mercredi 20 octobre 2010

De la Cité, des minarets, des scooters en fourrière


Il nous a été donné à plusieurs occasions l'opportunité de défendre ici-même le droit des musulmans à disposer de lieux de culte, droit légitime étant donné l'importance du nombre de pratiquants en France. En défendant l'idée que la cité est au service des citoyens. Au service.

Alors, une petite mésaventure qui m'est arrivée hier m'a rappelé que nos édiles semblent avoir totalement oublié cette évidence.

En voulant partir au bureau, j'ai constaté que mon scooter n'était plus là où je l'avais laissé la veille. Vu le modèle et son état, je n'ai pas eu le moindre doute. Il ne pouvait pas s'agir d'un vol mais d'une fourrière.

Ha bon ? Et oui, je n'étais pas garé sur une place de 2 roues. Pas par malice ou défiance. Non, mais tout simplement parce qu'il n'y a que très peu de places réservées aux 2 roues dans mon quartier. Or, si vous habitez Paris, vous savez que la dégradation de l'état du traffic a conduit de nombreux citoyens à rouler en scooter en en moto. N'y voyez pas l'expression d'un individualisme forcené, ou de la nostalgie de films comme Easy Rider. Non. Il ne s'agit que de disposer d'un moyen de transport permettant de se déplacer simplement en Ile de France. En voiture, c'est devenu impossible. Passer 1 heure pour parcourir 10 kms n'est pas rare. Bref, le nombre de 2 Roues n'a fait que croitre au cours de ce 10 dernières années.

Que demande le citoyen à la municipalité, ou à la voirie ? Des places de stationnement.
Jusqu'à présent, il n'y en avait que très peu. Mais, rares étaient les PVs et encore plus rares les enlèvements.

Désormais, on sanctionne des gens qui n'ont pas les moyens logistiques de respecter les règles de stationnement. C'est inadmissible.

nm.

mardi 12 octobre 2010

Du dernier Woody Allen, "You will meet a tall dark stranger"


Le dernier Woody Allen, il est comment ? Déjà, il est là. Et c'est le signe du temps. Woody Allen est sans doute mon réalisateur préféré. Et qu'il fasse un film par an n'y est sans doute pas pour rien.

Ben oui. Quelle humilité. Il est réalisateur. C'est son métier. Alors, il écrit. Il caste. Il réalise. Il monte. Et recommence. Car sans doute a-t-il peur du néant. Ce néant qui le terrifie. Ce néant qu'il raconte. J'ai beaucoup de tendresse pour homme qui finalement ne se la joue pas artiste mais artisan. Le boulanger n'attend pas l'inspiration pour chaque matin se lever et vendre du pain frais. Il travaille. So does Woody.

Donc, après plus de 40 ans de carrière, ce bon Woody se lève chaque matin et pétrit son pain. Le témoin du temps qui passe. C'est bien.


Et ce Dark and Tall stranger ? Bon pain ? Pas mal. Une narration qui est très proche d'une écriture littéraire. Réussi. Un casting hyper réussi lui aussi. Mention spéciale à Anthony Hopkins, et à Antonio Banderas et à Naomi Watts et à Josh Brolin, bref à tous ! Moralité, le Woody sait drôlement s'y prendre pour monter un casting et diriger son monde.

Les thèmes ? Rien de neuf sous le soleil Allenien. La peur de la veillesse, de l'impuissance, l'absurdité des choix hédonistes, l'égoisme. Et l'amour de l'humanité dans sa fragilité, dans son aspiration au bonheur, dans ses difficultés à l'atteindre.

C'est pas mal ce film. Mais j'ai néanmoins une hypothèse. C'est que Woody Allen est trop timide. Trop timide par assumer totalement son propos. Et ses films, et celui-là en particulier, sont des toiles un peu impressionnistes, aux contours parfois flou. On sourie, on se laisse aller à des blagues, les scénarios s'égarent parfois, se perdent. Et la clé ? L'humanité.


nm.

dimanche 10 octobre 2010

De l'excellence de l'athlète


Quand le corps est une machine parfaitement maitrisée. Que le parcours des 20 kms de Paris est totalement en osmose avec le coureur. Que votre serviteur atteint la perfection.

