien entendu un adversaire politique qu'on éloigne du territoire français, en ainsi, Sarkozy a du se dire qu'il s'achetait un peu de répis.


Mais de toute évidence, Nicolas Sarkozy a également pris un risque énorme en cas de candidature à une ré-élection en 2012. En effet, DSK devient jour après jour la personnalité qui à gauche et même au delà se trouve être la préféré d'une majorité de citoyen. Son statut à la tête du FMI lui assure une aura de crédibilité internationale et lui donne un poids très important en cas de combat présidentiel.

A l'inverse, certains observateurs sont réservé par cette position de DSK. Avec raison, ils observent que la ligne DSK est très proche de la ligne Sarkozy sur le plan économique dans ces temps troublé. Comment se démarquer ?

Les proches de DSK ont une réponse : "Sarkozy parle, tandis que DSK, lui agit et le prouve à la tête du FMI".

De toute évidence, la future confrontation s'annonce passionnante.

mardi 22 septembre 2009

Du nouveau roman de Franz-Olivier Giesbert, Le Lessiveur, courte note


Allez, une fois n'est pas coutume, on est déçu par FOG. Vous pouvez (devez) faire l'impasse sur ce roman qui se veut une suite de l'Immortel, son précédent polar.
Autant, nous avions ici même recommandé la lecture de celui-ci, autant celui-là semble bâclé.
On oublie. Dommage.
A ne lire qu'éventuellement pour la description du patron de la PJ marseillaise, assez tyrannique, mais sympathique, très soumis à des mouvements d'épaules incontrolables, très directif avec ses subalternes, ami des puissants. Un homme qu'on dit cocainomane mais qui s'avère en fait accroc au ... chocolat. Toute ressemblance, blabla ;)

lundi 21 septembre 2009

De la nouvelle version du Figaro, courte note


Comme l'a fait Libération il y a quelques semaines, c'est au tour du Figaro de proposer une nouvelle version du quotidien à ses lecteurs.
Avec plus de couleurs, une volonté d'expliquer l'information plutôt que d'en faire une liste exhaustive (c'est davantage le rôle aujourd'hui des gratuits, de la radio ou desz chaines d'infos en continue), cette nouvelle version disponible dès aujourd'hui est une réussite.

A la rédaction du blog d'Isaac, nous vous recommandons à cette occasion l'article d'Alastair Campbell, dans les pages débats. L'ancien conseiller de Tony Blair réfléchis à la valeur Authenticité dans le cadre de la communication politique. Brillant.
Avec cette citation assez géniale, de Mario Cuomo, ancien gouverneur de New York : "Nous faisons campagne en vers, mais nous gouvernons en prose".

mardi 8 septembre 2009

De la rentrée des galeries parisiennes

La rentrée de l'ensemble des galeries parisiennes qui vernissent toutes leurs premières expositions de la saison a eu lieu au cours des 10 derniers jours.

Petites recommandations, très personnelles, sur celles que j'ai pu visiter le we dernier.

D'abord, celles qu'il faut impérativement voir.

Daniel Templon. Un artiste chilien : Ivan Navarro. Il présente une exposition de sculptures murales composées de néons. D'ordinaire, j'ai pour habitude de fuir toutes les expos d'art contemporain avec des néons ! Lourd héritage de Dan Flavin. Trop lourd. Bref, on fera une exception ici. C'est excellent. Esthétique, plein de sens, référencé (à l'histoire des jeux olympiques, à Dan Flavin mais aussi à l'art constructiviste), et imparfait (deux sculptures sont, je crois râtées) : donc, il en encore sous la pédale le Navarro, et c'est agréable de se dire ça.



Karsten Greve. Luise Unger.
Une très belle exposition, avec des pièces très surprenantes, suspendues dans les airs, des femmes, des fantomes,. Magnifique et très impressionnant. Vraiment, il faut y aller. Et acheter, pour ceux qui voudraient investir un dizaine de milliers d'Euros.

Galerie Metropolis. Une exposition collective très réussie. Une belle sélection des artistes de cette petite mais très dynamique galerie.

Celles qu'on pourra éviter.

Une exposition collective chez Claudine Papillon. Un peu sans queue ni tête.