Temps ? 02:01:19

Classement ? 15653 sur près de 22000 participants.

A nous deux Londres 2012 !

nm.

Du Clos des Sens à Annecy, chez Laurent Petit


Le blog d'Isaac s'est offert un petite virée en Savoie. A Annecy. Pour s'oxygéner, visiter l'exposition Samuel Rousseau que donne la fondation Salomon et ... se faire le Clos des Sens. 2 étoiles michelin et un menu végétarien qu'on se régalait de découvrir.

Bon, on fait les rabat-joies ? Le cadre n'est pas extraordinaire. Ca se voudrait élégant mais bon. Peut mieux faire.

Le service ? Pas mal. Bien pour un deux étoiles. La cuisine ? Intéressante. Un chef, Laurent Petit qui s'inscrit dans la lignée de Michel Bras. Il cultive son propre jardin, s'inspire de la cuillette du jour (champignons, fleurs des montagnes).

Le repas donc. 10 plats, 3 desserts. Une coupe de champagne et de l'eau pétillante. C'est léger. Parfaitement exécuté. Le timing (Dieu que c'est important) est parfait. C'est bon. C'est parfois appuyé pour garantir l'effet de surprise et jouer du spectaculaire. Mais il y a de vrais très bonnes choses. La salade qui se mange du bout des doigts. Le cèpe. Le risotto au concombre dont j'ai aimé les intentions.

Et les desserts à se pâmer chers lecteurs. A se pâmer. A se pâmer (il faut le dire !).

Bref : a ne pas manquer pour qui visite la région.

nm.

lundi 4 octobre 2010

De la rentrée littéraire, "Orphée décapité" de Anne Malherbe


Cette rentrée littéraire 2010 ressemble follement aux précédentes. Plus de 700 romans et plus de 200 nouvelles sont publiés. Des stars de l'édition comme Houellebecq ou Amélie Nothomb assurent leur fonction de blockbusters des ventes.
Alors ? Alors pour de la fraîcheur, on se tourne vers une maison d'édition qui renait de ses cendres : les nouvelles éditions Scala. Celle-ci crée l'évènement dans le milieu de l'art en proposant à des grands noms de la presse, du milieu universitaire et du monde des curateurs de publier des fictions autour d'un grand artiste et de l'idée de la vie dans son atelier.
Voilà bien un bien singulier concept me direz-vous !
Pour pimenter le tout, Nadeige Laneyrie-Dagen dirige cette collection. Pour les béotiens, Madame Dagen enseigne l'histoire de l'art à l'Ecole Normale Supérieure. Elle a publié l'un des succès de l'année 2009 avec ses "Détails vus au Louvre" aux éditions de La Martinière. Bref, ça envoie du bois. Madame la directrice de collection a donc sélectionné trois auteurs pour les premières publications qui sont en vente dans toutes les bonnes librairies depuis le 30 Septembre.

Pierre Wat, Anne Malherbe et Philippe Dagen (il aurait pas eu un piston ?).

Pierre Wat, professeur d'histoire de l'art à Paris-1 est un spécialiste du romantisme et auteur d'un Turner très remarqué. Il publie ici "Les Nymphéa, la nuit" mettant en scène Monet.

Philippe Dagen, professeur d'histoire de l'art à Paris-1 est un ogre. Figure hyper respectée (et crainte) de la scène intellectuelle parisienne, le monsieur tient la rubrique du Monde depuis plus de vingt ans. Boum. Il publie ici "L'australien" autour de Gauguin.

Et la benjamine, Anne Malherbe. Normalienne, curatrice remarquée, elle collabore depuis plus de 4 ans à artpress, la très respectée revue dirigée par Catherine Millet. Anne Malherbe est directrice de collection auprès de la maison d'édition Ides et Callendes et est l'auteur de plusieurs monographies et essais.


Orphée décapité, donc. Premier récit romanesque de la demoiselle. Qui nous plonge au coeur du Paris du second empire. Un récit qui met en scène Gustave Moreau, aux prises avec la création de son Orphée, aux prises avec la modernité naissante, aux prises avec lui-même et avec deux femmes qui trouvent dans son atelier un magnifique champ de bataille. Le livre est très réussi. suspendu hors du temps, hors des modes. La Malherbe se joue des conventions, des habitudes des lecteurs du XXIe siècle et en amoureuse de Gracq, de Proust et de la belle langue, elle balance une prose en apesanteur. Magnifique écrin à une intrique tout en retenue. Une intrigue qu'on pourrait croire désuète mais qui est véneineuse à souhait et légère à légère à la fois.