La galerie Anne de Villepoix. Je trouve que cette exposition de photos et de video de Sam SAMORE est ennuyeuse. Déjà vue. Faite pour être vue, ou plutot remarquée. Faite pour faire "Ambiance Art Contemporain" pour neo collectionneur frimeur, trader ou cadre sup buveur de nespresso qui veut se la raconter.
En résumé, c'est clinquant, c'est prétentieux, et je trouve tout cela dénué de sens.

Eric Dupont. Même si le sympathique galeriste amateur d'IWC a le mérite de défendre avec enthousiasme Marine Joatton puisqu'il s'agit de le deuxième exposition personnelle qu'il lui consacre. Cette jeune artiste semble encore sous influance forte de ses ainés, Gérard Garouste et Damien Cabanes. On suivra néanmoins ses prochaines créations, car il se peut qu'elle soit très prometteuse.


A suivre, avec Yvon Lambert, Murakami chez Perrotin et les galeries de la rue St Claude dont les vernissages ont eu lieu ce week end.

mercredi 2 septembre 2009

De bruncher bio à Paris, l'Hotel de Sers



La rentrée s'annonce riche de sujets lourds et polémiques. Au sein de la rédaction du Blog d'Isaac, nous sommes convenus de redémarrer par un article plus souriant en vous faisant part d'une récente découverte de lieu pour bruncher.


L'hotel de Sers est à l'angle de l'Avenie Pierre 1er de Serbie et de l'avenue George V (tout près de l'hotel George V).


Tous les dimanches un brunch bio est proposé sous forme de buffet de 11h00 à 16h00. Une super adresse à tous points de vue.

Cadre vraiment réussi : intégration réussie d'éléments "branchés" dans un belle architecture. Ce n'est pas de mauvait gout, ni tapageur, ni pseudo branchouille.

Personnel sympathique. Efficacité peut-être à améliorer mais là, on pinaille ...


Et Buffet vraiment très appétissant : Thon, crevettes, veau, oeufs bénédictes, huitres, viennoiseries, fromages, charcuterie, fruits, gateaux ... le tout garanti 100% bio et à volonté pour les gourmands. A noter égaleemnt, que les cafés et jus d'orange sont aussi servis à discrétion.


Le budget est de40 € et franchement pour ce prix, allez-y les yeux fermés !

mardi 18 août 2009

De l'industrie de la musique


Depuis plusieurs année, les artistes et leurs maisons de disques nous jouent un requiem pour le moins désagréable. Un concert de pleureuses incessant. Se plaignant des vilains pirates qui les empêchent de gagner leur vie.

Petit rappel : si ces pirates s'en donnent à coeur joie, c'est que la technologie leur permet de le faire : les accès haut débit permettent de télécharger très vite et à peu près tout ce qui traine sur la toile. Or, qui fournit ces accès ? Les opérateurs telecom.
Et qu'ont fait les opérateurs ces dernières années ? Ils ont racheté des sociétés comme Time Warner ou Universal. C'est à dire ceux là-même qui se plaignent des pirates ... Paradoxal ? Sans aucun doute. Les mecs, on arrête de se plaindre et on va voir les collègues qui sont deux étages au dessus pour leur demander de vous reverser une quote part des bénéfices des ventes de forfait internet qui marchent si bien parce qu'ils permettent de ... télécharger à l'oeil !

On vient de régler Hadopi cher lecteur : d'aucun diront que la situation est plus complexe. Pas si sur.

Deuxième point. Au cours de ces 8 dernières semaines, un artiste a vendu plus de 16 millions d'albums. Certes, l'effet nostalgique joue à fond. Mais cela prouve au moins deux choses.

Un : le consommateur est prêt à payer pour avoir un album.

Deux : le consommateur n'est peut-être prêt à payer que si les albums sont vraiment bons.

Moralité, les mecs, on se remonte les manches, et on sort de bons albums. On arrête de pleurer.

mercredi 12 août 2009

Du burkini, courte note


Petite définition, le burkini est au maillot de bain pour femmes ce que le niqab est à la garde robe urbaine de celles-ci.

Et dernièrement, le responsable de la piscine municipale d'Emerainville a interdit l'accès à Carole, une jeune musulmane française, qui se présentait avec cette étrange tenue de bain. Elle a donc décidé d'en appeler au MRAP, SOS Racisme et de porter l'affaire en justice, criant au racisme et à la discrimination.

Ici même, nous soutenions la liberté de porter le niqab ou la burka.

Mais en l'occurence, ma petite cocotte (Carole), tu vas un peu loin, ne crois-tu pas ? Isaac se voit lui aussi interdit de piscine lorsqu'il veut mettre son caleçon de bain. La règle n'est pas politique, ou raciste. Il s'agirait d'hygiène. Donc , si ça ne te convient pas, tu fais comme lui (je déteste les petits slips de bain, ha pudeur ...) et tu ne vas plus à la piscine.

lundi 10 août 2009

De la (re)découverte de la grande galerie du Louvre, Part 2

Reprenons.

Et toujours sur votre droite,
Fra Bartolomeo, qui tout comme Fra Angelico, se trouvait être à la fois frère à San Marco et peintre. Voilà une toile, dont petit à petit, j'apprends à découvrir les beautés cachées. Un mariage de St Catherine de Sienne. Observez notamment la surprenante accolade entre les deux frêres, La blancheur troublante de St Catherine, et la figure statutaire du personnage de droite.


Puis de part et d'autres,

Raphaël. Ce n'est pas le propos de cette note que de signaler les oeuvres immanquables. Néanmoins, allez, pour le plaisir, trois oeuvres du maître.

La Sainte Famille. Une de mes préférées. Pour l'harmonie, la composition. La figure de Joseph dont les traits semblent très légèrement floutés, St Elisabeth caravagesque, les drapés de la vierge et le marbre au sol.

Et deux portraits. Simples ? Pas simples, non. Justes.





Revenons sur les oeuvres moins visibles.

A droite,

Le Corrège. Il y a du Titien dsans cette toile, et si on m'avait dit que Courbet l'avait signée, je me serais laissé convaincre sans le moindre doute.

Venus et l'amour découverts par un satyre.



Toujours sur la droite,

Le Parmesan.Un autoportrait et un mariage de Ste Catherine.






Puis, revenant à gauche.

Ah ... Pontormo, Bronzino et Rosso. On est presque à Florence. Assez parlé :

Pontormo, donc. Vierge à l'enfant avec St Anne et quatre Saints. Maniera ? Si ! Bellissima !!



Bronzino. Peintre que je trouve de plus passionnant. Génial portraiste. Ce jeune homme a un air prétentieux non ? Un peu sur de lui, de sa caste ? C'est Bronzino !


Et cette vierge ... si séduisante. Bronzino (je laisse ici une ouverture à des commentaires sur la restauration assez particulière de cette toile)



Et Rosso. Le roux Florentin. Incroyable peintre qui pousse son art aux limites de la caricature, du réalisme, du cubisme ou le truffe de références au cabaret allemand de l'entre deux guerres (si si ...)


BONUS :

Le Caravage au Louvre. Parce que j'ai là aussi le sentiment que tant de visiteurs passent devant La mort de la Vierge sans y prêter la moindre attention.


Le Pérugin et Mantegna. Tandis que vous revenez sur vos pas, en face des Leonard, Minerve chassant les vices du jardin de la vertu et Le combat de l'amour et de la chasteté.

Mantegna

Vous noterez le paysage très douanier Rousseau de Pérugin et les visages cachés dans les nuages de Mantegna.

Pérugin

jeudi 6 août 2009

De la (re)découverte de la grande galerie du Louvre Part 1

Pour compléter un article sur la redécouverte d'oeuvres françaises méconnues, je vous propose de nous intéresser à la grande galerie, au salon carré (consacré aux primitifs italiens) ainsi qu'aux salles Duchâtel,Percier et Fontaine. On reviendra à l'occasion d'un autre article sur la salle des états.


Je vous propose de nous attarder sur des oeuvres qui pourraient échapper à une visite rapide, dictée par la course aux chefs d'oeuvres médiatiques. Laissons donc de coté les Leonard de Vinci.

Salle Percier. Ami lecteur, pas de chef d'oeuvre oublié ou à redécouvrir. Il est en effet difficile de manquer les fresques de Boticelli. Néanmoins, je vous recommande de prendre le temps de la contemplation, et de ne pas vous laisser entrainer par le flot des touristes qui courrent en direction du Graal : la Joconde et les noces de Cana.