Et la jeune auteure s'empare du récit pour faire partager son amour de Paris, en nous prenant par la main et en guidant le lecteur à Belleville, aux Jardins des plantes, dans la nouvelle Athènes. Un Paris en pleine mutation, comme l'art de cette seconde moitiée du XIXe siècle. Et l'auteure ne se prive d'ailleurs pas d'émailler son récit de réflexions passionnantes sur ces mutations et sur le sens de celles-ci.

Bref, c'est beau. C'est cultivé. C'est intelligent. C'est psychanalitique. Une Arthur Schnitzler version 2010.

nm.

samedi 2 octobre 2010

Des hommes et des dieux

« D’habitude un film comme ça, c’est au Rialto sans clim avec 3 personnes dans la salle et sans popcorn, sinon tu les fais fuir (les 3 personnes) »

C’est vrai que un million et demi de spectateurs qui se déplacent pour voir des hommes et des dieux, c’est beau. C’est beau comme Lambert Wilson, juste comme il faut, me souffle ma voisine. C’est beau aussi comme le questionnement profond qui parcourt tout le film : être fidèle à ses valeurs ou les contourner, tenir son point d’encrage ou céder sous les vagues, être dans la vie ou la mort.

Xavier Beauvois filme au plus près ces hommes qui s’interrogent, doutent, et finalement construisent leur humanité. Où l’on voit la liberté de choisir et la difficulté de construire un choix avec lequel être en paix.

Comme rarement, le réalisateur prend son temps pour montrer les sentiments complexes qui naissent de nos âmes, les mouvements de nos cœurs entre résignation, effroi, sérénité, fraternité. Les visages sont filmés avec patience et l’on y voit passer comme les ombres de ces élans intérieurs. La scène du dernier repas est certainement l’un des plus beaux hymnes à notre humanité.

On regrettera toutefois que le film ne tienne pas ce projet jusque la fin. Dans les dernières minutes, les visages se ferment et la caméra, subissant l’action, ne va plus au delà des apparences. Pire à nos yeux, elle abandonne le point de vue intérieur des protagonistes et la joie de résider dans la vérité, pour laisser place au sentiment extérieur de drame et de souffrance. Alors que l’interrogation récurrente du martyr y est passionnante, le film semble conclure trop rapidement. Pourquoi ne pas avoir pris le temps ?

Dommage donc, mais le corps de cette œuvre reste une merveilleuse nourriture pour nos esprits. Et puis trop d’bol, y’avait des m&m’s. Alleluia.

df et cd.

mardi 28 septembre 2010

De la discrimination, de la Halde, de Jeannette Bougrab


Voilà une question qui revient sans cesse. La discrimination. Existe-t-elle ? Envers qui ? Comment se manifeste-t-elle ?

Une chose est sure. La discrimination se manifeste sans aucun doute au moins par la création de la HALDE, la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Elle se manifeste également par les persiflages tous azimuths des observateurs.

Alors, le Blog d'Isaac a enquêté chers amis. Pas une enquête scientifique. Ni exhaustive. Juste une enquête totalement imparfaite. Mais qui s'efforce d'être juste. La discrimination au travail.

Il est important d'être juste, de ne pas convoquer les passions pour aborder un sujet comme celui-là. Nous le serons ici. Nous avons donc interviewé deux personnes. Qui ont plus de 10 ans d'expérience professionnelle. 20 ans à deux. Passées dans différentes sociétés. Une multinationale américaine, un grand groupe industriel français, une société de service européenne.

Ont-ils été témoins de discrimination envers les femmes ? Pas une seule fois.

Ont-ils été témoins de discrimination envers des "groupes éthniques" ou des étrangers ou des membres d'une communauté religieuse ? Pas une seule fois.

Ont-ils été témoins de discrimination envers des personnes gays ou transexuelles ? Pas davantage. Une transexuelle a d'ailleurs été recrutée par l'un de nos interviewé. Pas le moindre problème.


Seuls comptes les performances. Le sens du travail en équipe. Importe peu qu'on soit bourguignon, ou belge, libanais, chilien, pédé, parisien, juif, ou amateur de starcraft.

Bien sur, certaines situations peuvent être perçues comme discriminatoire : un salarié qui est longtemps absent de son poste, parce que malade, atteint d'un cancer par exemple a peu de chance de bénéficier d'une promotion ou d'une augmentation. Non pas qu'il ne le mérite pas. Mais la vérité, c'est qu'il n'a pas pu démontrer ses capacités en raison de son absence. Tout simplement. Il en est de même des femmes qui s'absentent lors de naissance d'enfants. Ce n'est que ça.

Nous sommes conscients que nous parviendrons pas à convaincre. Mais c'est un fait.

Pour être tout à fait complet, il nous faut néanmoins préciser qu'un type de discrimination existe effectivement. L'âge. Il ne fait pas bon vieillir. Vous avez plus de 30/35 ans ? Difficile de se faire recruter comme ingénieur d'étude. Vous avez plus de 50 ans ? Vous pouvez être sur qu'on pense fortement à vous envoyer en pré-retraite.

Quant à la HALDE, et bien, elle offre au moins un poste en or massif à Jeannette Bougrab, membre de l'UMP de 37 ans à qui le pouvoir a confié une institution au budget de près de 12 millions €.


nm.

lundi 27 septembre 2010

De l'hypothèse Fillon, le sauf-conduit de la droite républicaine


Pour prendre la mesure de l'évolution subtile mais nette de sa posture, il vous faut prendre le temps de (re)voir le sujet consacré à Matignon diffusé par France 2 dimanche à 13H15.


Alors ? Pas mal, François lorsqu'il décide à sa manière de monter au créneau non ?

1. Nicolas Sarkozy n'est pas mon mentor : nous sommes des alliés. Et toc !

2. Matignon est une tour de controle indispensable à la conduite de la politique française. Et retoc !

3. Les sondages sont bons pour moi ? C'est pourquoi je m'efforce d'avoir une posture qui réponde à cette attente des français : avoir un comportement digne, humble, un mode de communication discret mais franc. Et retoctoc. D'autant plus subtile cette remarque, que Fillon nous dit texto que il tient compte de sa popularité et qu'avec conscience il travaille à la cultiver. héhéhé.

4. Je ne suis pas un fan de l'improvisation. C'est pourquoi j'écris la plupart de mes interventions. Je souhaite être précis et respectueux dans ma communication. Et reretoctoctoc. ça pique là.

5. Après Matignon ? Pas question de reprendre une vie de simple parlementaire. Il me faudra me trouver de nouveaux challenges. Après avoir occupé de telles responsabilités, il ne peut en être autrement.


Bon. Intéressante cette interview. Fillon pourrait bien être le champion de la droite en 2012. Car le président pourrait être totalement carbonisé d'ici là. Encore fallait-il qu'il pose les balloches sur la table ? C'est fait merci.

Il est le plus populaire des hommes de droite dans l'opinion et il est extrèmement populaire parmi les parlementaires UMP. Voilà deux bonnes raisons de pouvoir monter au créneau.


nm.

samedi 25 septembre 2010

Du petit journal de Yann Barthès


Depuis deux ou trois ans maintenant, le petit journal de Yann Barthès (version people ou pas) constitue en quelque sorte le nouveau visage de l'humour Canal. La réincarnation de l'esprit Canal, impertinence et intelligence, étendard qui fut jadis porté par les Nuls.

Canal.
Donc.
Plus branché que tradi,
plus urbain Houellebecq que classique Pétrarque,
plus à gauche qu'à droite,
plus caviar et porsche que Rillette et Peugeot,
plus Paul Smith et Dior Homme que Dormeuil et Weston,
plus cynisme que rire.

Yann Barthès a 20/20.
Et son petit journal aussi. Qui est notamment célèbre pour sa capacité à traquer les multidiffusions des discours du président Sarkozy. A savoir, faire des petits montages où on se rend compte que notre président rabache les mêmes discours. Bon à première vue, c'est amusant. Comme tout le petit journal du reste. Mais en y réfléchissant, ça ne casse pas trois pattes à un canard. S'agit-il d'une nouvelle forme de journalisme ? Ho que non. Tous les professionnels du monde rabachent le même discours. Le guichetier de la banque. La vendeuse de la boulangerie, le PDG d'un grand groupe High-Tech face à ses actionnaires, un recruteur de société de services en entretien de recrutement, un chanteur qui chaque soir fait le même tour de chant, etc., etc., etc.