Salle Fontaine. Faire un stop impératif pour admirer le calvaire de Fra Angelico, fresque qui ornait autrefois une paroi du réfectoire du couvent San Domenico de Fiesole, à proximité immédiate de Florence, et dont Fra Angelico fut longtemps l'un des frères, puis le prieur à partir de 1450. Fra Angelico est sous doute l'un de mes peintres favoris et je vous incite très vivement à prendre tout le temps nécessaire pour pénétrer l'émotion de la vierge et la douceur du christ en croix.





Salon Carré. Difficile de passer à coté du Cimabue et du couronnement de la Vierge de Fra Angelico. Néanmoins, là-encore, je ne peux que recommander la contemplation chez Fra Angelico des couleurs, de la douceur des visages, de l'incroyable rendu du marbre (dont on a pu pu dire qu'il était un prémice de l'abstraction).



Difficile aussi de manquer les Giotto. Donc j'insisterai sur l'annonciation de Bernardo Daddi qui est une petite merveille :





A regarder les visiteurs de cette salle, je remarque régulièrement que ceux-ci s'arrêtent sur les Botticelli, un peu moinssur les Lippi, mais qu'ils manquent la bataille de San Romano du florentin Uccello. Or cette oeuvre, dont il existe deux autres panneaux assez semblables aux Offices et à la National Gallery est un chef d'oeuvre très important de l'histoire de l'art. Ami lecteur, arrête toi et observe l'étrange mise en scène, les couleurs surprenantes des chevaux, des soldats.



Et pour finir, dans ce salon carré, allez re-découvrir que le Louvre possède un Benozzo Gozzoli :



Grande Galerie. On entre ici dans l'un des lieux les plus fréquentés (et de ceux dont le vacarme est le plus insupportable) du musée. Humblement, je vous propose sans plus de discours la sélection suivante. (dans le sens de la visite)

Sur votre droite,

Ghirlandaio : avec ce très touchant portrait d'un vieil homme avec un enfant.

Puis sur votre gauche,

Bellini : avec un calvaire et une vierge à l'enfant entourés de Saints (mention spéciale à ce dernier tableau pour sa composition "bellinienne" que j'aime énormément) :



Puis sur votre droite,

Piero di Cosimo : avec cette magnifique Vierge à l'enfant avec une Colombe, empreinte de mélancolie (?), ce qui est assez mystérieux, et porteuse du miracle de l'incarnation. Vous noterez par ailleurs que Picasso dans sa période bleue semble marcher dans les pas de cette peinture : un oubli de l'exposition Picasso et les maitres !



Toujours sur votre droite,

Le Pérugin, qui a tant inspiré Raphael. "La Vierge et l'Enfant entre saint Jean-Baptiste et sainte Catherine d'Alexandrie"



Puis, sur votre gauche cette fois-ci,

Lorenzo Lotto. Cherchez bien cette toile qui est sans doute l'une des plus petites de la grande galerie par ses dimensions. Un St Jérome perdu (ou qui se retrouve ?) au milieu d'un paysage tortueux. Un St Jérome à la pose d'ailleurs tortueuse.



Et à nouveau à droite,

Andrea Del Sarto, l'un de mes peintres favoris. Qui nous confirme que le maniérisme florentin dont il est l'un des grands représentants n'est en rien moins intéressant que la brêve renaissance "Classique" qui le précède. Vous retrouverez deux superbes toiles. Une allégorie de la charité et une une vierge à l'enfant avec St Elisabeth et St Jean le baptiste.