Humm, moralité (petite), de ce (petit) article. Yann Barthès est, j'en suis convaincu, très surestimé.

Na.

nm.

mercredi 22 septembre 2010

De la revue de presse du 21/09/2010 : bonnet d'âne pour le Figaro !


En couv' du Figaro et Nous : "Nouveau sauvetage pour la Chapelle Sixtine".

Un article qui nous informe sur les futurs chantiers qui vont être lancés pour préserver les fresques de Michel-Ange des conséquences de l'extraordinaire fréquentation de la chapelle.

Intéressant ? Bien entendu.

Sauf que Le Figaro passe sous silence les fresques de Boticelli, du Pérugin, Ghirlandaio, Luca Signorelli, de Cosimo Rosseli. Pas très élégant de passer sous silence les oeuvres du quatrocento !

Et , honte à vous messieurs du Figaro, pour illustrer cet article, vous avez choisi une photo de l'incendie du Borgo : fresque qui n'est pas dans la chapelle sixtine mais dans la chambre de l'incendie du Borgo, et qui est l'un des chefs d'oeuvres de ... Raphaël.
Raphaël la venusta, versus Michelangelo la terribilita. C'est confondre Mélanchon avec Coppé.

Bouuuuuu.

nm.

mardi 21 septembre 2010

De la ballerine Repetto - les classiques féminins (1)


J'ai longtemps cru qu'il n'y avait aucune différence, qu'entre la ballerine lambda (plate, bouts ronds, petit noeud) et la ballerine Repetto, c'était seulement une question de marque.
Même à la danse, on nous faisait éviter les chaussons Repetto.
Bref, je les ai toujours snobés.
Et puis voilà que cet été, flânant désoeuvrée dans un Paris désert, et m'étant tout juste décidée à mettre à la poubelle deux paires de ballerines (des Agnès b. qui, soit dit en passant, ont impeccablement tenu pendant des années), je passe devant Repetto.
Tiens, pourquoi pas entrer? J'avise en effet une paire en daim bleu qui pourrait bien aller avec mes tenues du moment.
J'essaie.
Et là, miracle.
La ballerine Repetto, ce n'est pas une chaussure, ce sont des chaussons! Je retrouve toute les sensations: celle du cuire ultra souple et de la semelle qui épousent les mouvements du pied. La couture est aussi celle de chaussons de danse.
On s'y sent hyper bien, le pied parfaitement gainé. En fait, on a quasiment l'impression de ne rien porter.
Et puis, autour de moi, j'observe les tutus, ceux à plateau et ceux en chou-fleur (pour les tout petits rats), les pointes en satin rose, les chaussures pour les "danses de caractère" ...
La musique de fond, c'est le Chopin arrangé spécialement pour les battements et les entre-chats qu'égrainent tous les cours de danse.
Du coup, j'en ai pris deux paires.
Et la semaine d'après, une troisième paire!

— Le service est impeccable, et les chaussures, parfaitement emballées dans du papier de soie rose et rangées dans une jolie boîte qu'on n'a pas envie de jeter.

NB: elles sont cependant fragiles: demandez au cordonnier de les renforcer avec une semelle en crêpe la plus fine et la plus souple possible.

Am.

dimanche 19 septembre 2010

De manger du vitello tonato à Paris, Maison Davoli, dans le septième arrondissement


Mettons en scène cette note culinaire. Florence 2009. Sur les rives de l'Arno, votre serviteur déjeune dans une petite trattoria hors des sentiers touristiques. Florence est une ville où, en dépit du tourisme intense, on mange encore très bien.

Une petite trattoria disais-je. Sur les conseils d'une camarade qui m'avait fait le plaisir de partager ce déjeuner, et très au fait de la cuisine italienne, je commande du "vitello tonato". Drôle de bête : du veau, et de la mayonnaise, et du thon, et des câpres et de la grâce.

On se le dit : le coup de foudre absolu. Le vitello tonato incarne pour votre serviteur la beauté de la cuisine italienne.

Mais dieu que c'est difficile d'en manger à Paris. Alors, un petit conseil. Rendez-vous chez Davoli, le traiteur italien du 34, rue Cler. Attention toutefois. Le vitello tonato n'est pas toujours proposé, aussi il faut s'armer de patience. N'hésitez donc pas à consulter leur carte régulièrement pour ne pas manquer l'occasion de vous régaler.


nm.

mardi 14 septembre 2010

Des légumes bio surgelés Carrefour, courte note




Que nous est-il passé par la tête ? Commander sur ooshop.com des légumes surgelés, une poêlée champêtre bio Carrefour ...

Verdict ? Dégueu. Et, n'y voyez aucune snobinarderie. Mous, humides, flasqueux et avec un arôme rare de plastique. Fantastique.

nm.

De Takashi Murakami, Versailles et l'art cont', Part 2



Mea Culpa !


Encore me direz-vous ? Et oui, encore. A la rédaction du blog d'Isaac, on sait reconnaitre ses erreurs d'appréciation.


Aillagon et Le Bon avaient donc raison de programmer Murakami à Versailles, car à lire les commentaires qu'on peut trouver dans la presse, écouter les commentaires des uns et des autres (anonymes ou professionels), il faut croire que cette exposition fait l'évènement et que tous ont été frappés par une amnésie générale. Scandale : ça buzze !

Plus personne ne semble se rappeler de l'exposition Koons. En effet, les indignations, la couverture médiatique, les questions posées : tout est strictement identique aux débats ouverts lorsque l'artiste pop américain avait posé ses balloon dog et autres sculpture kitsh de Michael Jackson au chateau.

Bon. Rendez-vous l'année prochaine pour l'exposition Keith Haring à Versailles.

nm.

dimanche 12 septembre 2010

De Thoumieux, restaurant dans le septième arrondissement de Paris


Bingo. Enfin, une table. Il faut réserver cher lecteur pour avoir la moindre de chance de s'assoir sur les banquettes de la neo-brasserie de Jean-François Piège et de Mister Costes.

Déco réussie. Ambiance année 20 qui, Dieu merci, ne s'embarrasse des excès de mauvais gouts loungien qui signe la déco des Costes. A dire vrai, ce restaurant n'a pas grand chose d'un Costes. Et peut-être parce que là, il s'agit d'une association, d'un projet co-produit avec Jean-François Piège donc, l'ancien chef du Crillon, deux étoiles michelin.

Le monsieur souhaitait tourner le dos à une cuisine de haute-gastronomie qu'il considère comme une impasse en reprenant Thoumieux, vieille institution du 79, rue St-Dominique.

Est-ce bon ? C'est top. Et c'est raisonnable quant aux honoraires (tiens, ça fait plaisir). Une cuisine qui donne le sourire et dont on se souvient. Une assiette qui rigole, c'est plutôt agréable. De l'amuse bouche au dessert, parfait.

Une fausse note cependant, proposer au verre un côte du rhone blanc sans aucun intérêt n'a ... aucun intérêt.

Vite, prenez le téléphone et réservez-vous une table, c'est vraiment magnifique.

nm.

De thé vert japonais, courte


Dimanche. Une note courte à l'attention des amateurs de thé et de ceux qui pourraient le devenir. Vous aimez le thé vert japonais et recherchez un grand cru ? Le blog d'Isaac vous recommande de vous ruez yeux fermés et papilles grandes ouvertes sur les récoltes primeurs d'Ichibancha, et particulièrement sur le Fujinomiya Sincha. Une merveille d'arômes d'herbe fraichement coupée, de saveurs marines et de notes sucrées.

A retrouver au printemps au Palais des thés.

nm.

vendredi 10 septembre 2010

De le réforme des retraites ? Du déficit budgétaire ? Du personnel politique ? Courte note


Déficit budgétaire 2010 : 116 milliards €

Déficit du régime des retraites 2010 : 32 milliards €

"C'est guignol, c'est guignol !"

nm.

mercredi 8 septembre 2010

De la rentrée des galeries parisiennes 2010, du coté de chez Templon, de la réforme des retraites


Cette semaine marque la rentrée progressive des galeries parisiennes. Parmi les choses vues, on signalera 1 exposition. J'entends encore d'ici, Templon ? Encore lui ? Et oui, Templon encore oui ! Et croyez moi, les deux artistes présentés dans ses espaces de la rue Beaubourg et de l'impasse Beaubourg sont remarquables.