A suivre ...

mercredi 5 août 2009

De l'exposition Martin Parr, "Planète Parr", au Jeu de Paume

Le jeu de paume présente une exposition autour de Martin Parr, "Planète Parr" jusqu'au 27 septembre 2009.
Je ne vous cache pas que c'était avec curiosité et appréhension que je m'y suis rendu. En effet, vu de loin par le philistin que je suis, je pouvais craindre de classer Martin Parr dans la même catégorie de photographe que David Lachapelle.
En effet, tous deux jouissent d'une renommée ayant dépassée les frontières des happy few de l'art contemporain ou de la photographie. Tous deux jouent beaucoup sur les forts contrastes des couleurs et sur des mises en situation (ou mise en scène coté Lapchapelle) qui de loin peuvent sembler très appuyées. Bref, on peut imaginer avoir des cousins.
Or, j'avais ici-même eu l'occasion de dire combien l'exposition Lachapelle qui avait été donnée à la monnaie de Paris montrait les limites du photographe. Voire la nullité de son travail (nous sommes entre nous).
Fin du suspens, "Planète Parr" est une superbe exposition et Martin Parr n'a rien d'un David Lachapelle. L'une des originalités de l'exposition est qu'elle montre à voir sur tout le rez de chaussée des photographies et objets de la collection de Martin Parr.

C'est intéressant à plusieurs titres.
D'abord parce que les oeuvres exposées sont pour la plupart excellentes. Qu'il s'agisse de l'esthétique, mais surtout du propos.
Plusieurs sections sont proposées. Une, consacrée à des photographes anglais, une autre à des photographes d'autres pays : Japonais, Américains, Allemands.

La section anglaise est passionnante. On plonge ici dans une véritable étude sociologique des classes populaires de l'Angleterre des années 50, 60, 70 et 80. Et j'ai trouvé que ces photos rassemblées sont une grande déclaration d'amour sous forme de poème visuel à cette angleterre ouvrière et modeste des films de Ken Loach.

Les autres sections montrent subtilement des différences de préoccupation et de choix de sujets traités par les phototgraphes. Une sensualité bizarre pour les japonais, un optimisme plus marqué pour les américains, une industrialisation post traumatisme de la seconde guerre mondiale pour les allemands. Bien entendu, ces subtiles différences viennent tout autant des artistes que du choix fait par Martin Parr pour monter sa collection.


Bernd et Hilla Becher


A ce stade de l'exposition, on comprend déjà que Martin Parr ne doit surtout pas être résumé à ce cabinet de curiosité qui présente des montres Saddam Hussein ou du PQ Ben Laden dont la plupart des communiqués de presse nous rabattent les oreilles. On comprend en fait toute l'intelligence, la sensibilité et le grande culture de l'homme.

Autre motif d'intérêt de cette démarche d'une exposition présentant une partie de la collection de l'artiste : son humilité est ici dévoilée. En effet, c'est sans problème que Martin Parr montre dans sa collection de très grands photographes, ses ainées, dont il a pu s'insipirer. Il ne s'en cache pas. Et je trouve cette démarche signe de son amour pour la photographie, de son respect pour l'histoire de la discipline. Une histoire dans laquelle il s'inscrit pleinement dans la continuité.

Je passe ici rapidement sur la collection d'objet pour passer aux photographies de Parr des séries "Luxury", "Small World" et "The Guardian Cities Project" qui sont au premier étage.

Tout y est ou presque. La forme, le fond, et un accrochage magnifique. Avec un discours peut-être assez simple mais subtilement amené : nous sommes tous égaux. En mirroir des classes les plus modestes présentées dans la section anglaise du rez de chaussée, les photographies de Parr renvoie les mêmes attitudes, les mêmes poses, parfois la même fragilité, et toujours la même humanité, avec un soupçon de gentille cruauté tout de même à l'endroit de certaines de ses "victimes".

Martin Parr

dimanche 26 juillet 2009

De la baisse de la TVA dans la restauration


Fallait-il baisser la TVA dans la restauration ?

Cette idée avait été lancée par le président Chirac sous forme de promesse lors de sa campagne présidentielle 2002. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, il n'avait pas tenu parole (qui aime bien châtie bien)

Et encore plus incroyable, c'est son successeur qui tient cette promesse pour un montant de 2,5 milliards ...
Première interrogation : Sarkozy est-il devenu fou en faisant de la politique à l'envers ? Tenir les promesses des autres .... Très curieux. Sans doute cela démontre-t-il surtout la puissance et la constance du lobby des restaurateurs.