On ne signalera pas Caro, qui est une star et dont les oeuvres présentées sont à la hauteur de l'attente qu'un homme comm lui peut susciter : by the way, le monsieur a 86 ans et il envoie du bois. Un vrai espoir pour les réformes des retraites à venir.

En revanche, qui connaissait Anju Dodiya ? Une artiste indienne de 49 ans, dont on voit ici la première exposition en France. C'est magnique. Une série d'oeuvres sur papier grand format, inspirées de la tradition classique des estampes japonaise où l'artiste est un samourai qui combat face à son inspiration dans son atelier. Courez-y. Et s'y vous voulez vous offrir une de ces oeuvres il vous en coutera autour de 40 000 €.

nm.

mardi 7 septembre 2010

De Takashi Murakami, Versailles et l'art cont'


L'histoire a commencé en 2008. Jeff Koons à Versailles. Exposition choc de la rentrée curatée par le patron de Pompidou Metz, Laurent Le Bon, et organisée du président souverain du domaine de Versailles, l'ancien ministre de la culture et collaborateur de François Pinault (Vous me suivez ? Pinault, Koons ...) : Jean-Jacques Aillagon.

Bref, pas de hasard si le choix des deux compères s'était alors tourné vers Jeff Koons, la méga star des enchères : on était sur que cette expo ferait parler d'elle car elle mélait tous les ingrédients d'une production hollywoodienne. Louis XIV, Versailles, les scultupture neo-pop archi kitsch de Koons. Boom. Polémique sur le mélange des genres. Sur l'artiste américain. Sur le sens d'une expo comme celle-ci.

Mon avis ? Une bonne expo. Franchement pas dégueu. Bien même, très bien.

Et rebelote l'année dernière. Avec un artiste français, Xavier Veilhan qui a une particularité assez unique. Attention, je vais être un peu vachard. Ses oeuvres sont bien mieux en photo qu'en réel. D'où ... Je suis pas allé voir cette exposition. Et, il y avait un petit coté art business qui semblait s'installer. Une habitude de promouvoir les artistes mainstream, ambiance, on fait la couv' de Beaux Arts Magazine. Or, ici, on est plutôt "art press" ... donc.

Et bam de chez rebelote. Cette année Murakami. Pour le coup, j'aime bien. Mais fracnhement c'est la même histoire que Koons non ? Elle ne raconte plus rien cette initiative.

Alors on saluera la constance de faire découvrir l'art contemporain, mais tout de même, notre ami Le Bon aurait pu se fouler davantage. On ira ? Peut-être. Versailles c'est loin.

nm.

lundi 6 septembre 2010

De l'exposition Dynasty, part 2, et le gagnant est ...







... Guillaume Bresson.

A couper le souffle. On reconnaitra les influences intelligemment assimilées du Caravage et de Piero della Francesca. Contemporain, tonique, beau, signifiant.

nm.

dimanche 5 septembre 2010

De Eric Woerth, Liar Liar


Encore et encore cette affaire qui semble ne pas pouvoir s'épuiser, allant de révélations en coup de théatre. Les zones d'ombres sont immenses, nombreuses, mais au cours de ces 2 deniers jours nous avons au moins aquis une certitude. Eric Woerth n'est peut-être pas à ce jour "accusable" de quoi que ce soit au regard de la justice, mais c'est un menteur.

J'ai personnellement des amis qui travaillent comme commerciaux dans des sociétés de services. Aussi, ai-je solliciter leur avis dès le début de cette affaire : Woerth est-il celui qu'il voudrait qu'on pense qu'il soit ? Leur réponse d'expert : négatif. Ce type là ment. Par négligence, insoucience, facilité, que sais-je encore ... mais en tout cas, il ment.

Jusqu'au 2 septembre, rien ne permettait de confirmer ces avis d'expert. C'est dorénavant chose faite. Il a écrit deux lettres pour demander la légion d'honneur pour le compte de Monsieur De Maistre. Qu'il déclarait il y adeux mois ne pas connaitre.

Et en bon menteur convaincu qu'il ne fait que s'arranger très légèrement avec la vérité, même totalement démasqué, il persévère.

Une amie m'a dit assez justement, Eric Woerth n'a pas d'honneur. Le fond de l'histoire c'est ça. Il est sans doute compétent. Mais il n'a pas d'honneur.

samedi 4 septembre 2010

Des Roms, petite note de droite


Allez, une petite note bien de droite, histoire de bousculer les bonnes gens en cette journée de manifestation anti dérive sécuritaire et anti je ne sais trop quoi.

Me voilà donc en scooter place de la concorde. Et il se trouve que mon pare-brise est pêté. Et voilà que des roms se pointent pour astiquer les vitres et les pare-brises des véhicules au feu rouge. Ambiance ils demandent pas votre avis et aspergent le tout avec un putain de détergeant dégueulasse. Et bien un de ces crétins n'a rien trouvé de mieux que de vouloir s'en prendre à mon scooter au pare-brise cassé, je le rappelle. Lui demandant de s'arrêter, le type continue, agressif. Et finalement cesse son numéro mais s'approche menaçant de ma petite personne. Non mais, ça ne va pas Johnny ou quoi !

Alors oui, je suis favorable à l'expulsion des Roms de la place de la Concorde.

nm.

De trouver du bon saumon fumé à Paris, dans le septième arrondissement, courte note


Ha voilà un produit qui a été rendu ultra accessible tandis que jusque dans les années 80, il incarnait encore une sorte de luxe rare pour le commun des papilles.

Et donc, le saumon fumé a investi les rayonnages des supermarchés, puis des hyper-marchés. Et plus il devenait accessible, plus on le consommait régulièrement, plus on s'éloignait gustativement d'un produit qui est exceptionnel. Si bien qu'il n'en reste plus grand chose.

A moins de tourner le dos au sous-vide cher lecteur. Basta le sous-vide.

Deux adresses pour se rappeler comme le saumon fumé peut être vraiment magnifique : le saumon irlandais Bio de chez "Davoli", 34 rue Cler et le saumon 'standard' du poissonier de cette même rue cler, "La Sablaise", au 28. Adresse d'autant plus recommandable que l'établissement fournit l'Arpège (que ça reste entre nous).

nm.

mercredi 1 septembre 2010

De Feydeau et Xavier Bertrand


Ha Feydeau ... Ses pièces sont vraiment à mourrir de rire. Des situtations totalement rocambolesques, des personnages improbables, des chassés croisés qui hissent le boulevard au rang d'un art de tout premier ordre.

La dame de chez Maxim
Le dindon
On purge Bébé
Un fil à la patte ...
Vraiment irrésistible ce Feydeau.

Et bien depuis Lundi, me voilà rassuré. Le grand Georges a enfin un héritier contemporain : Xavier Bertrand. Sa dernière farce est aussi improbable que les scénarios incroyable de son illustre modèle.

Ce bon Bertrand nous a nommé Dominique Dord au poste de trésorier de l'UMP pour remplacer Eric Woerth. Un ancien de L'Oréal dont la belle-mère est voisine de Patrice de Maistre et qui a lui aussi son propre micro-parti.

Ca ne s'invente pas tout de même !!

nm.

De Otis, Schindler et Eric Woerth


Le renvoi d'ascenseur. La collusion. Les affinités qui ne devraient pas avoir droit de cité dans une démocratie moderne.

Woerth, je le répète, pas sur qu'il soit coupable de quoi que soit aux yeux de la loi (modulo le service d'enveloppe qu'il sera bien diffiile d'éclaircir). Pour le reste, les amitiés et les collusions sont plus qu'avérées. L'Express en révélant que l'actuel ministre des affaires sociales a lui-même rédigé la lettre de recommandation d'attribution de la légion d'honneur à De Maistre le prouve une fois de plus.

Mais que faut-il de plus au président et au premier ministre pour mettre fin à ce cirque et remplacer au plus vite Woerth : il est foutu, il est foutu. Ce sont des choses qui arrivent. Passons maintenant à la finalisation de la réforme des retraites.
nm.