Ceci étant dit, est-ce une bonne idée ?
Des promesses ont été faites pour revaloriser les salaires de certains employés du secteur et pour que l'addition soit allégée. Est-ce utile ? Est-ce juste ? A-t-on des moyens de contrôle ?
Pour le contrôle, cela semble assez difficile.
Pour la justice, difficile à dire. Si des salaires, traditionnellement bas, sont revalorisés, pourquoi pas. Quant à la justice liée à la baisse de l'addition : circulez, y'a rien à voir. Hors sujet.
Pour l'utilité de la mesure, le problème est sans doute plus complexe. On pourrait estimer que cette mesure serait utile si elle permet de créer de la richesse.
Si les 2,5 milliards partent en épargne dans la poche des consommateurs + des patrons + des employés : c'est manqué !
Si en revanche, les restaurants deviennet beaucoup plus attractifs, ils auront davantage de clients satisfaits qui consommeront tant qu'il faudra recruter de nouveaux employés = création de richesse = équation gagnante
(je simplifie énormément)

J'ai du mal à croire que ce cercle hyper vertueux nous permettent de recouvrer les 2,5 milliards qui auraient pu permettre à notre président de tenir des promesses que lui avait faites.
Je cite "Je veux si je suis élu président de la république plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir d'ici 2 ans".



PS : moralité, le président Chirac a eu raison de ne pas tenir parole ;)

vendredi 24 juillet 2009

De Carlos Ghosn et des stratégies "achat" en temps de crise

Le patron de Renault-Nissan donnait une interview il y a quelques jours au Figaro. Il se voulait rassurant quant à la situation de Renault mais en revanche était très inquiet quant à la solidité de ses soutraitants et fournisseurs. Carlos Ghosn indiquait notemment lors de cette interview que les services achats de Renault passait plus de 35% de leur temps à traiter des situations d'urgence de fournisseurs.

...

...

On marche tout simplement sur la tête ami lecteur. En effet, ce bon Carlos semble être tellement désolé pour ses fournisseurs. Et il leur envoie ses acheteurs pour essayer de régler leurs problèmes. C'est envoyer un pyromane pour éteindre l'incendie qu'il a lui-même allumé. Ghosn récolte les fruits d'une politique d'achats hyper courtermiste dont l'unique but était de réduire au plus vite les budgets au risque de fragiliser durablement les fournisseurs : Bingo !
Et de devoir aujourd'hui recoller les morceaux ...

lundi 20 juillet 2009

De la galerie Ropac

Il reste 5 jours pour profiter de la dernière exposition de la saison à la galerie Ropac, rue Debeylleme à Paris.

Et elle vaut le coup. Pour Gilbert et George qui investissent l'espace du rez de chaussée avec une étude et des variations sur l'Union Jack. On retrouve ici le meilleur, selon moi, de Gilbert et George. Couleur, Répétition de motifs, Humour. Entre Pop et Punk.


Gilbert & George

Et surtout pour les deux videos de Harun Farocki dont on avait dit le plus grand bien ici même lors de l'exposition du Jeu de paume qui présentait son travail en mirroir de celui de Rodney Graham.

Harun Farocki mêle ici habilement une réflexion sur l'image et sur le mouvement dans la ville avec en fond d'habiles clins d'oeil à ses revendications sociales. Il faut absolument consacrer une bonne demi-heure à ces vidéos. Je considère vraiement qu'Harun Farocki est l'un des artistes les plus intéressants que j'ai découvert ces derniers mois. Artiste au sens le pus large du terme, pennseur, intellectuel et de toute évidence porteur d'un humanisme contemporain qu'il exprime par ses vidéos.

Harun Farocki

samedi 18 juillet 2009

D'impressions florentines

Ah les vacances, douces plages de méditations au soleil de la Toscane, sur les pas de Fra Angelico, Giotto, Simone Martini, Gozzoli, Bronzino, Lippi père et fils, Boticelli, Léonard, Ghirlandaio, Michel-Ange, Andrea Del Sarto, Pontormo, Da Fabriano, Rosso, Bruneleschi, Donatello, Masacio, Della Robia .... Bref, tous nos meilleurs amis italiens !


GhirlandaioRosso
Simone Martini
Masacio
Gentile Da Fabriano
Fra (défroqué!) Filippo Lippi

Donatello
Giotto
Sandro Botticelli
Benozzo Gozzoli
Fra Angelico (Cellule de Cosme l'Ancien)

Leonard
Pontormo